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 <title>Atout Pigeon, plus de colombophilie avec Sébastien Sabattini</title>
 <subtitle><![CDATA[Colombophilie : Pigeon venu des Antilles colombophiles : colombophile, colombophilie et pigeon voyageur sur un même site Atout Pigeon. Découvrez l'actualité mondiale colombophile mais également des études techniques sur le pigeon voyageur.]]></subtitle>
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 <updated>2013-05-25T14:27:50+02:00</updated>
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   <title>La propolis en colombophilie, boostez naturellement la vitalité de vos champions</title>
   <updated>2013-05-16T14:04:00+02:00</updated>
   <id>http://www.atout-pigeon.com/La-propolis-en-colombophilie-boostez-naturellement-la-vitalite-de-vos-champions_a4149.html</id>
   <category term="Secrets, astuces et révélations colombophiles" />
   <photo:imgsrc>http://www.atout-pigeon.com/photo/art/imagette/5503357-8209119.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-05-19T01:00:03+02:00</published>
   <author><name>Sébastien Sabattini</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div><b>J'ai découvert la propolis dans les produits vitalisant vendus dans ma pharmacie</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/5503357-8209119.jpg" alt="La propolis en colombophilie, boostez naturellement la vitalité de vos champions" title="La propolis en colombophilie, boostez naturellement la vitalité de vos champions" />
     </div>
     <div>
      Lorsque je travaillais comme responsable à la Pharmacie Renaison de Basse Terre en Guadeloupe, j'ai eu la chance d'avoir une pharmacienne propiétaire de l'officine qui m'a légué la gestion des produits parapharmaceutiques pendant qu'elle s'occupait de la partie purement médicament. Cette expérience m'a permis de développer des connaissances sur les produits naturels les plus utilisés dans les laboratoires et dégager quelques petites perles naturelles que l'on trouve et transforme facilement et qui pourrait bien faire de vos pigeons, des athlètes moins malades et plus vitalisés que ceux de vos concurrents, c'est le cas du <a class="link"  href="http://www.atout-pigeon.com/Le-vinaigre-de-cidre-le-secret-des-champions-colombophiles_a3697.html">vinaigre de cidre</a> mais aussi de celui de <strong>la propolis</strong> que nous allons étudier aujourd'hui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La propolis médicament naturel de l'homme depuis la nuit des temps</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/5503357-8209120.jpg" alt="La propolis en colombophilie, boostez naturellement la vitalité de vos champions" title="La propolis en colombophilie, boostez naturellement la vitalité de vos champions" />
     </div>
     <div>
      Le mot <em>pharmacie </em>vient en autre d'une expression latine mais laissez moi vous conter cette petite histoire. <br />   <br />  Il y a fort longtemps, les moines cherchaient dans la nature des éléments pouvant servir à les soigner ou leurs améliorer la santé sûr que Dieu avait dissiminé ici ou là des trésors qu'il ne restait juste qu'à découvrir. Ils tenaient un grand livre dans lequel il notait le lieu de découverte de leurs plantes, la façon de la préparer et l'efficacité, c'est ainsi qu'ils ont jouïe très tôt des vertues du café, plante qui, donnée avant les célébrations de l'après midi, tenait éveillé les moines là où d'habitude ils luttaient contre la somnolance... <br />   <br />  Sur leur livre des produits ils notèrent&nbsp;<em>Bona Fama</em> pour dire que le produit trouvé était de <em>bonne renomée</em>. Une <em>recette de bonne femme</em> était alors une <em>recette de bonne renommée</em>, son sens aujourd'hui s'est inversé dans les turpitudes de la langue françaises. <br />   <br />  J'aime la pharmacie quand elle ne se fait pas plus commerciale qu'elle ne doit, et je fais confiance à nos ancêtres qui avait un sens du discernement pratique plus développé que le notre et donc, quand je vois sur une boite un produit naturel, je cherche auprès des anciens la vérité sur son efficacité. <br />   <br />  Dans tous les grimoires magiciens, livres d' anciens médecins du monde, écrits romains, de la civilisation grecque ou égyptienne, tous les livres de bona fama de moines, on trouve la propolis !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Qu'est ce que la Propolis ? origine et composition</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/5503357-8209166.jpg" alt="La propolis en colombophilie, boostez naturellement la vitalité de vos champions" title="La propolis en colombophilie, boostez naturellement la vitalité de vos champions" />
     </div>
     <div>
      La propolis est un produit naturellement conçu par les abeilles. C'est la matière qui sert à boucher leur alvéoles dans la ruche avec comme résultat de protéger l'intérieur de la ruche des maladies, démontrant sans ambiguïté son interêt thérapeutique. <br />   <br />  La récolte par les abeilles de la propolis se fait directement auprès de certains végétaux sur lesquels elles captent des matières végétales cireuses que les abeille ouvrière apporte aux abeilles maconnes pour la protection des alvéoles.&nbsp; <br />   <br />  Biochimiquement, la propolis est riches de centaines de composants mais nous pouvons résumer cela en distinguant 5 groupes : de la résine, de la cire, des huiles essentielles, du pollent et des matières diverses telle que acides organiques, vitamines flavonoïde et autres oligo-éléments. <br />   <br />  Les habitués de l'utilisation des plantes et produits naturels le savent, je le dit donc pour tous les autres, aucun produit naturel n'est comparable, un extrait de propolis faite en juillet dans un coin de France ne sera pas le même qu'une autre en août dans un autre coin du monde, il y a des milliers de compositions de Propolis mais ce n'est pas très grave, toute ont été faite par nos petites abeilles et la nature n'aime pas l'inutile, je souligne juste que certaines récoltes seront plus efficaces et performantes que d'autres. <br />   <br />  Avant d'engager des études de pharmacie à la faculté de Pharmacie Médecine de Besançon, j'ai passé un bac de Chimie (F6 à l'époque), je ne me retiens pas de vous en dire un peu plus sur la composition chimique cette fois ci de la propolis puisque mes collègues ont trouvé à l'intérieur :&nbsp; <br />  <div>  	&nbsp;</div>  <ul>  	<li class="list">  		Acide cinnamique<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>C9H8O2<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>anti-septique et anti-fongique</li>  	<li class="list">  		Acide p-Cumaric<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>C9H8O3<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>anti-oxydant</li>  	<li class="list">  		Acide caféique<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>C9H8O4<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>anti-oxydant</li>  	<li class="list">  		l'Artepillin-C qui appartient à la famille des Phenyl Propionates, comme l'anti-inflammatoire Ibuprofen. - Des clerodane diterpenoides. - Des phényl ester, comme la Cafeic Acid Phenyl Ethyl (CAPE). - du ptérosilbène</li>  	<li class="list">  		Acide férulique<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>C10H10O4<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>Anti-inflammatoire</li>  	<li class="list">  		galangine</li>  	<li class="list">  		apigenine<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>C15H10O5<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>Mutagene</li>  	<li class="list">  		luteoline</li>  	<li class="list">  		kaempferol<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>C15H10O6<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>Flavonoide</li>  	<li class="list">  		pinocembrine<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>C15H12O4<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span></li>  	<li class="list">  		pinobanksine<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>C15H12O5<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>Antioxydant</li>  	<li class="list">  		quercétine<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>C15H10O7<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>anti-oxydant, anti-inflammatoire et antihistaminique</li>  	<li class="list">  		pinostrobin<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>C16H14O4<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span></li>  	<li class="list">  		sakuranetine<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>C16H14O5<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>Antifongique, Antimutagène</li>  </ul>  <div>  	<ul>  		<li class="list">  			vanilline<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>C8H8O<span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"> </span>Antioxydant</li>  		<li class="list">  			l'Artepillin-C qui appartient à la famille des Phenyl Propionates, comme l'anti-inflammatoire Ibuprofen.</li>  		<li class="list">  			Des clerodane diterpenoides.</li>  		<li class="list">  			Des phényl ester, comme la Cafeic Acid Phenyl Ethyl (CAPE).</li>  		<li class="list">  			du ptérosilbène&nbsp;</li>  		<li class="list">  			et j'en passe ....</li>  	</ul>  	<div>  		Le déballage de cette science ne sert qu'à une seule chose : vous démontrer que l'on parle d'un produit naturel très complexe et éteindre ainsi les foyers allumés ici ou là parlant de simple boules de résines et de baumes.</div>  </div>   <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quelles sont les vertus de la Propolis ? A quoi cela peut servir ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/5503357-8209193.jpg" alt="La propolis en colombophilie, boostez naturellement la vitalité de vos champions" title="La propolis en colombophilie, boostez naturellement la vitalité de vos champions" />
     </div>
     <div>
      La propolis est avant tout un <strong>antibiotique</strong> mais c'est aussi  <ol>  	<li class="list">  		un <strong>stimulant des défenses immunitaire</strong> grâce aux flavonoïdeset phénols</li>  	<li class="list">  		un <strong>puissant anti oxydant</strong> grace à la provitamine A donc lutte contre le vieillissement des cellules</li>  	<li class="list">  		un produit de <strong>lutte préventive contre les maladies</strong> mais à la différence des antibiotiques que nous connaissons sans effets secondaires</li>  	<li class="list">  		un produit de <strong>lutte contre les parasites et les champignons</strong>, cette matière aseptise la ruche depuis la nuit des temps, ce n'est pas par hasard.</li>  	<li class="list">  		un produit qui possède des vertues <strong>antalgiques</strong> (anti douleur) et <strong>anti inflammatoires</strong></li>  </ol>   <br />  Voici les vertues que les scientifiques ont prouvés mais on parle également d'un produit miracle de <a class="link" href="http://cancerpreventionresearch.aacrjournals.org/content/5/5/788.abstract?sid=2bbfe738-0d3d-48a0-b499-18d85aefa20b" target="_blank">lutte contre le cancer</a>  et d'autres possibilités d'adaptation. <br />   <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Si c'est bon pour moi, c'est bon pour vos pigeons</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/5503357-8209228.jpg" alt="La propolis en colombophilie, boostez naturellement la vitalité de vos champions" title="La propolis en colombophilie, boostez naturellement la vitalité de vos champions" />
     </div>
     <div>
      Un tel produit <u>sans effets secondaires</u> va tout naturellement devenir <strong>une arme de bonne santé pour votre pigeon</strong>, la propolis n'est pas un traitement, on peut la donner toute l'année à ses pigeons en traitement préventif basique bien que certains avis sur des sites colombophiles diffèrent du mien (par exemple Steven van Breemen dont le texte sur la vitalité avoue une utilisation de la propolis mais en courte cure, ou encore sur le site de la fédération française de colombophilie)&nbsp;, je pense qu'ils voient la propolis comme un traitement ponctuel de peur des effets secondaires sans vraiment avoir étudier ... qu'il n'y en a pas ! <br />   <br />   <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour la récolte et le dosage de la Propolis pour votre colombier</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/5503357-8209265.jpg" alt="La propolis en colombophilie, boostez naturellement la vitalité de vos champions" title="La propolis en colombophilie, boostez naturellement la vitalité de vos champions" />
     </div>
     <div>
      Je prône un usage collectif tout d'abord. Pour obtenir de la propolis, il vous faut soit allez voir un apiculteur pour aller la grater sur la ruche ou qu'il vous la vende, soit en acheter déjà toute préparée en poudre. (cela coûte assez cher mais on en utilise peu) <br />   <br />  Certains on publier des recettes, je reste cohérent, toutes les propolis sont différentes, il n'y donc pas une recette mieux qu'une autre, à vous de faire vos tests comme d'habitude mais voici tout de même le mode opératoire le plus facile à mettre en oeuvre. <br />   <br />  La propolis récoltée à la ruche continent des éléments que nous cherchons à éviter, on va donc essayer ad'avoir une propilis la plus pure possible.  <ul>  	<li class="list">  		Acheter de l'alcool à 90°C en pharmacie</li>  	<li class="list">  		Faite macerer votre propolis pendant 1 mois à la protection de la chaleur et du soleil</li>  	<li class="list">  		Puis filtrer pour receuillir de la propolis pure</li>  	<li class="list">  		utiliser 5 gouttes de propolis dans un litre d'eau pour distribution</li>  </ul>  Pour ma part, je n'aime pas trop l'utilisation de l'alcool dans ce processus, je vous conseille donc de l'acheter en poudre et de l'utiliser par exemple mélanger à du miel, un pot de miel de 250g pourra recevoir 1 cuillère à café de poudre de Propolis, on doublera ainsi les effet bénéfique du miel et de la propolis,&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Droits sur cet article</b></div>
     <div>
      Sont autorisés :  <ul>  	<li class="list">  		<strong>reprise pour un support blog ou web</strong> : les 500 premiers caractères avec un lien vers le site en dur vers l'adresse de l'article</li>  	<li class="list">  		<strong>reprise pour un support papier</strong> : les 1000 premiers caractères avec citation de la source sous la forme <em>Article de Sébastien Sabattini publié sur Atout Pigeon</em></li>  	<li class="list">  		<strong>reprise de l'article au dela des mille caractères</strong> sans contact préalable : tarif annuel d'utilisation= 500 euros HT</li>  </ul>  Pour toute autre situation, il est préférable de me <a class="link" href="javascript:protected_mail('sebastien@referencement-guadeloupe.com')" >contacter</a>  &nbsp;je donne des droits d'utilisation pour les sites et supports colombophiles facilement et gratuitement si je suis prevenu à l'avance. <br />   <br />  <span style="color:#ff8c00;">Je prend du temps pour développer des articles interessants pour les colombophiles alors <strong>n'hésitez pas à les partager</strong> sur vos sites, vos réseaux sociaux et laissez un commentaire ci dessous, <strong>c'est la seule rétribution que je vous demande</strong>.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Atout Pigeon, Informations pour colombophiles et réflexions subjectives</title>
   <updated>2013-05-12T11:36:00+02:00</updated>
   <id>http://www.atout-pigeon.com/Atout-Pigeon-Informations-pour-colombophiles-et-reflexions-subjectives_a4148.html</id>
   <category term="Atout Pigeon" />
   <photo:imgsrc>http://www.atout-pigeon.com/photo/art/imagette/5503216-8208914.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-05-12T08:25:00+02:00</published>
   <author><name>Sébastien Sabattini</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div><b>Atout Pigeon, du pigeon au phœnix !</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/5503216-8208914.jpg" alt="Atout Pigeon, Informations pour colombophiles et réflexions subjectives" title="Atout Pigeon, Informations pour colombophiles et réflexions subjectives" />
     </div>
     <div>
      Pour vous dire toute la vérité chers lecteurs, Atout Pigeon a falli se figer pour toujours. <br />   <br />  A l'origine de ce projet de communication sur la colombophilie : Jean Jacques Coudière et moi même aidé par la suite de Jacky Hardy et quelques autres rédacteurs de qualité. <br />   <br />  De 2004 à 2010, une progression constante des lecteurs, puis je suis parti de Guadeloupe pour m'installer ailleur tout en continuant mon travail technique sur le site, la rédaction a été assurée par Jean Jacques Coudières de 2010 à 2012, progression également pendant cette période des lecteurs et JJC est à son tour parti s'installer ailleur avec d'autres projets en tête. <br />   <br />  Nous sommes fier de notre projet de communication et pensons avoir apporté beaucoup à la communauté pendant toutes ces années en totale abnégation., Après moultes rebondissements nous décidons de fermer le site Atout Pigeon. <br />   <br />  Mais sans jamais vraiment y arriver .... <br />   <br />  Alors aujourd'hui, je tente une aventure de remise en route du projet de partage qui est dans l'ADN d' Atout Pigeon, je vais essayer de suivre les voies tracées par Jean Jacques avec mes capacités bien sûr et espère apporter aux lecteurs des reflexions et quelques travaux sur la colombophilie amateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Respect de l'ADN d' Atout Pigeon</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/5503216-8208938.jpg" alt="Atout Pigeon, Informations pour colombophiles et réflexions subjectives" title="Atout Pigeon, Informations pour colombophiles et réflexions subjectives" />
     </div>
     <div>
      Sur Atout Pigeon, nous n'avons jamais recherché le chiffre, le nombre de lecteur et avons souhaités suivre notre voie. <br />  Dans la génétique de ce site, pas de vendeurs de pigeon, ni de graines, ni de promotion de quelques drogues ou produits dopants camouflés, ici on parle de colombophilie à l'ancienne, du pigeon et de techniques d'élevage ou de courses, de science aussi mais surtout de pigeon voyageur dans son sens le plus noble. <br />   <br />  A l'instar d'un autre illustre personnage, nous avons chassé les marchands du temple. <br />   <br />  L'argent a pourri la colombophilie et continue actuellement son oeuvre, si un jour ce sport devait mourrir se sera certainement gangrené de ce poison que de plus en plus de compétiteurs consomme à outrance. <br />   <br />  Atout Pigeon est un site pour tous les autres, les simples, les amoureux, les passionnés, les véridiques et les honnêtes personnes qui font la vraie colombophile, nous nous battons à vos côtés parce que nous pensons que vous êtes sur la bonne voie et la seule qui dans l'avenir survivra à cette overdose de pognon qui a dénaturé la relation colombophile, pigeon et course. <br />   <br />  C'est toujours donc dans cet esprit que je perdure Atout Pigeon, j'affirme également ici mon soutien inconditionnel à la méthode alaire comme méthode de sélection, un travail va être mené pour résumer les raisons du lien entre les alairiens et Atout Pigeon. <br />   <br />   <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Atout Pigeon s'ouvre à tous</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/5503216-8208961.jpg" alt="Atout Pigeon, Informations pour colombophiles et réflexions subjectives" title="Atout Pigeon, Informations pour colombophiles et réflexions subjectives" />
     </div>
     <div>
      Je viens d'ouvrir<a class="link" href="http://www.atout-pigeon.com/submit/" target="_blank"> proposer une actu</a>, tous les colombophiles qui cherchent à diffuser une information sur la colombophile ou une reflexion personnelle pourra publier sur Atout Pigeon dans le respect de l'ADN du site et à condition d'accepter les droits de réponse si critique il y a. <br />   <br />  Les colombophiles ont donc un porte voix de premier choix avec cette possibilité de publication, nous espérons que cela vous sera utile.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.atout-pigeon.com/Atout-Pigeon-Informations-pour-colombophiles-et-reflexions-subjectives_a4148.html" />
  </entry>
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   <title>Consanguinité en colombophilie</title>
   <updated>2012-12-05T13:05:00+01:00</updated>
   <id>http://www.atout-pigeon.com/Consanguinite-en-colombophilie_a527.html</id>
   <category term="Sciences et colombophilie" />
   <photo:imgsrc>http://www.atout-pigeon.com/photo/art/imagette/572380-698531.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-12-05T13:05:00+01:00</published>
   <author><name>SEBASTIEN SABATTINI</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Je vais tenter de vous expliquer en quoi l’utilisation de la consanguinité est une excellente méthode d’amélioration de la race. J’utiliserais, pour ce faire un plan en 9 parties : 1 – Définitions sur la consanguinité et termes associés 2 – Les risques pour les descendants de l’utilisation de la consanguinité 3 – Un peu de génétique 4 – Les idées redues à propos de la consanguinité 5 – Histoire de la consanguinité 6 – Technique d’utilisation de la consanguinité 7 – Approche mathématique de la consanguinité 8 – Le cas particulier du Maroc fasse à la consanguinité 9 – Conclusion     <div><b>Présentation de l’article</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/572380-698522.jpg" alt="Consanguinité en colombophilie" title="Consanguinité en colombophilie" />
     </div>
     <div>
      Je suis SABATTINI Sébastien, <a class="link" href="http://www.pigeon-antilles.com/Colombophile,-Bouillante,-Sebastien-Sabattini_a570.html" title="http://www.pigeon-antilles.com/Colombophile,-Bouillante,-Sebastien-Sabattini_a570.html">ancien membre de l'Amicale Colombophile de Malendure</a> ( Club colombophile de Guadeloupe), j' ai été passionné immédiatement par l' approche scientifique du pigeon voyageur. <br />   <br />  De formation scientifique, <b>je vais tenter de vulgariser la notion de consanguinité et de son utilisation dans l’amélioration de race.</b> <br />   <br />  Après avoir reçu un texte d’une connaissance colombophile marocaine, <b>Hassan</b>, qui s’intitule <em>« la consanguinité est un facteur d’amélioration rapide »</em>, <b>M. Jean Jacques Coudière</b>, colombophile d’expérience ayant côtoyé de grands champions, m’avouait que la consanguinité était très peu populaire en colombophilie et souffrait d’une très mauvaise réputation. Notre ami Hassan était a priori du même avis. <br />   <br />  <b>Pourtant, le texte proposé m’a semblé être une assez bonne vulgarisation scientifique, sans erreur technique.</b> <br />  Un petit tour dans une biblothèque colombophile me fit découvrir <b>M. Raymond Cobut,</b> grand champion colombophile belge, notamment en remportant : <br />   <br />  o 27 victoires au niveau national et international <br />  o 3 fois le 1er prix international Barcelone avec les femelles <br />  o Sélectionné à 6 reprises pour les Olympiades en catégorie sport <br />  o 3 fois champion général à Cureghem Centre <br />  o Vainqueur du critérium international de grand fond <br />  o Champion général de l’Entente Belge <br />  o Une dizaine de fois 1er champion des compétitions organisées par les journaux spécialisés <br />  o Une dizaine de fois champion en fond et en demi-fond du C.F.W. <br />  o Des premiers prix à la pelle sur les concours de 260 à + de 1000 KM <br />   <br />  Parfait colombiculteur et grand connaisseur, Raymond Cobut a tout d’abord sélectionné durement ses voiliers sur les plus grandes étapes de fond et ce tant les femelles que les mâles. Il a d'abord crée deux lignées bien distinctes qu’il s’est efforcé de croiser et de travailler ensuite en consanguinité <span style="text-decoration:underline">de façon raisonnée</span> et qu’il est actuellement possible d’étudier. <br />  Cela est un fait vérifié, <b>s’il a pu se bâtir une telle réputation, Raymond Cobut le doit tout d’abord à son savoir en matière de consanguinité. </b> <br />   <br />  <span style="background-color: #ffff00;">Je vais tenter de vous expliquer en quoi l’utilisation de la consanguinité est une excellente méthode d’amélioration de la race.</span> <br />   <br />  J’utiliserais, pour se faire un plan en 9 parties : <br />  1 – Définitions sur la consanguinité et termes associés <br />  2 – Les risques pour les descendants de l’utilisation de la consanguinité <br />  3 – Un peu de génétique <br />  4 – Les idées reçues à propos de la consanguinité <br />  5 – Histoire de la consanguinité <br />  6 – Technique d’utilisation de la consanguinité <br />  7 – Approche mathématique de la consanguinité <br />  8 – Le cas particulier du Maroc face à la consanguinité <br />  9 – Conclusion <br />  
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1 – Définitions sur la consanguinité et termes associés</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/572380-698523.jpg" alt="Consanguinité en colombophilie" title="Consanguinité en colombophilie" />
     </div>
     <div>
      <b>La consanguinité désigne la parenté, par le sang, d’êtres vivants ayant un ancêtre commun. </b> <br />   <br />  Concept d'abord empirique et lié à l'élevage, ainsi qu'à certaines pratiques matrimoniales, il a été formalisé par la génétique avec la découverte des supports matériels de l'hérédité. <br />  <b>Il a été ensuite étendu, ce qui a conduit au concept de biodiversité, qui ne s'applique pas à une espèce mais à l'ensemble de la biosphère.</b> <br />   <br />  <b><span style="text-decoration:underline">Mesure de la consanguinité</span> </b>: <br />  La consanguinité entre deux individus (personnes ou animaux) <b>se définit comme la proportion d'allèles identiques</b>. C'est donc un nombre compris entre 0 et 1, souvent exprimé en pourcentage. Notez qu'il est bien question d'allèles et non de gènes : <b>l'homme possèdant déjà entre 98,4 % et 98,6 % de ses gènes en commun avec le chimpanzé, un pourcentage sur les gènes serait à peu près inexploitable.</b>Deux clones, deux vrais jumeaux sont bien entendu parfaitement consanguins (100%). Ils ne sont pas pour autant identiques : les empreintes digitales de jumeaux diffèrent, les pelages de chats ou de bovins clonés aussi, etc. <br />  <b>La consanguinité de parent à enfant, en supposant une consanguinité nulle (cas d'école impossible en pratique ) entre les deux parents, est de 50 %. </b>En effet, l'enfant partage dans ce cas la moitié de ses chromosomes (ou plus exactement de ses allèles, pour tenir compte des cas de cross-over) avec chacun de ses parents. <br />  Pour tous les autres cas, il n'est possible de définir qu'une consanguinité moyenne, car c'est chromosome par chromosome qu'il faut faire le test. <br />  Entre deux enfants (de sexe indéterminé, pour passer rapidement sur le cas des chromosomes sexuels) de même parents (toujours dans le cas d'une consanguinité nulle entre eux), la consanguinité peut varier de 0 à 100 %, avec une moyenne de 50 %. <br />  Curieusement, donc, la consanguinité de ces enfants entre eux est en moyenne la même que celle vis-à-vis de leurs parents. <b>Cela implique qu'un enfant d'un accouplement entre frère et sœur a le même degré de consanguinité qu'un enfant d'un accouplement entre parent et enfant.</b> <br />  La multiplication de ce type d'accouplement conduirait rapidement, sans l'apparition aléatoire de mutation parfois significative, à une consanguinité de 100%, c'est à dire à un clonage avec un unique allèle pour chaque caractère non sexuel (il resterait toujours la différence entre les chromosomes sexuels, X et Y) : au départ, chaque gène dispose d'au maximum 4 allèles différents (un pour chacun des deux chromosomes de chacun des deux parents), et à chaque accouplement chaque copie a une chance sur deux de disparaitre. Mais, inversement, il suffit d'un seul accouplement exogame pour faire immédiatement tomber la consanguinité à 50% <br />   <br />  On peut également définir, sur cette base, une consanguinité moyenne dans une population, comme la moyenne des consanguinités deux à deux. Elle dépendra du nombre de variantes (allèles) du même gène qui sont disponibles dans la population, et donc du nombre d'ancêtres différents qui ont fondé la population considérée et du taux de mutation depuis cette fondation. <br />  Si chaque gène dispose de 10 allèles équifréquents, la consanguinité moyenne sera de 10%. Mais si les 10 allèles ne sont pas équifréquents, la consanguinité moyenne sera bien plus forte : par exemple, si un gène représente la moitié du stock génétique (ou « pool ») et les 9 autres le reste (cas bien plus réaliste), la consanguinité moyenne dépasse 25%. Et pourtant, la diversité génétique reste forte (elle est indépendante de la fréquence de chaque allèle et ne dépend que de leur nombre. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2 – Un peu de génétique</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/572380-698524.jpg" alt="Consanguinité en colombophilie" title="Consanguinité en colombophilie" />
     </div>
     <div>
      Pour approcher ces termes génétiques, il nous faut rentrer dans le détails des chromosomes : <br />  les chromosomes sont essentiellement composés de nucléoprotéines (combinaison de protéines et d'acide nucléique). <br />   <br />  On distingue deux types d'acides nucléiques : <br />  <ul class="list">  	<li class="list">  		l'acide ribonucléique (<b>ARN</b>), en petite quantité dans le noyau, mais abondant dans le reste de la cellule</li>  </ul>  <ul class="list">  	<li class="list">  		l'acide désoxyribonucléique (<b>ADN</b>) qui n'existe que dans les noyaux des cellules ; l'ADN a une structure en double hélice</li>  </ul>  <b>Les groupes de molécules d'ADN situés dans les chromosomes constituent les gènes</b> et sont très nombreux. Tous ces gènes sont programmés dès la conception d'un individu, pour le faire vivre et grandir. On parvient maintenant à repérer certains gènes, à identifier leur fonction, parfois même à les modifier. <br />  Les chromosomes vont par deux. Chaque gène d'un chromosome a son frère sur le chromosome apparié (frère ne signifiant pas forcément jumeau). Lorsque le spermatozoïde féconde l'ovule, les gènes portés par les 31 chromosomes du mâle correspondent à ceux portés par les 31 chromosomes de la femelle. <br />  <b>Chaque caractère est donc lié à deux gènes partenaires.</b> <br />  Si ces deux gènes sont identiques, ce caractère est pur (type homozygote) <br />  Si ces deux gènes sont différents, ce caractère est impur (hétérozygote). <br />  Les gènes présentent parfois un caractère dominant, parfois un caractère récessif. <br />  Certains caractères sont liés au sexe, les autres (plus nombreux) ne le sont pas. <br />   <br />  Si l'on considère les deux exemplaires A et B du gène G d'un mâle (les chromosomes allant par paire, les gènes qui y sont "inscrits" codent pour le même caractère mais ne sont pas forcément identiques), et les deux exemplaires C et D du même gène G d'une femelle, l'accouplement peut donner AC, AD, BC et BD (1/4 de chaque). <br />   <br />  Considérons l'association AC : <br />   <br />  si A seul est actif, le caractère A est <b>dominant </b>et C est <b>récessif</b>. <br />  si A et C sont actifs, dans ce cas, A et C sont identiques et le caractère est pur (soit dominant, soit récessif). <br />  Quand un caractère récessif est exprimé, il est toujours pur. <br />  Quand un gène est dominant, il se manifeste chez tous les jeunes de la première génération. <br />   <br />  Dans le cas d'un caractère récessif, les jeunes de la première génération sont porteurs du caractère, mais il ne se manifeste pas ( il peut malgré tout se manifester dans leur descendance, en % variable). <br />  Pour expérimenter et déterminer la dominance d'un caractère sur l'autre, il est nécessaire de partir de lignées pures. <br />   <br />  <em>Exemple </em>: Pour la couleur des cheveux, le brun (B) domine le blond (b) récessif. Comme il a été dit précédemment, à chaque caractère sont associés deux gènes. Les gens qui ont les cheveux bruns peuvent présenter un caractère brun pur (BB) ou impur (Bb). Les blonds sont toujours purs (bb) car b est récessif. <br />  Quand l'un des parents est brun pur BB (espagnol, par exemple) et l'autre blond pur bb (suédois par exemple), les enfants ont quand même tous les cheveux bruns, ce qui montre que le brun domine le blond, mais le caractère brun est impur (Bb) un gène du père et un gène de la mère. Si le père et la mère sont blonds purs (bb * bb) , les enfants sont tous blonds purs (bb). Si le père et la mère sont bruns purs (BB * BB), les enfants sont tous bruns purs (BB). Si les parents sont bruns impurs (Bb * Bb) , ils auront 1/4 d'enfants blonds (bb) et les 3/4 restant seront bruns (BB, Bb, bB). <br />  Si l'un des parents est brun impur (Bb) et l'autre blond pur (bb), ils auront la moitié d'enfants blonds (Bb, Bb, bb, bb). <br />   <br />  <b>On peut faire des constatations du même ordre chez les pigeons</b>. <br />   <br />  Les colombiculteurs ont beaucoup de références dans ce domaine, car ils maintiennent des caractères purs (couleur, cravate, huppe, capuchon...). <br />  Nos pigeons voyageurs ne sont pas sélectionnés de la même façon et sont généralement de couleur impure, nous n’avons d'ailleurs jamais remarqué de couleur vraiment dominante. <br />  Néanmoins, on remarque que : <br />  <ul class="list">  	<li class="list">  		Deux bleus barrés ne donnent jamais de rouges, ni d'écaillés bleus.</li>  </ul>  <ul class="list">  	<li class="list">  		Deux écaillés ne donnent jamais de rouges.</li>  </ul>  <ul class="list">  	<li class="list">  		Généralement, les roux, les rouges, les cendrés qui ont du noir dans les plumes sont des mâles.</li>  </ul>  Certains gènes ne sont que partiellement dominants, ou <b>partiellement récessifs</b> (au choix). C'est à dire qu'à la première génération, une partie des jeunes porte un caractère donné, l'autre partie ne le porte pas. <br />  Parfois survient une caractéristique qui date de plusieurs générations précédentes, c'est l'<b>atavisme</b>. <br />   <br />  Les gènes les plus faciles à mettre en évidence sont ceux liés au : <br />  <ul class="list">  	<li class="list">  		sexe</li>  </ul>  <ul class="list">  	<li class="list">  		à la couleur</li>  </ul>  <ul class="list">  	<li class="list">  		à la structure du plumage</li>  </ul>  . Les colombiculteurs ont créé quelques centaines de variétés de pigeons de fantaisie. <br />  Mais en ce qui concerne les pigeons voyageurs, le problème est plus épineux, car les gènes qui conditionnent la force, l'endurance, la vitesse, l'orientation ne se manifestent que dans les concours, encore faut-il que le pigeon soit en bonne santé et motivé. <br />   <br />  La performance sportive est la résultante de la présence d'une multitude de "bons" gènes. <br />   <br />  Mais notre expérience de colombophile nous laisse penser qu'en général cet ensemble se comporte d'une façon partiellement dominante : dès la première génération on obtient généralement du bon et du moins bon, en % variable. <br />  Avec les moins bons, on peut aussi tirer de bons jeunes, en % variable car les gènes récessifs peuvent parfois s'exprimer dans de nouvelles combinaisons. <br />  Quand un gène se manifeste, qu'il soit dominant ou récessif, on est certain qu'il est présent, mais quand il ne se manifeste pas on n'est pas certain qu'il le soit. <br />   <br />  Il vaut donc mieux produire avec de bons voyageurs. Si vous les avez perdus, essayez des pigeons moins bons de la même souche et sélectionnez plus durement. <br />   <br />  Quand on met des pigeons à la production, il ne faut donc pas se contenter de tirer 2 jeunes, et s'ils sont peu performants conclure que le couple de reproducteurs n'est pas bon. <br />   <br />  Au contraire, il faut en tirer au moins dix jeunes, les tester au concours, et garder les meilleurs. Puis continuer dans la même optique pour les accouplements des générations suivantes. <br />   <br />  <b><span style="text-decoration:underline">Les mutations</span></b> : <br />   <br />  Généralement, à partir de différentes souches pures, et à propos de caractères bien définis, on peut prévoir mathématiquement les résultats que donneront divers croisements. <br />  Mais la nature nous réserve parfois des surprises : Normalement, d'une paire de gènes se dégage un caractère qui est le fait de l'un, de l'autre, ou des deux s'ils sont semblables. <br />  <b>Mais parfois apparaît un caractère nouveau, ou renforcé</b>, qui résulte de la dominance partielle de deux gènes différents (exemple : noir + roux = café au lait). <br />   <br />  Quand, après la fécondation se produisent les premières divisions des cellules, il arrive aussi que des chromosomes appariés se brisent et que les "morceaux" se réunissent différemment. <br />  Ce phénomène est appelé <b>crossing-over</b> ou enjambement et produit donc des caractères différents de ceux des parents. <br />   <br />  <b>Par des observations précises dans les croisements et par une sélection sévère, on peut donc renforcer ou atténuer des caractères donnés.</b> <br />   <br />  Les éleveurs ont ainsi créé des pigeons très différents, comme le poule hongrois et le pigeon voyageur, ou parmi les chiens, l'épagneul et le berger allemand. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3 – Les risques pour les descendants de l’utilisation de la consanguinité</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/572380-698525.jpg" alt="Consanguinité en colombophilie" title="Consanguinité en colombophilie" />
     </div>
     <div>
      Nous possédons tous <b>vingt-trois paires de chromosomes</b>, comprenant : <br />   <br />  vingt-deux paires dites "<b>autosomiques</b>" et une paire de <b>chromosomes sexuels</b> - <br />  chez l'homme, XY, et chez la femme, XX. <br />   <br />  Chaque chromosome définit de nombreux caractères physiques : la couleur des yeux, la taille ou la couleur de peau. Lorsque les parents donnent naissance à un enfant, <b>ils lui transmettent chacun la moitié de leur patrimoine génétique</b>. Plus il y a de mélange de populations différentes, plus les gènes transmis sont différents. <br />  Nous portons tous des petites anomalies génétiques, appelées mutations, qui sont minimes et ne provoquent pas forcément de handicap. Dans une même famille, ces anomalies sont souvent les mêmes. <br />  <b>Pour un enfant issu d'une union consanguine</b>, les malformations, les maladies génétiques ou les arriérations mentales <b>seraient légèrement plus fréquentes</b> et le risque de fausse-couche serait augmenté. <br />   <br />  Nous pouvons déjà tirer deux conclusions de ce chapitre : <br />   <br />  1 : <span style="background-color: #ffff00;">Si des membres d'une même famille se marient, ils multiplient les risques de transmettre à une ou plusieurs mutations à leurs enfants, et donc des maladies</span>. <br />  <b>Pourtant, une étude réalisée par un médecin américain aux Etats-Unis, en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient, parue dans le Journal of Genetics Counseling, en avril 2005, démontre que les mariages consanguins entre cousins germains ne présenteraient pas de danger pour leurs futurs enfants.</b> <br />  2 : <span style="background-color: #ffff00;">La notion de génération grand-père par rapport au père par rapport au fils sera primordiale dans l’utilisation de la consanguinité dans le but de l’amélioration de la race</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4 – Les idées reçues à propos de la consanguinité</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/572380-698526.jpg" alt="Consanguinité en colombophilie" title="Consanguinité en colombophilie" />
     </div>
     <div>
      Au XIXe siècle des écrivains expliquent la tare héréditaire ou congénitale par l'influence néfaste d'une consanguinité importante (considérée comme un facteur explicatif de décadence par exemple dans des familles royales est peut-être justificatif de la nécessité de leur disparition et par là des révolutions). <br />   <br />  La consanguinité était également la règle des sociétés rurales, voire de toutes les sociétés humaines, par la difficulté matérielle qu'il y avait à chercher femme ailleurs. La terre n'aurait pu par ailleurs porter le nombre d'ancêtres théoriques qu'a chaque individu soit plus d'un milliard d'ancêtres théoriques à la trentième génération aux alentour de l'an mille <br />   <br />  Certes, il est incontestable que la procréation consanguine concentre certaines caractéristiques génétiques, y compris certaines considérées comme défavorables. <br />   <br />  Il n'est pas moins vrai que les petites populations évoluent plus vite et plus brutalement que les nombreuses, une mutation s'y propageant mieux en raison d'un stock de gènes initialement plus faible. <b>Cela se manifestera, par exemple, par une grande variation de taille, vers des formes géantes ou naines. </b>Mais le nanisme ainsi observé ne doit pas être considéré en soi comme une dégénérescence : bien souvent, il s'agit au contraire d'une adaptation, à un milieu plus petit, fournissant donc des ressources plus limitées <br />   <br />  En France, il est interdit d'épouser un ascendant en ligne directe, un descendant ou son conjoint, un frère ou une sœur, un oncle ou une nièce, une tante ou un neveu. <b>Mais le mariage civil entre cousins germains est autorisé.</b> <br />  Malgré ça, il existe un mythe, popularisé tout le long du XIXe siècle, de la tare héréditaire ou congénitale, et de l'influence néfaste d'une consanguinité importante. Pourtant, bien avant cela, la consanguinité était largement pratiquée. <br />   <br />  Jusqu'au XIIe siècle, le mariage avait pour but de conserver le patrimoine au sein de la famille et d'empêcher les étrangers d'entrer dans le clan. <b>Les unions consanguines étaient donc monnaie courante</b>, jusqu'à ce que l'Eglise romaine impose un modèle de mariages et interdise ceux qui étaient consanguins jusqu'au septième degré. <br />   <br />  Au siècle suivant, l'interdiction s'assouplit et cautionne les mariages jusqu'au quatrième degré. <br />   <br />  <span style="text-decoration:underline">Petite anecdote</span> : la proclamation des bans est instaurée à la même période par l'Eglise catholique pour empêcher les mariages clandestins entre personnes de la même famille ! <br />   <br />  <b>Aujourd'hui, en France, les unions entre cousins souffrent toujours d'une mauvaise image.</b> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>5 – Histoire de la consanguinité</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/572380-698528.jpg" alt="Consanguinité en colombophilie" title="Consanguinité en colombophilie" />
     </div>
     <div>
      Jusqu'à la révolution dans l'élevage d'après-guerre, on a vécu dans les limites de la "<em>morale humaine</em>". <br />  Accoupler des parents proches ne se fait pas ! <br />  <b>II n'y avait qu'une exception anglaise pour la formation de la race bovine Hereford, où le taureau "<em>tête de souche</em>" avait été accouplé successivement avec ses filles, petites filles, arrières petites filles, etc... avec sélection sévère (sans laquelle rien n'est valable) à chaque génération et cela pendant 8 générations.</b> <br />  L' après-guerre a vu, aux Etats-Unis, des études de consanguinité très rapprochés (frère et soeur) chez les poules pondeuses. <br />   <br />  Enorme pari puisqu'il consistait à cultiver en parallèle plusieurs familles (de même race, ou de races différentes : Leghorn, Rhode Island, etc ...) selon la technique suivante : <br />   <br />  <b><span style="text-decoration:underline">Génération I</span> :</b> un coq (fils de grande pondeuse dûment contrôlée) est accouplé avec un parquet de 10 de ses propres soeurs. Leurs oeufs sont mis à couver et on teste la ponte de leurs filles. Étant donné la ponte abondante des poules, on fait cela avec plusieurs coqs (qui sont donc frères) et leurs soeurs. On ne garde que les poulettes les meilleures pondeuses venant du même coq. Toutes les autres familles (coqs, poules) sont écartées de la culture. <br />   <br />  <b><span style="text-decoration:underline">Génération II</span></b> : Même technique. Chaque coq valable physiquement de la génération I est accouplé avec 10 de ses soeurs. On teste la ponte de leurs filles et les meilleures poulettes de la meilleure famille (même père) sont seules retenues. Toutes les autres familles (coqs et poules quelles que soient les performances individuelles de certaines poulettes de ces familles) sont écartées de la culture. <br />   <br />  <b><span style="text-decoration:underline">Génération III</span></b> : Les coqs et les poulettes de la génération II sont soumises aux mêmes techniques. Cependant, à ce stade, on assiste à une chute verticale des rendements de ponte et à une diminution du gabarit. C'est là qu'il faut tirer son chapeau à ces techniciens: continuer dans cette voie après avoir constaté cette déchéance progressive dénote une confiance extraordinaire dans le raisonnement scientifique théorique. <br />   <br />  <b><span style="text-decoration:underline">Génération IV</span></b>: Le même scénario continue. Abaissement encore du gabarit physique et de la ponte. <br />   <br />  <b><span style="text-decoration:underline">Génération V</span></b> : Tout change. On accouple un coq de la génération IV d'une famille avec des poulettes de génération IV également mais d'une autre famille (soit de la même race, soit d'une race différente). b[Et là, miracle, vitalité extraordinaire, gabarit magnifique, rendement en oeufs formidable (les "plus de 300 oeufs" par an sont courants). <br />   <br />  <span style="background-color: #ffff00;">Et les descendants de la génération suivante sont encore très supérieurs à leurs ancêtres de la génération I </span> <br />   <br />   <br />  Maintenant cette technique (dont le grand maître fut <b>M. Humphrey </b>qui fut aussi Vice Président des Etats Unis) a gagné le monde entier et on lui doit cette révolution dans l'élevage avicole, avec toutes ses conséquences financières. <br />  Il était évidemment bien tentant d'essayer une technique comparable chez les pigeons voyageurs. <br />   <br />  <span style="text-decoration:underline">Cela fut fait</span> <br />  aux Etats Unis par Mr Whitney avec des Huyskens VanRieI ; <br />  en Allemagne aussi. <br />   <br />  En génération IV, on obtient des pigeons de format très petit. On y trouve aussi une proportion anormale de stériles, mâle ou femelle (environ 1 sur 5). <br />  <b>C'est le revers de la médaille. </b> <br />  Une autre personne a poussé l'expérience frère et soeur à la génération V. <b>C'est la limite</b>: mortalités brutales en particulier. <br />   <br />  Dès maintenant donc, on peut dire: <br />   <br />  <ul class="list">  	<li class="list">  		La consanguinité étroite n'a d'intérêt que depuis de très bons pigeons de base.</li>  </ul>  <ul class="list">  	<li class="list">  		L'accouplement frère et soeur donne une proportion intéressante de bons pigeons.</li>  </ul>  <ul class="list">  	<li class="list">  		Ces pigeons issus de frère et soeur sont aussi de bons reproducteurs en particulier accouplés avec un conjoint lui aussi issu de frère et soeur d'une autre origine.</li>  </ul>  <ul class="list">  	<li class="list">  		Le croisement en 3e ou 4e génération de frère et soeur est une expérience très intéressante à poursuivre.</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>6 – Technique d’utilisation de la consanguinité</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/572380-698530.jpg" alt="Consanguinité en colombophilie" title="Consanguinité en colombophilie" />
     </div>
     <div>
      <b><span style="text-decoration:underline">Introduction </span></b> <br />   <br />  Dans les espèces de petite taille et à rythme de reproduction rapide, l'effort de sélection ne porte que sur une fraction très limitée de la population. En effet, il est possible d'assurer rapidement, au travers d'un échelon de multiplication, la diffusion du progrès génétique ainsi crée à l'ensemble de la population en production. Ce progrès génétique à la suite de toute sélection intensive entraîne à long terme une augmentation de la consanguinité et une réduction de la variabilité génétique ( <b>Colleau </b>1985). En effet, la ressemblance entre apparentés est un des phénomènes fondamentaux qui touche l'amélioration génétique des êtres vivants. L'éleveur garde ses meilleurs animaux en apparence pour procréer la génération suivante, il espère que la supériorité de ses reproducteurs est au moins en partie génétique et qu'elle va se transmettre à leurs descendants. Il participe ainsi sans le savoir à une perte de vigueur des descendants et par conséquent à une augmentation du degré de consanguinité moyen de sa population. <br />   <br />  Les populations de pigeons se trouvent particulièrement soumises à de telles conditions. <br />   <br />  Et si le problème de consanguinité reste encore incompréhensible chez quelques éleveurs confirmés dans les pays où la colombiculture est industrialisée, il bloque complètement le développement de cet élevage au Maroc. En effet, la majorité des tentatives d'élevage dans ces régions se pratique à partir d'une population limitée dont l'accroissement favorise les unions consanguines, et si on prend en considération qu'aucune prévention sanitaire n'est pratiquée pour ces élevages, il est évident que ceux-ci ont tendance à disparaître par la chute de la résistance du groupe vis à vis des maladies bactériennes et virales. <br />   <br />  L'objectif de ce travail est donc de mettre en évidence l'effet du degré de parenté et son incidence sur les performances de ponte, d'éclosion et sur la viabilité des pigeonneaux. <br />   <br />   <br />   <br />  <b><span style="text-decoration:underline">Matériel et méthodes Animaux</span> </b> <br />   <br />  Les couples utilisés comme reproducteurs appartiennent à quatre pedigrees selon leurs origines génétiques, tous âgés entre 8 et 24 mois et ont été sélectionnés par l'unité de Génétique du laboratoire de Pharmacologie et de Toxicologie. Ces couples appartiennent tous à une race locale appelée communément 'Beldi' de taille moyenne et dont les couvées se succèdent sans interruption tout au long de l'année avec une cadence de reproduction très rapide. Cette race rappelle dans beaucoup de ces traits 'l'Alouette de Corbourg' et 'l'Alouette de Nuremberg' décrites respectivement par Lamy (1983)et Leroy 1994) . Les croisements de départ ont été réalisés selon la méthode décrite par Lissot (1950). Les conjoints d'un même couple fondateur sont issus de volières différentes entretenues pendant plusieurs générations, ce qui élimine tout risque de parenté entre eux. <br />   <br />   <br />   <br />  <b><span style="text-decoration:underline">Types de croisements et obtention des reproducteurs</span> </b> <br />   <br />  Nous considérons une population présentant une structuration en quatre groupes de reproduction. Ces groupes présentent des familles de pigeons réunies selon leur apparentement et séparées l'une de l'autre. La constitution de chaque groupe repose sur le degré de parenté initial entre les deux partenaires d'un même couple de reproduction. Nous avons utilisé ainsi dix couples par groupe dont la composition a été obtenue selon le schéma de sélection décrit ci-dessous. <br />   <br />  <b>Le groupe témoin (G1) : </b> <br />  le groupe est composé par les individus ne présentant aucun lien de parenté: A partir de deux couples de départ disposés dans deux cages de croisement, on retient uniquement les mâles de la descendance du premier couple et uniquement les femelles de la descendance du second couple. Les pigeons retenus sont placés dans un même parquet dès le sevrage de telle sorte que tous les couples formés ne présentent aucun lien de parenté entre les conjoints et la descendance sera caractérisée par un coefficient de consanguinité nul. <br />  Cette méthode présente un double avantage: La formation des couples n'est pas forcée et par conséquent leur fertilité ne sera pas affectée par ce facteur. Sachant l'existence d'une proportion de cochages (fécondation plusieurs oeufs) accidentels entre individus n'appartenant pas au même couple, cette méthode élimine tout risque de variation du degré de parenté à l'intérieur d'un même groupe. <br />   <br />  <b>Le groupe des cousins germains (G2)</b> : <br />  pour les mêmes raisons que précédemment, on retient à partir d'un seul couple de départ un mâle et une femelle d'une même fratrie. Ces deux individus seront à l'origine de deux couples dont la descendance sera retenue pour l'expérimentation. Ainsi, on sélectionne uniquement les mâles à partir du premier couple et uniquement les femelles à partir de la descendance du second couple. Ces futurs reproducteurs sont disposés dans un deuxième parquet. Toutes les unions possibles seront donc entre cousins-germains et la descendance sera caractérisée par un coefficient de consanguinité égale à 1/16. <br />   <br />  <b>Le groupe des demi-frères (G3) : </b> <br />  La descendance utilisée pour ce type d'union est obtenue en deux temps : <br />  (i) Dans un premier temps, la mâle de la génération initiale est croisé par une première femelle, à partir de la descendance, seuls les mâles sont retenus; et <br />  (ii) Dans un second temps, le même mâle est croisé par une nouvelle femelle ne présentant aucun lien de parenté avec la première; à partir de la descendance, on ne retient que les femelles. <br />  Les individus retenus sont disposés dans un troisième parquet et tous les couples susceptibles d'être formés seront du type demi-frères et la descendance aura un coefficient de consanguinité égale à 1/8. <br />   <br />  <b>Le groupe des frère-soeur (G4) : </b> <br />  Tous les individus utiles pour ce type d'union sont issus d'un même couple. Cette fratrie est disposée dans un quatrième parquet. La descendance des couples formés aura donc un coefficient de consanguinité égale à 1/4. <br />   <br />  Dans les quatre cas de figure et afin d'avoir des conjoints ne présentant pas un grand écart d'âge, les oeufs pondus par les parents de départ sont immédiatement retirés puis confiés à d'autre couples couveurs-éleveurs qui s'occuperont des futurs reproducteurs selon la méthode décrite par Benazzouz et al. (1996). <br />  <b>Il est à noter qu'aucun couple stérile n'a été détecté parmi les 40 couples des quatre groupes étudiés.</b> <br />   <br />   <br />  <b><span style="text-decoration:underline">Sexage des pigeonneaux </span></b> <br />   <br />  Afin de déterminer le sexe des pigeonneaux, nous avons utilisé des marqueurs génétiques liés à la coloration du plumage ( Lemey 1996). L'utilisation de ces marqueurs nous a permis, à l'aide de croisements dirigés entre conjoints dont la couleur de base est différente (rouge, bleue ou brune), d'avoir des descendants dont le sexe est facilement discernable. Parmi ces appariements, nous avons utilisé des femelles de couleurs dominantes par rapport à la couleur des mâles. Ainsi, dans l'expérimentation, nous avons utilisé des femelles rouge [Ba] de génotype Ba//0 par des mâles bleu [b+] de génotype b+//b+ ou des mâles bruns [b] de génotype b//b et des femelles bleue [b+] de génotype b+//0 par des mâles bruns [b] de génotype b//b. les mâles de la descendance auront la couleur de leur mère et les femelles auront le couleur de leur père. La coloration de base du plumage chez le pigeon est en effet contrôlée par un gène triallélique (Ba, b+, b) lié au sexe avec dominance de Ba sur b+ sur b ( Frindel 1995). <br />   <br />   <br />   <br />  <b><span style="text-decoration:underline">Conditions d'élevage</span></b> <br />   <br />  L'élevage est réalisé dans des parquets identiques dont chacun est composé de quinze pondoirs à double cases disposés en damier. Chaque parquet est muni de mangeoires et d'abreuvoirs identiques à ceux décrits par LeDouarin et al. 1992) . La densité est de dix couples par parquet et l'alimentation est à base de blé et de maïs (20 % protéines, 5 % lipides et 75 % glucides) auxquels sont ajoutés du chlorure de sodium et des vitamines. Ceci élimine tout risque de sélectiion par 'effet de groupe' et/ou par sélection alimentaire. Cependant, nous n'avons utilisé ni traitement, ni prophylaxie au cours de l'expérimentation à l'exception de l'entretien contre les vers et les parasites externes. Ces conditions sévères sont comparables à celles pratiquées dans les élevages au Maroc. <br />   <br />   <br />   <br />  <b><span style="text-decoration:underline">Caractères étudiés et méthodes d'analyses</span> </b> <br />   <br />  La variabilité génétique de la population décrite peut se définir par l'ensemble des fréquences alléliques en de nombreux locus polymorphes. Cependant, cette notion demeure une abstraction dans la plupart des espèces domestiques comme l'a signalé Rochampeau &amp; Chevalet 1985) . Quand on ne dispose pas de telles observations, on se limite à des mesures de cette variabilité selon des critères qualitatifs ou quantitatifs. Ainsi, pour chacun des groupes constituant la population, on a défini la probabilité qu'un gène tiré dans un groupe provient d'un gène présent à un instant précédent chez les parents ( Foulley &amp; ; Chevalet 1981 ; Sorenssen &amp; ; Kennedy 1983) . Ces probabilités d'origine des gènes permettent de comparer la variabilité observée au sein de chaque groupe et entre les divers groupes d'une population ( James 1972). Compte tenu de la description adoptée, nous avons étudié les facteurs liés à la prolificité, l'éclosabilité et la viabilité des pigeonneaux à divers stades de développement en fonction du degré de parenté des couples reproducteurs. Ainsi, nous avons étudié le nombre de couvées par couple et par an, le nombre d'oeufs par couvée, le nombre total d'oeufs pondus, le nombre d'oeufs clairs, le nombre d'oeufs noirs, le nombre d'éclosion et le nombre de pigeonneaux vivants à une semaine, deux semaines, trois semaines, quatre semaines, huit semaines et seize semaines. Tous les paramètres étudiés sont exprimés par couple et par an. <br />   <br />  Le contrôle des couples est réalisé par des fiches individuelles et des feuilles de parquets décrites par Bénoit (1986). <b>Le marquage des pigeonneaux est réalisé par les bagues de la Société Nationale de Colombiculture (S.N.C. France). </b> <br />  L'analyse statistique se réfère à Dagnelie &amp; Duclot 1970) et porte sur l'analyse de variance à un facteur (degré de parenté). La comparaison multiple des moyennes est réalisée par le test Tukey's lorsque l'analyse de variance montre des significations. <br />  Une étude du lien entre le degré de consanguinitéF et les variables de nombre liées à la production d'oeufs sera réalisée selon le modèle linéaire Y = α+βCi+γF où Ci est l'effet de la ième paire de parents et F la valeur du coefficient de consanguinité. <br />   <br />  La viabilité des pigeonneaux (Y) à divers stades de développement n'étant pas indépendante d'un stade à l'autre. Une étude des corrélations et des régressions entre le couple Ci, le degré de consanguinitéF, et l'âge des pigeonneaux A sur la viabilité des descendants sera également discutée. Ainsi, nous allons établir l'équation de régression multiple selon le modèle linéaireY = α+βCi+γF+λA où A est l'âge des pigeonneaux exprimé en jours (éclosion = Oj_._._._16 semaines = 112 j). Le coefficient de détermination globale du modèle permettra d'avoir la part de variation de Y due aux variations des autres variables. Une décompostion analogue a était proposé par Aggrey; Cheng 1992) dans leur étude des composantes génétiques du poids des pigeonneaux. <br />  Nous avons procédé aux diverses analyses en utilisant les variables discrètes sans avoir besoin de transformer les données. En effet, celles ci sont distribuées de manière approximativement normale et la distribution de Xi en fonction de t donne une répartition étroite autour de droites linéaires. <br />   <br />   <br />   <br />  <b><span style="text-decoration:underline">Résultats et interprétations</span> </b> <br />   <br />   <br />  <b><span style="text-decoration:underline">Caractéristiques statistiques et analyse de variance</span></b> <br />   <br />   <br />  Les paramètres statistiques des divers caractères liés à la production d'oeufs et de pigeonneaux, le taux de mortalité entre deux périodes successives (%M) et les valeurs de F affectées de leur niveau de signification (p) figurent au tableau 1. Ces caractéristiques indiquent, à partir de l'éclosion, une variabilité comparable à celle observée au niveau du nombre total d'oeufs. Les coefficients de variation sont de l'ordre de 15 %, ceci montre que la variation entre les couples reproducteurs est assez homogène à l'intérieur de chaque groupe. En ce qui concerne le nombre d'oeufs clairs et le nombre d'oeufs noirs dont les coefficients de variation sont assez élevés nous estimons que ceci est dûà la variation de l'âge des reproducteurs pour le premier caractère comme l'a signaléOriol (1990) et à la possibilité d'existence chez certains couples, de gènes porteurs de tares entraînant une forte mortalité embryonnaire pour le deuxième caractère. <br />   <br />  A la lumière des résultats de l'analyse de variance, on peut signaler les constatations suivantes. <br />  Le nombre de couvées, le nombre d'oeufs par couvée, le nombre total d'oeufs pondus par couple et par an ne montrent pas de signification de la variabilité observée entre les quatre groupes. Le degré de parenté entre les conjoints n'affecte pas ces caractères, la prolificité dépend plutôt de la race et de l'âge des géniteurs. Dans notre cas, l'utilisation de la même race et des conjoints d'âges comparables explique les résultats observés. <br />   <br />  Le nombre d'oeufs clairs se trouve également comparable d'un groupe à l'autre et le rapport F est de 1,01. Le nombre moyen d'oeufs clairs est de 1,60, soit environ 9 % de la production totale d'oeufs. Ceci paraît tout à fait normal puisque la majoritè des couples reproducteurs utilisés dans ce travail sont dans leur première année de ponte et le taux d'oeufs non fécondés est généralement élevé pendant les trois premières pontes comme l'a soulignéOriol (1990). On en déduit par conséquent que le paramètre en question est indépendant du degré de parenté des reproducteurs. <br />   <br />  Par opposition aux caractères précédents, le nombre d'oeufs noirs montre une signification du rapport F en fonction du degréde parenté. Ainsi, malgré le nombre moyen des oeufs noirs relativement faible (0,83 soit 4,06 %), la variabilité observée donne des différences significatives entre le groupe témoin et le groupe des demi-frères. Biemont et al. (1974) postulent que le développement embryonnaire est sous la dépendance d'un système représseur-activateur, lui même dépendant du nombre de sites homologues. De ce fait, ce paramètre correspond à une mortalité embryonnaire précoce. Nous avons effectivement constaté l'existence d'embryons morts juste avant l'éclosion-présentant une réduction de la taille des ailes chez la descendance d'un couple du groupe des 'demi-frères'. Ce phénomène d'achondroplasie a été déjà signalé par Corcelle (1979) qui a postulé l'existence d'un gène létal codifié 'ac'. La consanguinité des embryons paraît donc déterminante dans la variabilité observée à ce stade. <br />   <br />  Le nombre d'éclosion ne montre pas de variation significative avec un rapport F de 16 et une valeur moyenne de 15,7 éclosions par couple et par an quelque soit le degré de parenté. La variabilité observée au niveau du paramètre précédent n'a pas influencé ce caractère du fait que le taux moyen des oeufs noirs reste très faible par rapport au nombre d'éclosions. Ce dernier est donc indépendant du degré de consanguinité puisque tous les embryons ayant achevé leur développement arrivent à brécher la coquille. Les pigeonneaux sont en effet protégés pendant la période néonatale par une immunité passive transmise par les parents ( Vindevogel et al. 1987). Les anticorps vitellins, d'origine maternelle, sont ainsi sélectivement transportés vers la circulation de l'embryon dans l'oeuf. <br />  A l'âge d'une semaine, l'analyse de variance donne un rapport F hautement significatif (F = 12,6). La production de pigeonneaux à cet ge paraît très affectée par le degré de consanguinité particulièrement chez les demi-frères et chez les frère-soeur. Le taux de mortalité global calculé sur la base du nombre total d'éclosion (9 %) est relativement élevé. Ceci, malgré le fait que les pigeonneaux reçoivent du lait de jabot pendant cette période ce qui devrait leurs conférer une meilleure résistance vis à vis des diverses maladies. Cependant, il faut signaler que les taux de mortalité du groupe témoin et celui des cousin-germains restent faibles et ne dépassent pas 3 % du nombre total d'éclosions. Vindevogel et al. (1987) remarquent que les pigeonneaux sont protégés à cet, ge contre les infections létales grâce à l'immunité d'origine parentale transmise par le biais du lait de jabot. Les taux élevés de mortalité observés chez les demi-frères (G3) et chez les frère-soeurs (G4); respectivement 17 et 16 % peuvent donc être attribués au degré de parenté de leurs ascendants. <br />   <br />  A l'âge de deux semaines, la signification du rapport F est plus élevée par cumul des variations observées à la période précédente. Le taux de mortalité global atteint 30 % du nombre d'éclosions dans les unions à haut degré de parenté. La moyenne du nombre de pigeonneaux est en effet inversement proportionnelle à leurs degrés de consanguinité. Ceci s'explique par la susceptibilité des pigeonneaux consanguins vis à vis des maladies. Il est à signaler que le taux de mortalité entre la première et la deuxième semaine reste comparable à celui observé entre l'éclosion et la première semaine. <br />   <br />  Les résultats obtenus à l'âge de trois et de quatre semaines sont comparables à ceux de la période précédente. Cependant, on peut remarquer que le groupe des cousin-germains (G2), dont le degré de parenté est relativement faible, se trouve également défavorisé par rapport aux témoins (G1). En effet, le taux de mortalité des cousin-germains (10 %) est supérieur à celui des témoins (3 %) entre la deuxième et la troisième semaine par opposition aux périodes précédentes. <br />   <br />  A huit et à seize semaines, les valeurs de F atteignent leurs maximum par cumul des variations. Le taux de mortalité global passe jusqu'à 50 % pour les groupes à degré de consanguinité élevé (Demi-frères et Frère-soeur). Cependant, une simple observation des résultats montre que la mortalité entre un mois et deux mois d'une part et entre deux mois et quatre mois d'autre part est très faible. En effet, dès l'âge de quatre semaines (Un mois) où les pigeonneaux sont indépendants de leurs parents, ce taux ne dépasse pas 2 à 3 %. <br />   <br />   <br />   <br />  <b><em>Comparaison des moyennes</em></b> <br />   <br />  La comparaison multiple des moyennes a été effectuée chaque fois où l'analyse de variance signale des différences significatives. Ainsi, les résultats de cette comparaison et la signification des différences sont consignés sur le tableau 2 pour les divers caractères étudiés. <br />  Ces résultats confirment les interprétations élaborées dans le précédent paragraphe. <br />  En effet, on constate pour le nombre d'oeufs noirs, que la variabilité observée au niveau de l'analyse de variance est due exclusivement à la différence des moyennes des témoins et des demi-frères. Les autres moyennes ne différent pas significativement. On en conclu par conséquent que les degrés de consanguinité élevés augmentent la fréquence des oeufs noirs par mortalité embryonnaire. <br />   <br />  Aux stades d'une semaine cette variabilité augmente et on constate des différences significatives entre témoins et les groupes des demi-frères et frère-soeurs d'une part et entre les cousins germains et les frère-soeur d'autre part. <br />   <br />  Les différences entre les moyennes s'accentuent avec l'âge des pigeonneaux et on constate des différences de plus en plus significatives entre les divers groupes étudiés à l'exception des groupes des demi-frères et des frère-soeur dont la comparaison des moyennes ne montre pas de signification quelque soit le stade de développement. <br />   <br />  On peut donc conclure que le degré de parenté influence de manière nette la production d'oeufs fertiles et de pigeonneaux. Cette incidence s'accentue avec l'âge des pigeonneaux consanguins par perte de l'immunité acquise. Elle atteint son maximum au stade adulte et le rendement de l'élevage se trouve inversement proportionnel au degré de parenté des conjoints. <br />   <br />   <br />   <br />  <b><span style="text-decoration:underline">Correlations et régressions</span> </b> <br />   <br />  Afin de mieux comprendre les résultats discutés aux paragraphes précédents, nous avons entamé d'une part une étude de la liaison entre couple reproducteur Ci, le degré de consanguinité F sur les caractères liés à la production d'oeufs et d'autre part une étude de la liaison entre couple reproducteur Ci, le degré de consanguinité F et l'âge des pigeonneaux sur leur viabilité. <br />   <br />  A la lumière de ces résultats, on ne peut que confirmer les constatations précédentes. <br />  Ainsi, on constate que le couple de reproduction n'explique pas la variabilité observée. Contrairement le degré d'union, l'âge des pigeonneaux et leur intéraction donne des liaisons hautement significatives sur les caractères liés à la production des pigeonneaux. <br />  Les variations des caractères liés à la production sont particulièrement importantes et principalement celles qui en découlent entre les types d'unions, ce qui marque une forte variabilité génétique entre ces quatre groupes, différences liées au degré de parenté des reproducteurs. <br />  La comparaison des différentes composantes de la population par analyse de covariance montre que les droites de régression peuvent être confondues en une seule pour chacun des paramètres. <br />  Les corrélations entre degré de consanguinité (type d'union),,ge des pigeonneaux et les divers caractères montrent une signification très élevée pour la production des pigeonneaux. Ainsi, 58 % de variation du nombre de pigeonneaux vivants est liée aux variations dues à leur degré de consanguinité et à leur,ge. L'effet du facteur F est d'autant plus significative que l'âge des descendants augmente comme le montre la forte intéraction entre ces deux facteurs, ce qui concorde parfaitement avec les résultats des autres analyses. <br />   <br />   <br />   <br />  <b><span style="text-decoration:underline">Discussions et conclusions</span> </b> <br />   <br />  Si les travaux de l'incidence du degré de parenté dans les élevages des petits animaux sont en abondance ( Legay 1971; Abdou et al. 1977; Matheron &amp; ; Chevalet 1977) ; chez le pigeon, les auteurs signalent uniquement les grands risques de ce choix ( Lissot 1950; Oriol 1990). <br />   <br />  La population expérimentale que nous avons décrite et dont le coefficient moyen de consanguinité a été fixé peut nous renseigner sur des populations en élevage pour lesquelles le choix d'une méthode de sélection peut amener à un accroissement rapide de son degré de consanguinité. Les conséquences de cette évolution se traduisent par une augmentation de l'homozygotie une réduction de la résistance du groupe vis à vis des maladies ( Soulaymani et al. 1997) et une chute considérable du rendement de l'élevage. <br />  Notre population expérimentale peut nous conduire à un certain nombre d'observations sans donner de conclusions sur les populations en captivité. Ainsi, il est bien établi l'existence d'une corrélation nette entre le degré de consanguinité et la production d'oeufs fertiles et de pigeonneaux. Ceci concorde avec les travaux Dobzhans ky &amp; ; Spassky (1963), Stone et al. (1963)et Malogolowkin et al. 1964) sur la drosophile. <br />  Cette relation s'accentue au cours de leur développement. A l'âge de quatre semaine, stade déterminant de point de vue économique (âge d'abattage) pour le pigeon de chair, cette production se trouve réduite de moitié pour les degrés de consanguinité élevé (cas de l'union frère-soeur). L'avantage des individus issus du croisement témoin paraît s'amplifier avec l'âge. Ceci concorde parfaitement avec les travaux de Vindevogel et al. (1987) qui indiquent que l'immunité acquise à partir du lait de jabot diminue avec l'âge et disparaît complètement vers la troisième semaine. L'avantage du rendement associé au témoin est hautement significatif en pourcentage, l'importance des différences correspondantes entre deux périodes successives est réduite. Cependant, on peut remarquer sans tirer de conclusions que l'avantage observé est dû à une diminution de la variabilité génétique des groupes consanguins. La variation du nombre moyen de pigeonneaux en fonction de l'âge confirme ces conclusions et montre la relation inversement proportionnelle entre degré de parenté et viabilité des pigeonneaux. Les coefficients de corrélations calculés pour les divers paramètres confirment ces résultats. <br />   <br />  <b>Ainsi, une conduite d'élevage doit tenir compte des effets néfastes du degré d'union en faisant des schémas d'accouplement appropriés</b>, en subdivisant la population en plusieurs volières ce qui permet d'avoir des descendants sans lien de parenté pour les éventuelles réformes de reproducteurs. <br />  Un suivi correcte de la descendance évitera l'augmentation du degré de consanguinité. D'autres modèles sont proposés par Nomura &amp; ; Yonezawa 1996 qui comparent quatre systèmes d'accouplements pour éviter la consanguinité. <br />  <b>Un enrichissement de l'élevage par apport d'individus appartenant à d'autres populations augmentera la variabilité génétique de la population et par conséquent ne sera que bénéfique pour l'éleveur et l'élevage</b>. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>7 – Approche mathématique de la consanguinité</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/572380-698531.jpg" alt="Consanguinité en colombophilie" title="Consanguinité en colombophilie" />
     </div>
     <div>
      <BODY BGCOLOR="#EEEEFF" FONTCOLOR="#993300"  TEXT="#00004F">
<H2><FONT COLOR=#900060>Consanguinit&eacute;</FONT></H2><TABLE>
</TABLE>
I- DEFINITION <br>
II- COEFFICIENT DE CONSANGUINITE D'UN INDIVIDU
<DIR>II-1. FORMULATION<br>
II-2. FORMULE GENERALE</DIR>
III- CONSANGUINITE D'UNE POPULATION<br>
IV- AUTOFECONDATION<br>
V- GENERALISATION
<DIR>V-1. FREQUENCES GENOTYPIQUES A l'EQUILIBRE<br>

V-2. PROPRIETES de la CONSANGUINITE</DIR>
VI- POPULATION HUMAINE<br>
VII- CONSEIL GENETIQUE <br>
VIII- ALLELE RARE - ALLELE FREQUENT
<DIR>VIII-1. EXERCICE<br>
VIII-2. CONSEQUENCES PRATIQUES</DIR>
IX- CONSANGUINITE - HETEROZYGOTIE - LIGNEE ISOGENETIQUE<br>
X- SYSTEME MULTIALLELIQUE
<DIR>X-1. EXERCICE</DIR>
<center>*</center><p>

<p>
<b>I- DEFINITION</b> <p>
<li>Un sujet est en situation de consanguinit&eacute; si pour un locus
donn&eacute;, il poss&egrave;de deux all&egrave;les identiques, par copie
d'<i>un seul et m&ecirc;me</i> g&egrave;ne<i> anc&ecirc;tre</i>.<p>

<li>Le coefficient de consanguinit&eacute; (Cc ou F) est la probabilit&eacute;
pour que les deux g&egrave;nes all&egrave;les que poss&egrave;de un individu en
un locus donn&eacute; soient identiques<i> par descendance</i>.<p>
--&gt; cela suppose un anc&ecirc;tre (A) commun aux parents P et M de l'individu I &eacute;tudi&eacute;.<p>

<p>
<b>II- COEFFICIENT DE CONSANGUINITE D'UN INDIVIDU</b><p>
<p>
<b>II-1. FORMULATION</b><p>
<LI>En premier, recherche sur l'arbre g&eacute;n&eacute;alogique de l'anc&ecirc;tre commun (ou des anc&ecirc;tres communs).
<li>Puis, calcul des probabilit&eacute;s; exemple:
<li>A poss&egrave;de les all&egrave;les a1 et a2. Il transmet aux arri&egrave;re
grands parents AGP:<dir>
<li>soit des all&egrave;les identiques (a1 et a1 ou: a2 et a2)  --&gt; proba: 1/2
<li>soit des all&egrave;les diff&eacute;rents (a1 et a2 ou: a2 et a1), 
</dir>
mais... si A est lui m&ecirc;me consanguin (avec un coefficient de
consanguinit&eacute; F<sub>A</sub>), a1 et a2 ont alors une probabilit&eacute; F<sub>A</sub> d'&ecirc;tre identiques, et il transmet a1 et a2 avec une proba 1/2, soit  F<sub>A</sub> x 1/2<p>

Au total, A transmet l'identit&eacute; avec une proba: 1/2 + 1/2 F<sub>A</sub>, soit: 1/2 (1 + F<sub>A</sub>)<br>
Note: F<sub>A</sub> peut &ecirc;tre &eacute;gal &agrave; z&eacute;ro<p>

<li>Chaque g&eacute;n&eacute;ration i a une proba 1/2 de transmettre cet
all&egrave;le &agrave; i+1; donc une proba (1/2)<sup>n</sup> au bout de n
g&eacute;n&eacute;rations; soit (1/2)<sup>p</sup> pour aller de AGP1 &agrave; I
et (1/2)<sup>m</sup> pour aller de AGP2 &agrave; I, si<i> p et m sont les
nombres de cha&icirc;nons reliant, respectivement le p&egrave;re et la
m&egrave;re &agrave; l'anc&ecirc;tre commun</i> (ici p = m = 3)<p>

<li>Donc: &nbsp;&nbsp; FI = (1/2)<sup>p+m+1</sup>(1+F<sub>A</sub>)  ...<p>
<li>Et, pour plusieurs anc&ecirc;tres communs (non consanguins entre eux), une
sommation <FONT FACE="Symbol" SIZE=3>S</FONT>, addition des diff&eacute;rentes consanguinit&eacute;s,
nous donne la:<p>
<p>
<b>II-2. FORMULE GENERALE</b>:  FI = <FONT FACE="Symbol" SIZE=3>S</FONT>(1/2)<sup>p+m+1</sup>(1+F<sub>Ai</sub>) <p>

<li>Note: F<sub>A</sub> est n&eacute;gligeable chez l'homme et au niveau de l'individu,
mais ne l'est pas forc&eacute;ment chez la drosophile, surtout au niveau d'une population enti&egrave;re.<p>
<li>Les &eacute;tudes de g&eacute;n&eacute;alogie sont indispensables pour
quantifier la consanguinit&eacute;
<p>

<p>
<b>III- CONSANGUINITE D'UNE POPULATION</b><p>
Le coefficient moyen de consanguinit&eacute; est &eacute;gal &agrave; la
moyenne pond&eacute;r&eacute;e des diff&eacute;rents coefficients individuels
par les fr&eacute;quences des diff&eacute;rents types de croisement entre
apparent&eacute;s.<p>
Pour l'&eacute;valuer, on inventorie les individus des diff&eacute;rents types
de croisement entre apparent&eacute;s, et on les classe d'apr&egrave;s la
valeur de Fx.<p>

<b>FORMULE </b><FONT FACE="Symbol" SIZE=3>a</FONT> = <FONT FACE="Symbol" SIZE=3>S</FONT> F<sub>i</sub>f<sub>i</sub> si f<sub>i</sub>  est la fr&eacute;quence des
sujets de consanguinit&eacute; F<sub>i</sub>.<p>

<li>Exemple: soit une population dont 6% sont consanguins, parmi lesquels: 2.5%
ont un F = 1/8; 2% un F = 1/16, et 1.5% un F = 1/32; quelle est la
consanguinit&eacute; de cette population?<p>
<li>R&eacute;ponse: <FONT FACE="Symbol" SIZE=3>a</FONT>= (2.5 X 1/8) + (2 X 1/16) + (1.5 X 1/32) =
0.484%<p>
<p>
<b>IV- AUTOFECONDATION</b><p>
C'est la f&eacute;condation exclusive de chaque g&eacute;notype par lui
m&ecirc;me (situation possible chez le mais, pas chez la drosophile, ni chez l'homme).<br>

Soit une population de plantes, sous HW en Go, que l'on met ensuite en
situation d'autof&eacute;condation:<p>
<dir>
<TABLE BORDER=1>
<tr><TD>&nbsp;</TD><TD>AA</TD><TD>&nbsp;</TD><TD>Aa</TD><TD>&nbsp;</TD><TD>aa</TD></TR>
<tr><TD>Go </TD><TD>0.25</TD><TD>&nbsp;</TD><TD>0.50</TD><TD>&nbsp;</TD><TD>0.25</TD></TR>
<TR></TR>
<tr><TD>autof&eacute;condation </TD><TD>AA</TD><TD>AA </TD><TD>Aa </TD><TD>aa </TD><TD>aa</TD></TR>

<tr><TD>&nbsp;</TD><TD>X 1</TD><TD>X1/4</TD><TD>X1/2</TD><TD>X1/4</TD><TD>X1 </TD></TR>
<TR></TR>
<tr><TD>G1</TD><TD>0.25 </TD><TD>0.125</TD><TD>0.25 </TD><TD> 0.125 </TD><TD>0.25</TD><TR>
<tr><TD>&nbsp;</TD><TD>AA</TD><TD>&nbsp;</TD><TD>Aa</TD><TD>aa</TD><TD> etc...</TD><TR>

</TABLE>
</dir>
<p>
Quelle est la fr&eacute;quence H<sub>n</sub> des h&eacute;t&eacute;rozygotes &agrave; la
g&eacute;n&eacute;ration n?<dir>
H<sub>n</sub> = 1/2 H<sub>n</sub>-1 --&gt; H<sub>n</sub> = (1/2)<sup>n</sup>H<sub>o</sub>; tend vers z&eacute;ro.<p>

D<sub>n</sub> = D<sub>n</sub>-1 + 1/4 H<sub>n</sub>-1<p>
R<sub>n</sub> = R<sub>n</sub>-1 + 1/4 H<sub>n</sub>-1  </dir>

--&gt; &agrave; l'&eacute;quilibre en autof&eacute;condation: D<sub>eq</sub> = D<sub>o</sub> + 1/2
H<sub>o</sub>; H<sub>eq</sub> = 0; R<sub>eq</sub> = R<sub>o</sub> + 1/2 H<sub>o</sub><p>

Etant sous HW en G<sub>o</sub>, D<sub>o</sub> = p<sup>2</sup>; H<sub>o</sub> = 2pq; R<sub>o</sub> = q<sup>2</sup><p>
--&gt; D<sub>eq</sub> = p<sup>2</sup> + 1/2 2pq = 
p<sup>2</sup> + pq = p (p +q) = p; de m&ecirc;me pour R<sub>eq</sub> --&gt;<p>

<li>Fr&eacute;quences g&eacute;notypiques &agrave; l'&eacute;quilibre:<dir>
D<sub>eq</sub> = p<br>
H<sub>eq</sub> = 0<br>

R<sub>eq</sub> = q<br>
</dir>
&nbsp;<p>
<b>V- GENERALISATION</b>
<dir>
<TABLE BORDER=1>
<TR><TD>G&eacute;notypes</TD><TD>cas g&eacute;n&eacute;ral</TD><TD>panmixie</TD><TD>autof&eacute;condation</TD></TR>

<TR><TD>&nbsp;</TD><TD>0 &lt;= F &lt;= 1</TD><TD>F=0</TD><TD>F=1</TD></TR>
<TR><TD>&nbsp;</TD><TD>allozygotie + autozygotie</TD><TD>&nbsp;</TD><TD>&nbsp;</TD></TR>
<TR><TD>AA</TD><TD>p<sup>2</sup>(1-F) + pF</TD><TD>p<sup>2</sup></TD><TD> p</TD></TR>

<TR><TD>Aa</TD><TD>2pq(1-F)</TD><TD>2pq</TD><TD>0</TD></TR>
<TR><TD>aa</TD><TD>q<sup>2</sup>(1-F) + qF</TD><TD>q<sup>2</sup></TD><TD>q </TD></TR>
</TABLE>
</DIR>
Ainsi, toute population (et donc entre autre une population consanguine) va
&eacute;voluer comme si:<dir>

<li>une fraction (1-F) &eacute;voluait en panmixie
<li>une fraction F &eacute;voluait en autof&eacute;condation<br>
	F &eacute;tant le coefficient de consanguinit&eacute; moyen de la population.
F=0 en panmixie, F=1 en autof&eacute;condation</dir>
<li>Les fr&eacute;quences g&eacute;notypiques &agrave; l'&eacute;quilibre
seront:<dir>

F(AA)eq = p<sup>2</sup>(1 - F) + pF = p<sup>2</sup> - p<sup>2</sup>F + pF =
p<sup>2</sup> + Fp (1 -  p) = p<sup>2</sup> + Fpq;  de m&ecirc;me pour F(aa);
ainsi:</dir>
<p>

<b>V-1. FREQUENCES GENOTYPIQUES A l'EQUILIBRE</b><p>
<b>FORMULE</b>:<dir>F(AA)eq = p<sup>2</sup> + Fpq<br>
F(Aa)eq = 2pq(1 - F)<br>
F(aa)eq = q<sup>2</sup> + Fpq</DIR>
<b>FORMULE</b> <br>Le risque pour un sujet consanguin d'&ecirc;tre homozygote pour
l'all&egrave;le a est: F(aa) = q<sup>2</sup> + Fpq<br>

<li>Une autre d&eacute;monstration des relations F(AA) = p<sup>2</sup> + Fpq,
F(Aa) = 2pq(1 - F), et F(aa) = q<sup>2</sup> + Fpq exite <b><a href=ConsangPopuFr.html></a></b>
<li>Les fr&eacute;quences all&egrave;liques sont elles modifi&eacute;es .<p>

F(A) = D + H/2 = p<sup>2</sup> + Fpq + 2pq(1 - F)/2 = p<sup>2</sup> + Fpq + pq
- Fpq = p<sup>2</sup> + pq = p(p + q) = p --&gt; invariant; donc:<p>
<p>
<b>V-2. PROPRIETES de la CONSANGUINITE</b><p>
La consanguinit&eacute;:  <dir>

<li>modifie les fr&eacute;quences g&eacute;notypiques. 
On observe un accroissement de la fr&eacute;quence des homozygotes et une
 diminution de celle des
h&eacute;t&eacute;rozygotes.
<li>ne modifie pas les fr&eacute;quences all&egrave;liques</dir>
 <p>
<b>VI- POPULATION HUMAINE</b><p>
Il est usuel dans la population humaine qu'il y aient plusieurs anc&ecirc;tres
communs (ex ci dessous: AH et AF anc&ecirc;tres homme et femme, parents des GP
1 et 2). En pratique, on simplifie la formule en: <p>

<b>FORMULE</b> CcI = <FONT FACE="Symbol" SIZE=3>S</FONT>(1/2)<sup>p+m+1</sup><p>
<sup></sup>Exemple: Parents cousins germains: p=2; m=2; <FONT FACE="Symbol" SIZE=3>S</FONT> est la somme
de 2 termes, puisqu'il y a 2 possibilit&eacute;s d'avoir des all&egrave;les
identiques: par AH et par AF (soit 2 anc&ecirc;tres communs); donc,<p>
R&eacute;ponse:  Fi = (1/2)<sup>2+2+1 </sup>+<sup> </sup>(1/2)<sup>2+2+1

</sup>= 1/16<p>
<p><b>VII-1. CONSEIL GENETIQUE</b><p>
<i>Pour un all&egrave;le mut&eacute; d&eacute;l&eacute;t&egrave;re (rare par
d&eacute;finition) autosomique r&eacute;cessif de fr&eacute;quence q, le risque
pour un enfant consanguin d'&ecirc;tre homozygote pour cet all&egrave;le
est:<b> q x Cc</b> alors qu'il est de <b>q<sup>2</sup></b> pour les enfants de
parents non consanguins.</i><p>

<i></i>
<li>Note:  la formule exacte q<sup>2</sup>+ pqCc est remplac&eacute;e par
l'approximation: q x Cc. Celle ci est pertinente en G&eacute;n&eacute;tique
humaine (conseil g&eacute;n&eacute;tique) quand/parce que q est tr&egrave;s
petit.<p>
<b>Exercice 1</b>: Parents cousins germains; pour un g&egrave;ne mut&eacute; &agrave;
transmission autosomique r&eacute;cessif de fr&eacute;quence q = 1/100 (exemple
de la phenylc&eacute;tonurie, l'une des maladies autosomique r&eacute;cessive
les plus fr&eacute;quentes) : quel est le risque dans la population
g&eacute;n&eacute;rale? quel est le risque pour I d'&ecirc;tre atteint?<br>

R&eacute;ponse: <br>
<li>pour la population g&eacute;n&eacute;rale:  q <sup>2 </sup> = 1/10 000
<li>pour I, il est, par la formule: q x Cc =   1/100&nbsp;x 1/16&nbsp; = 1/1
600
<li>Note: le risque d'une maladie autosomique r&eacute;cessive chez l'individu
I, par rapport &agrave; la population g&eacute;n&eacute;rale, est accru du
facteur: q x Cc /  q <sup>2 </sup>= Cc / q  ici = 6.25  (et, si l'on utilise
la formule exacte (q<sup>2</sup>+ pqCc) /  q <sup>2</sup> = 7.19)<p>

<p>
<b>Exercice 2</b>: m&ecirc;me exercice, mais pour une fr&eacute;quence 
q = 1/10 000 du g&egrave;ne mut&eacute;.br>
R&eacute;ponse: <br>
<li>pour la population g&eacute;n&eacute;rale:  q <sup>2 </sup> = 1/100 000 000
<li>pour I, il est, par la formule: q x Cc =   1/10 000&nbsp;x 1/16&nbsp; = 1/160
000

<li>le risque chez l'individu I par rapport &agrave; la population
g&eacute;n&eacute;rale, est accru du facteur Cc / q  ici = 625 et, si l'on
utilise la formule exacte q<sup>2</sup>+ pqCc / q <sup>2 </sup>= 626 (plus l'allele est rare, plus l approximation q x Cc est bonne).<p>
<p>
<b>VIII- ALLELE RARE - ALLELE FREQUENT</b><p>
<p>
<b>VIII-1. EXERCICE</b><p>
<li>soit le g&egrave;ne A dont l'all&egrave;le r&eacute;cessif a a une
fr&eacute;qence F(a) = q = 0.5,

<li>soit le g&egrave;ne B dont l'all&egrave;le r&eacute;cessif b a une
fr&eacute;qence F(b) = q = 0.0001, fr&eacute;quence assez classique pour un
all&egrave;le morbide,<br>
calculez pour chacun de ces deux g&egrave;nes
la-fr&eacute;quence-des/le-risque-d'-&ecirc;tre homozygote(s)
r&eacute;cessif(s)<ol>
<li>sous Hardy-Weinberg (HW)
<li>pour un enfant consanguin de parents cousins germains
<li>comparez</ol>

R&eacute;ponse:<ol>
<li>sous HW:<uk>
<li>F(aa) = q<sup>2</sup> = (0.5)<sup>2</sup> = 0.25
<li>F(bb) = q<sup>2</sup> = (0.0001)<sup>2</sup> = (10<sup>-4</sup>)<sup>2</sup> =
10<sup>-8</sup></ul>

<LI>pour un enfant consanguin de parents cousins germains:  <ul>
<li><FONT FACE="Symbol" SIZE=3>S</FONT>(1/2)<sup>p+m+1</sup>= (1/2)<sup>5</sup> + (1/2)<sup>5</sup> =
(1/2)<sup>4</sup> = 0.0625
<li>F(aa) = q<sup>2 </sup>+ Fpq = (0.5)<sup>2</sup> + 0.0625 X 0.5 X 0.5 =
0.2656

<li>F(bb) = q<sup>2</sup> + Fpq = (10<sup>-4</sup>)<sup>2</sup> + 0.0625 X 1 X
10<sup>-4</sup> = (1 + 625)10<sup>-8</sup> = 626 X 10<sup>-8</sup>

</UL>
<li>comparaison: l'augmentation de la fr&eacute;quence (du risque)
d'homozygotie due &agrave; la consanguinit&eacute; sera<dir>
F(consang.)/F(sous HW), c'est &agrave; dire:
<li>pour l'all&egrave;le fr&eacute;quent: 0.26256 / 0.25 = 1.06 augmentation
faible
<li>pour l'all&egrave;le morbide rare: 626 X 10<sup>-8</sup>/10<sup>-8 </sup>=
626 !!!</DIR>

<p>
<b>VIII-2. CONSEQUENCES PRATIQUES</b><p>
En d'autre termes, l'augmentation est: (q<sup>2 </sup>+ Fpq)/q<sup>2 </sup>=
1 + Fp/q<ul>
<li>quand p = q: --&gt; = 1 + F <FONT FACE="Symbol" SIZE=3>@</FONT> 1<p>
<li>quand q rare, p <FONT FACE="Symbol" SIZE=3>S</FONT> 1 --&gt; = 1 + F/q <FONT FACE="Symbol" SIZE=3>@</FONT> F/q, avec
Fmax = 0.25 (inceste), F souvent de l'ordre de 1 &agrave; 5 X 10<sup>-2</sup>

et q = 10<sup>-3 </sup>ou 10<sup>-4</sup>, donc un risque augment&eacute; d'un
facteur 10<sup> </sup>&agrave; 10<sup>3</sup>, ce qui est
g&eacute;n&eacute;ralement le cas pour les maladies r&eacute;cessives. Les
isolats, &agrave; forte consanguinit&eacute;, permettent l'&eacute;mergeance
de maladies exceptionnelles.</UL>

&nbsp;<p>
<b>IX- CONSANGUINITE - HETEROZYGOTIE - LIGNEE ISOGENETIQUE</b><p>
<li>Au niveau de l'esp&egrave;ce humaine, le pourcentage de loci
h&eacute;t&eacute;rozygotes, calcul&eacute; en polymorphisme enzymatique a
comme valeur H = 0,067. On peut consid&eacute;rer qu'il y a 30000 g&egrave;nes
de structure, et par cons&eacute;quent 2010 g&egrave;nes &agrave; l'&eacute;tat
h&eacute;t&eacute;rozygote dans le g&eacute;nome humain (30000 x 0,067 =
2010).<p>

Si un individu provient d'un croisement oncle - ni&egrave;ce:<dir>
<li>cet individu serait plus "homog&egrave;ne" que ses parents, car plus
consanguin,
<li>le pourcentage de ses g&egrave;nes h&eacute;t&eacute;rozygotes passera de
2010 &agrave; 1759 g&egrave;nes (2010 x 7/8) puisque Fi = 1/8 (1/8 de
g&egrave;nes identiques par la consanguinit&eacute;).</DIR>
Cons&eacute;quences: Si on fait des croisements consanguins r&eacute;guliers
(exemple de croisement fr&egrave;re - soeur chez la souris), &agrave; chaque
g&eacute;n&eacute;ration :<dir>

--&gt; Fi tend vers la valeur 1,<br>
--&gt; les individus vont devenir totalement homozygotes.</DIR>
A l'int&eacute;rieur de chaque famille, tous les individus seront identiques au
sens g&eacute;n&eacute;tique du terme.<dir>
<li>exactement le m&ecirc;me g&eacute;nome
<li>exactement les m&ecirc;mes g&egrave;nes.</DIR>

Ceci conduit &agrave; la notion de lign&eacute;e isog&eacute;n&eacute;tique.<p>
<p>
<b>X- SYSTEME MULTIALLELIQUE</b><p>
<li>Les fr&eacute;quences g&eacute;notypiques &agrave; l'&eacute;quilibre
seront, pour tout homozygote A<sub>i</sub>A<sub>i</sub> et tout h&eacute;t&eacute;rozygote A<sub>i</sub>A<sub>j</sub>:<dir>

F(A<sub>i</sub>A<sub>i</sub>) = p<sub>i</sub><sup>2</sup>(1 - F) + p<sub>i</sub>F<br>
F(A<sub>i</sub>A<sub>j</sub>) = 2p<sub>i</sub>p<sub>j</sub>(1 - F)</DIR>

<br>
<b>X-1. EXERCICE: CONSANGUINITE POUR UN LOCUS ET TROIS ALLELES</b><p>
Dans une population d'une esp&egrave;ce diplo&iuml;de &agrave; sexes
s&eacute;par&eacute;s et &agrave; g&eacute;n&eacute;rations
s&eacute;par&eacute;es, on s'int&eacute;resse &agrave; un locus autosomal
triall&eacute;lique (trois &eacute;tats all&eacute;liques possibles : A1, A2 et
A3).

<p>
On observe un &eacute;chantillon de 400 individus. Les effectifs des divers
g&eacute;notypes sont les suivants :<dir><TABLE BORDER=1>
<tr><TD>A1A1</TD><TD>A1A2</TD><TD>A1A3</TD><TD>A2A2</TD><TD>A2A3</TD><TD>A3A3</TD></TR>
<tr><TD>32</TD><TD>36</TD><TD>60</TD><TD>57</TD><TD>90</TD><TD>125</TD></TR>

</table></dir><br>
<ol>
<li>Estimer les fr&eacute;quences all&eacute;liques.
<li>Peut-on consid&eacute;rer qu'on a les proportions de la panmixie dans
l'&eacute;chantillon?
<li>Sachant qu'il n'y a ni s&eacute;lection, ni mutation, ni migration, ni
d&eacute;rive (grande population), la consanguinit&eacute; peut-elle expliquer
l'&eacute;cart ? Quelles sont alors les proportions th&eacute;oriques des
divers g&eacute;notypes sachant que le coefficient moyen de
consanguinit&eacute; est F ?

<li>Estimer la valeur de F d'apr&egrave;s les proportions de
l'&eacute;chantillon.</OL>
<p>
R&eacute;ponse:<ol>
<li>Les fr&eacute;quences all&eacute;liques sont estim&eacute;es par
d&eacute;nombrement d'all&egrave;les. D'o&ugrave;, pour l'all&egrave;le A1 par
exemple:<br>

fr&eacute;quence de A1 = ((2 x 32) + 36 + 60) / (2 x 400) =  0,20  = p<br>
de m&ecirc;me: fr&eacute;quence de A2= 0,30 = q ;  fr&eacute;quence de A3 =
0,50 = r
<li>Les proportions de la panmixie sont en fait celles donn&eacute;es par la loi
de Hardy-Weinberg.<br>
a) Fr&eacute;quences th&eacute;oriques des g&eacute;notypes d'apr&egrave;s la
loi de Hardy-Weinberg<br>
<TABLE BORDER=1>

<TR><TD>A1A1 :</TD><TD> p<sup>2</sup> = 0,20<sup>2 </sup></TD><TD>A1A2 :</TD><TD> 2 pq = 2 x 0,20 x 0,30</TD></TR>
<TR><TD>A2A2 :</TD><TD> q<sup>2</sup> = 0,30<sup>2</sup></TD><TD>A1A3 :</TD><TD> 2 pr = 2 x 0,20 x 0,50</TD></TR>

<TR><TD>A3A3 :</TD><TD> r<sup>2</sup> = 0,50<sup>2</sup></TD><TD>A2A3 :</TD><TD> 2 qr = 2 x 0,30 x 0,50</TD></TR>
</TABLE>
avec p, q, r : les fr&eacute;quences respectives des all&egrave;les A1, A2 et
A3.<br>
b) Effectifs th&eacute;oriques<br>

<TABLE BORDER=1>
<TR><TD>A1A1 :</TD><TD>0,202 x 400 =16</TD><TD>A1A2 :</TD><TD> 48</TD></TR>
<TR><TD>A2A2 :</TD><TD> 36</TD><TD>A1A3 :</TD><TD> 80</TD></TR>
<TR><TD>A3A3 :</TD><TD>100</TD><TD>A2A3 :</TD><TD>100</TD></TR>

</TABLE>
<br>
c) Comparaison des effectifs th&eacute;oriques aux effectifs observ&eacute;s
par un test chi deux de conformit&eacute;<br>
<FONT FACE="Symbol" SIZE=3>c</FONT><sup>2</sup>  = (32 - 16)2/16 + ....... + (125 - 120)2/100  = 50<br>
dd1 = 6 - 2 - 1 = 3 ; au seuil de 5%, le [[chi]]2 calcul&eacute; est
sup&eacute;rieur &agrave; celui de la table (7,815) il est donc hautement
significatif. Par cons&eacute;quence les proportions des g&eacute;notypes ne
sont pas conformes &agrave; celles de la loi de Hardy-Weinberg, on peut rejeter
l'hypoth&egrave;se de la panmixie.</OL>

<LI>La consanguinit&eacute; a pour effet d'augmenter la fr&eacute;quence des
homozygotes et de diminuer celle des h&eacute;t&eacute;rozygotes, par rapport
aux proportions donn&eacute;es par la loi de Hardy-Weinberg. C'est
effectivement ce que l'on constate. Par cons&eacute;quent, la
consanguinit&eacute; peut expliquer les &eacute;carts significatifs entre les
effectifs observ&eacute;s et th&eacute;oriques pr&eacute;c&eacute;dents.<p>
Pour l'ensemble de la population, les fr&eacute;quences th&eacute;oriques des
g&eacute;notypes sont:<dir>

<TABLE BORDER=1>
<TR><TD>A1A1 : (1 - F) p<sup>2</sup> + Fp</TD><TD>A1A2  :  2 pq (1 - F)</TD></TR>
<TR><TD>A2A2 : (1 - F) q<sup>2</sup> + Fq</TD><TD>A1A3  :  2 pr (1 - F)</TD></TR>
<TR><TD>A3A3 : (1 - F) r<sup>2</sup> + Fr</TD><TD>A2A3   : 2 qr (1 - F)</TD></TR>

</TABLE><p>
</DIR>
<LI>La fr&eacute;quence des A1A2  permet tout simplement de calculer F:<br>
fr&eacute;quence des A1A2  = 2 pq (1 - F)<br>
36/400 = 2 x 0,20 x 0,30 (1 - F) donc 1 - F = 0,75<br>
F = 0,25<br>
<p>
<p>
<b>Contributeurs:</b>
<p>
Robert Kalmes, Jean-Loup Huret. 

</BODY>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>8 – Le cas particulier du Maroc face à la consanguinité</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/572380-1686376.jpg" alt="Consanguinité en colombophilie" title="Consanguinité en colombophilie" />
     </div>
     <div>
      Dans les espèces de petite taille et à rythme de reproduction rapide, l'effort de sélection ne porte que sur une fraction très limitée de la population. En effet, il est possible d'assurer rapidement, au travers d'un échelon de multiplication, la diffusion du progrès génétique ainsi crée à l'ensemble de la population en production. Ce progrès génétique à la suite de toute sélection intensive entraîne à long terme une augmentation de la consanguinité et une réduction de la variabilité génétique ( Colleau 1985). En effet, la ressemblance entre apparentés est un des phénomènes fondamentaux qui touche l'amélioration génétique des êtres vivants. L'éleveur garde ses meilleurs animaux en apparence pour procréer la génération suivante, il espère que la supériorité de ses reproducteurs est au moins en partie génétique et qu'elle va se transmettre à leurs descendants. <b>Il participe ainsi sans le savoir à une perte de vigueur des descendants et par conséquent à une augmentatino du degré de consanguinité moyen de sa population. </b> <br />  Les populations de pigeons se trouvent particulièrement soumises à de telles conditions. Et si le problème de consanguinité reste encore incompréhensible chez quelques éleveurs confirmés dans les pays où la colombiculture est industrialisée, il bloque complètement le développement de cet élevage au Maroc. En effet, la majorité des tentatives d'élevage dans ces régions se pratique à partir d'une population limitée dont l'accroissement favorise les unions consanguines, et si on prend en considération qu'aucune prévention sanitaire n'est pratiquée pour ces élevages,<b> il est évident que ceux-ci ont tendance à disparaître par la chute de la résistance du groupe vis à vis des maladies bactériennes et virales.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>9 – Conclusion</b></div>
     <div>
      Nous nous sommes rendu compte que l’utilisation de la consanguinité est utilisé depuis la nuit des temps pour améliorer la race de ses pigeons. <b>Sa mauvaise réputation n’est issu que de nos croyances judéo-chrétienne et de l’idée que l’on se fait de la consanguinité humaine notamment au niveau légal.</b> Il existe un mythe, popularisé tout le long du XIXe siècle, de la tare héréditaire ou congénitale, et de l'influence néfaste d'une consanguinité importante. Pourtant, bien avant cela, la consanguinité était largement pratiquée ! <br />  Il est évident qu’une lignée consanguine est une solution très adaptée à l’augmentation des capacités de ses pigeons. <br />  Utiliser l’élevage par lignée et y utiliser des techniques de consanguinité n’apporte rien de nouveau dans la lignée mais permet d’obtenir des souches plus pures pour certaines qualités. <br />  Pour autant, un croisement améliorateur permettra d’ajouter à une lignée une caractéristique détenue par une autre lignée, la consanguinité ne doit donc pas empêcher le colombophile de croiser deux lignées pour obtenir de meilleurs résultats au concours. <br />  <b>Une chose est sûre : si vous laissez vos pigeons s'accoupler n'importe comment, sans sélection, la masse tendra à retrouver les caractéristiques originelles du biset.</b> Des colombiculteurs vous le démontrent à volonté et la preuve est bien établie dans les grandes villes : il suffit de regarder les pigeons qui s'y reproduisent en toute liberté, il est donc primordiale de sélectionner les pigeons qui participeront à la reproduction par diverses techniques de types phenotypiques (apparence extérieur) <br />   <br />  <b>Enfin, je souhaite soulever que si l’utilisation de la consanguinité permet le renforcement des qualités de ses pigeons, elle renforce mathématiquement, dans les même proportions les défauts.</b> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>sources</b></div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www3.interscience.wiley.com">Wiley Intersciences</a>  <br />   <br />  <span style="text-decoration:underline">Impact du degré de parenté sur la prolificité, l'éclosabilité et la viabilité des descendants dans une population expérimentale de pigeons</span> <br />  A. Soulaymani, B. Benazzouz et A. Mokhtari <br />  Laboratoire de Pharmacologie et de Toxicologie, Unité de Génétique, Faculté des Sciences, Université Ibn Tofaïl, B.P. 133, Kénitra 14000, Maroc <br />   <br />  "Atlas of Genetics and Cytogenetics in Oncology and Haematology" <br />   <br />  "La Vie Colombophile" Jean-Philippe Delmarle <br />   <br />  The Consanguinité reference article from the French Wikipedia on 27-Jul-2004 <br />   <br />  Santé et rendement du pigeon - STOSSKOPF J.P. <br />   <br />  Thèse de doctorat du Muséum national d'Histoire naturelle Présentée par M. François GUILLONNEAU <br />   <br />  Européean Initiative for bioterchnology Education "La génétique humaine" <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.atout-pigeon.com/Consanguinite-en-colombophilie_a527.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Association Colombophile, plaidoyer pour une colombophilie guadeloupéenne</title>
   <updated>2012-12-05T13:05:00+01:00</updated>
   <id>http://www.atout-pigeon.com/Association-Colombophile-plaidoyer-pour-une-colombophilie-guadeloupeenne_a499.html</id>
   <category term="AMICALE COLOMBOPHILE MALENDURE" />
   <photo:imgsrc>http://www.atout-pigeon.com/photo/art/imagette/537297-656293.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-12-05T12:59:00+01:00</published>
   <author><name>JEAN JACQUES COUDIERE</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pourquoi pas nous?     <div><b>Le pigeon voyageur à la portée de tous avec l'association colombophile</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/537297-656293.jpg" alt="Association Colombophile, plaidoyer pour une colombophilie guadeloupéenne" title="Association Colombophile, plaidoyer pour une colombophilie guadeloupéenne" />
     </div>
     <div>
      Le pigeon voyageur, cet oiseau mythique a été introduit en 1989 à Malendure à Bouillante en <a class="link" href="http://www.atout-guadeloupe.com">Guadeloupe</a>, par Jonas et Jean-Jacques. <strong>L'amicale colombophile de Malendure, est née en mai 1993, de la volonté de nos deux compères et d'une grande partie de la famille de Jonas, qui est toujours avec nous.</strong> Depuis cette date, chaque année dès le premier samedi de janvier, jusqu'au dernier samedi d'Avril, les championnats colombophiles sont organisés. Ces championnats sont acharnés, récompensés par une foule de coupes et de lots divers. <br />  <strong>Les paris sont autorisés mais contrôlés par une règlementation spéciale</strong>. A l'Amicale colombophile de Malendure, nous ne jouons pas, mais cela pourrait se faire, si d'autres associations voyaient le jour? <br />   <br />   <br />  <span style="BACKGROUND-COLOR: #02eddf">Le Maroc, un grand pays colombophile, ces trois magnifiques pigeons voyageurs, appartiennent à Hassan, un ami du Maroc</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>C'est toute la question</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/537297-656295.jpg" alt="Association Colombophile, plaidoyer pour une colombophilie guadeloupéenne" title="Association Colombophile, plaidoyer pour une colombophilie guadeloupéenne" />
     </div>
     <div>
      Nous avions aidé à la création de deux autres associations qui ont fermées depuis, Le Gosier et Sainte Rose. Elles sont fermées pour des raisons toutes bêtes, les dirigeants étaient des métropolitains, professeurs, qui ne sont restés en <a class="link" href="http://www.guadeloupe-hebergement.com">location en Guadeloupe</a>  que quelques années! Ceux ci n'avaient pas préparé la relève, les colombophiles guadeloupéens se sont peu à peu retirés, démotivés! <br />  Ces échecs ne nous ont pas arrêtés dans nos actions de propagande, pourtant nous n'avons pas obtenu les résultats souhaités? Combien de temps encore resterons nous tous seuls en Guadeloupe...........et aux DOM-TOM? <br />   <br />   <br />  <span style="BACKGROUND-COLOR: #02eddf">Colbert dans son colombier</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Que faut il faire pour créer une autre association colombophile?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/537297-656301.jpg" alt="Association Colombophile, plaidoyer pour une colombophilie guadeloupéenne" title="Association Colombophile, plaidoyer pour une colombophilie guadeloupéenne" />
     </div>
     <div>
      Alors que le monde entier connait Bouillante comme centre de <a class="link" href="http://www.bleu-passion-guadeloupe.com">plongée en Guadeloupe</a>  et grâce aux colombophiles de Malendure, les guadeloupéens nous ignorent! C'est vrai que les médias nous ignorent également, en dehors de France-Antilles qui publie nos manifestations et les résultats de nos courses, la télévision et la radio sont trop souvent absentes. <br />  Nous savons que le pigeon voyageur n'est pas culturel aux Antilles françaises, <strong>mais est - ce suffisant pour que notre Guadeloupe ne connaisse pas les joies des courses de pigeons voyageurs et leur élevage?</strong> par contre Trinidad, Cuba, ont une colombophile forte et active. Dans le monde entier le pigeon voyageur passionne des millions d'individus, au Japon, en Afrique, en Australie, aux Etats Unis, au Canada, dans toute l'Europe, ainsi que les isles Atlantique, Madère les isles espagnoles et portugaises......alors, pourquoi pas nous? <br />   <br />  <span style="BACKGROUND-COLOR: #ffff00">Il y a un plus à l'ACM, c'est le nombre important de femmes au club, près de 50%, mesdames, mesdemoiselles, crée votre association, nous serons là avec vous!</span> <br />   <br />  <span style="BACKGROUND-COLOR: #02eddf">Une championne, Aurore, devant son tout petit colombier</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La colombophilie, une activité ludique pour tous et chacun de nous!</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/537297-656328.jpg" alt="Association Colombophile, plaidoyer pour une colombophilie guadeloupéenne" title="Association Colombophile, plaidoyer pour une colombophilie guadeloupéenne" />
     </div>
     <div>
      En dehors de son aspect sportif, le pigeon voyageur apporte au colombophile une histoire plus que millénaire, Noé avait déjà son messager. Plus près de nous, jusqu'à la Guerre d'Algérie, le pigeon voyageur servait aux armées, comme agent de renseignements efficace. <br />  Le pigeon voyageur sert également de faire valoir, lors de manifestations culturelles, historiques et pour les mariages, bâptèmes, communions, inaugurations, inauguration d'une toute nouvelle <a class="link" href="http://www.gwocaillou.com">location en Guadeloupe</a>  etc..... <br />  Le pigeon voyageur apporte également auprès des enfants une connaissance zoologique de l'oiseau, qu'il n'aurait pas pu découvrir, sans la prise en main du pigeon. Aurélien Balthus, directeur de l'école de Malendure a fait construire un colombier dans la cour de l'école à la satisfaction des élèves qui s'en occupent eux mêmes! L'école participe d'ailleurs aux courses de l'Amicale colombophile de Malendure. <br />  L'on pourrait construire également des colombiers dans des centres de formations, d'handicapés, etc....Les colombophiles seraient toujours présents pour apporter de l'aide à une construction peu onéreuse. <strong>L'ACM, offrirait les pigeons aux débutants gratuitement, aiderait au développement d'une association sur l'archipel où la reprise d'activités dans les deux associations de Gosier et de Sainte Rose.</strong> <br />   <br />   <br />  <span style="BACKGROUND-COLOR: #02eddf">L'une de nos colombophiles, Marie Claire, championne des jeunes 2006</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Association colombophile, un nouveau départ en 2007</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/537297-656333.jpg" alt="Association Colombophile, plaidoyer pour une colombophilie guadeloupéenne" title="Association Colombophile, plaidoyer pour une colombophilie guadeloupéenne" />
     </div>
     <div>
      2007 doit être l'année de la construction de la colombophilie sur l'archipel. Le pigeon voyageur n'est pas un pigeon ordinaire, ses fientes ne salissent pas toits, ils sont suivi médicalement, en Guadeloupe, ils n'ont aucune maladie, nous vaccinons tous les ans contre la paramyxovirose et une fois pour toute dès que le pigeon a deux mois contre la variole, (poquette). Nous avons très peu de frais pour les produits, en dehors de la graine spécialisée venant de Belgique, fournie jusqu'à chez nous à Malendure par le fournisseur. <br />  La construction du colombier est peu onéreuse, il y a toujours des matériaux de récupération en Guadeloupe! Les pigeons nous les offrons, alors qu'ils valent dans certains pays des milliers d'€uros? <strong>Il suffit de 15 minutes par jour pour soigner ses pigeons, eau propre, grains en suffisance, sortie des pigeons, le matin ou le soir.......c'est tout!</strong> <br />   <br />  <span style="BACKGROUND-COLOR: #ffff00">Vous aurais - je convaincu?</span>je veux l'espérer, la colombophilie, l'une des plus belle activité qui existe, <strong>alors pourquoi pas en Guadeloupe,</strong> <br />   <br />  <span style="BACKGROUND-COLOR: #ffff00">Nous sommes à votre disposition pour tous renseignements au 05/90/98/88/42 et le fax.</span> <span style="BACKGROUND-COLOR: #ffff00">ou à cet E. Mail: jean-jacques.coudiere@wanadoo.fr </span>Pour les visites nous sommes également à votre disposition, venez assister à une mise en boîte tous les vendredi soir à partir de 16 heures, l'arrivée des pigeons dans les courses sur Marie Galante à partir de 9 heures 30. <br />  Chers amis connus ou inconnus, nous vous ferons bon accueil, à bientôt! <br />   <br />   <br />  <span style="BACKGROUND-COLOR: #02eddf">Monique Tourraine la présidente</span> <br />   <br />   <br />  <strong>Vous voulez tout connaître sur la Guadeloupe, connectez vous sur nos deux autres sites: <br />  Atout-guadeloupe <br />  bouillante.net </strong> <br />   <br />   <br />   <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.atout-pigeon.com/Association-Colombophile-plaidoyer-pour-une-colombophilie-guadeloupeenne_a499.html" />
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  <entry>
   <title>Le plumage, l'épaule et le bras du pigeon!</title>
   <updated>2012-12-05T13:06:00+01:00</updated>
   <id>http://www.atout-pigeon.com/Le-plumage-l-epaule-et-le-bras-du-pigeon_a742.html</id>
   <category term="Approche de la méthode alaire" />
   <photo:imgsrc>http://www.atout-pigeon.com/photo/art/imagette/802202-981846.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-12-05T12:58:00+01:00</published>
   <author><name>Joseph Salon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'importance du plumage, de sa qualité sur les performances du pigeon voyageur!     <div><b>Un pigeon, n'ayant pas une bonne qualité de plumage, ne fera pas de performances aux concours!</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.atout-pigeon.com/photo/art/default/802202-981846.jpg" alt="Le plumage, l'épaule et le bras du pigeon!" title="Le plumage, l'épaule et le bras du pigeon!" />
     </div>
     <div>
      <b>Propos de Joseph SALON sur le plumage du pigeon</b> <br />   <br />  Nous aimons le pigeon au plumage doux, soyeux, les petites plumes, (plumules), bien épanouies et couvrant fortement les grandes plumes. La tranche avant de l'épaule la plus épaisse possible, l'aile un peu bombée toutefois sans exagération, tout ceci étant des indices d'endurance. Nous aimons le bras et l'avant bras courts, signe de vols rapides et d'endurance. L'arrière aile pour un vol de longue durée, ne peut laisser passer l'air à travers ses plumes. Pour conclure, il y a des bons pigeons avec différents modèles d'ailes, car l'aile n'est qu'un outil, de plus, une certitude, c'est qu'il faut que le poids du corps soit en rapport ave la surface portante! <br />  <b>Dans l'aile, les points sur lesquels nous attirons votre attention, sont les suivants:</b> <br />  Une bonne qualité des 6 premières rémiges primaires, lesquelles exécutent le travail fourni par les 4 rémiges. <br />  Une haute qualité des barbes, sans trou et surtout des tiges flexibles. Les 4 denières rémiges, étroites, celles ci doivent battre l'air et surtout non incurvées vers <br />  Nous aimons un grand décallage entre la 6éme et la 7éme rémige. L'arière aile un peu en forme de parachute, sans excès, les plumes larges et surtout non incurvées vers le corps du pigeon. <br />   <br />  <b>Remarque Importante</b> <br />  Nous avons souvent remarqué qu'un pigeon de deux ou trois ans qui n'a pas mué toute son arrière aile, que son rendement diminuait très fort aux voyages, lorsqu'il muait les plumes non muées de la queue, (plumes caudales)! Beaucoup de pigeons ont la queue longue et bien épanouie. <br />  Les trois scapulaires ou plumes de pouce, qui recouvrent la base des dernière grandes, doivent être larges. Même temarque pour pour les plumes de couverture, les plumes en dessous des ailes et de la queue, doivent etre longues, larges et bien fleuries. <br />   <br />  <b>constatations</b> <br />  Le pigeon ayant perdu avant le concours, une plume de pouce, (scapulaire), sera toujours hors prix! <br />  Le duvet blanc bien épanoui, indice de bonne mue et de bonne santé, le vieux duvet gris est mauvais et le, le duvet jaunatre est un indice d'affaiblissement et de mauvais fonctionnement des glandes. <br />  Le croupion doit être bien recouvert de plumes, comme formant un matelas épais. <br />  La fourche arrière bien recouverte de plumules est aussi signe de^plumage abondant. <br />  Le plumage riche et soyeux est un indice de bonne santé, d'un bon fonctionnement glandulaire, des organes digestifs en ordre, d'ou il résulte un sang riche par suite du bon fonctionnement de tous les organes! <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.atout-pigeon.com/Le-plumage-l-epaule-et-le-bras-du-pigeon_a742.html" />
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