La colombophilie à Cuba, son histoire.!

Historique colombophile à Cuba


JEAN JACQUES COUDIERE
Jeudi 2 Septembre 2010
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La pratique de la colombophilie à Cuba remonte à l'an 1881, naissant dans la ville de la Havane les premiers possesseurs de pigeons voyageurs à l'époque.



Cuba 1881, naissance de la colombophilie du pays

Les Mambis, photo .historyofcuba
Les Mambis, photo .historyofcuba
La pratique de la colombophilie à cuba remonte à l'an 1881, naissant dans la ville de la Havane les premiers possesseurs de pigeons voyageurs à l'époque.
Ces pigeons se sont même fait remarquer par leur participation dans la guerre d'indépendance en portant des messages aux troupes Mambises qui ont libéré Cuba (Les Mambises, le terme mambí – au pluriel mambises – est utilisé à Cuba pour désigner les patriotes qui luttaient contre le colonialisme espagnol).

Le 15 septembre 1900, s'était fondée la première association colombophile de cuba.
De 1905 à 1910, s'effectuèrent des vols sur mer, battant la distance entre Cayo Hueso et la Havane.
En l'an 1925, s'est fondé la seconde association, qui correspondait à Camagüey.
En l'an 1927, surgirent celles de Matanzas et d'Holguín et disparaissaint celle d'Holguín vers 1934-1935.

Au moment du triomphe de la révolution en 1959, 3 associations existaient à cuba, celles de la ville de la Havane, Matanzas et Camagüey.
Dans le but de contrôler et d'appliquer les plans de développement pour que le pays, se crée, par la Résolution N° 292 du 13juillet 1965, la Fédération Cubaine de Colombophilie, fonctionnant ainsi jusqu'à son inscription officielle dans le registre des associations de ministère de justice.

La fédération possède actuellement 14 délégations provinciales, regroupant 107 associations de base dans les communes et les municipalités de tout le pays.

La Fédération Colombophile de Cuba est constitué d'un congrès, un exécutif national, conseil de directorat national, exécutif provincial et d'un exécutif des associations.
Dans un aspect sportif, la fédération colombophile de cuba appartient à:
-au comité olympique cubain,
-association Ibéro Latino-américaine de colombophilie,
-Fédération Internationale de Colombophilie.
Elle a participé fondamentalement à partir de 1995, dans de différents championnats mondiaux, juvéniles, les circuits AILAC obtenant ainsi des résultats éminents dans les circuit du Portugal, Argentine, Mexique, et Espagne.

La structure de la fédération colombophile de Cuba se maintient à 3 niveaux:
- la Fédération Nationale,
-les délégations provinciales,
- et les associations municipales.
La fédération de colombophilie de cuba fut crée par la résolution N°292 DU 13 JUILLET 1996, elle possède 14 délégations provinciales et 107 associations municipales de base avec un total de 4676 associés dans tout le pays.
Elle se distingue également dans de divers endroits dans les compétences internationales, elle joue un rôle très important dans le réseau des communications du pays.
Elle appartient à la F.C.I, à l'A.I.L.A.C et au comité olympique cubain.
Elle se proposait aussi comme siége pour la célébration d'un colombodrome international dans la ville de la Havane.

Traduction Hassan Dutezraoult
















L'histoire des pigeons voyageurs à Camagüey de Cuba

Ville de Camaguy, Wikipédia
Ville de Camaguy, Wikipédia

-Au début de 1925, le Dr Victor Manuel Pérez, le père de la colombophilie cubaine écrivait; "Un groupe de fans enthousiastes et amateurs très passionnés du plus intéressant et du plus noble des sports travaillent intensément dans cette légendaire ville cubaine de Camagüey, oeuvrant afin d'organiser une société colombophile. L'idée est d'une grande importance et signifie un pas en avant dans l'édification de celle qui un beau jour, peut être pas si lointain, serait la grande Fédération cubaine de colombophilie.
La formation de nouvelles sociétés colombophiles dans de différents endroits de l'île serait un facteur décisif dans la réalisation de cette belle idée, qui semble aujourd'hui une chimère.
Les Camagüeyens ont eu l’initiation de l'idée proposée et ont invité tous les concernés afin d'effectuer cette mise au point, et, avec son exemple, digne d'imitation peut ainsi commencer la progression définitive vers la réalisation de la grande fédération colombophile cubaine, pour laquelle ont plaidé et intercédés depuis plusieurs années, des jeunes enthousiastes parmi lesquels figurent Alfredo Primelles Porro, Emilio Biosca Giround, Manuel Garcia Puente, Manuel Mendoza Rojas et autant d'autres ,effectuent actuellement un travail organisateur à Camagüey, une ville d'où doit surgir à la vie des collectivités, la société colombophile de Camagüey''.

L'effort et l'enthousiasme des amateurs de Camagüey s'est vu couronné avec l'assistance d'un nombre croissant d'eux, à la réunion effectuée au cabinet du Dr. José Julio Martinez Giralt le 10Mai 1925, surgissant ainsi, la société colombophile de Camagüey (S.C.C.), est devenue la seconde à être fondée de tout le pays.

La première direction resta intégrée sous la forme suivante;
Presidente Dr. José Julio Martínez Giralt
Vice-Presidente Dr. Alfredo Sánchez Agramonte,
Secrétaire; Sr. Alfredo Primelles Porro,
Secrétaire adjoint; Dr. Emilio Biosca,
Trésorier; Sr. Manuel García Puente,
Trésorier adjoint; Sr. Oscar Arias,
...................et les membres sont Messieurs; Ubaldo Viamontes, Francisco Ramos et José Carballo,
auxquels s'unissent en tant qu'associés fondateurs Messieurs; Eduardo Mola, Oscar Oms, Ignacio Ortega, Francisco Cabeza García, Julio Bango Giralt y el Dr. Manuel E. Mendoza Rojas entre autres.

Vers la fin du mois de décembre 1925, s'effectuèrent les premiers lâchers d'éducation qui correspondent à la 1ére saison officielle qui connaissait deux routes:
l'orientale et l'occidentale, célébrant ainsi le 1er dimanche du mois de janvier 1926 le premier concours effectué à Las Tunas à 120KMS de Camagüey .Mr Oscar Arias a été le premier champion qu'avait la société colombophile de Camagüey, et parmi ces pigeons les plus remarquables, il y avait la femelle écaillée 10-25, qui était le pigeon qui lui a donné le plus de points pour le championnat, le numéro 195-25 un male écaillé constitue avec la femelle connue sous le nom de “LA GUANTANAMERA” deux pigeons qui étaient de la pure race Durieux.

Parmi les races qui peuplaient les premiers pigeonniers de notre ville, il y avait les Janssens, Vassart, Grooters, Hanssenes et la race connu sous nom de Durieux qui a été introduite
comme quelques unes des meilleurs souches de pigeon belge de l'époque et qui plus tard grâce à Mr Jules Janssens, qui était président de la fédération belge à l'époque, il était alors facile de connaitre les pédigrees de ces magnifiques pigeons qui arrivèrent aux mains des colombophiles camagüeyens comme CADEAU offert par leurs collègues de la Havane comme le Dr. Félix Suárez Garro, Sr. Constantino Salazar, Sr. Tomás Barzail, Sr. Gustavo Parajón, Sr. R. Goizueta, Ing. Oscar Contreras, Ing. Carlos López Céspedes, Sr. Emilio Tovar et les frères Pérez Lerena parmi d'autres.

De ces extraordinaires pigeons surgirent les premiers"AS" qui sont devenu célèbres comme l'écaillé 175-25 qui appartient à Ubaldo Viamontes , ce dernier est un pigeon connu sous le nom de "LA PICA", et surgit aussi le célèbre pigeon appelé" La Coquito "de Manuel Garcia Puente, mais aucun pigeon ne fut aussi meilleur et aucun non plus obtenait les premiers prix comme le célèbre écaillé bleu avec quelques plumes blanches 90-25 connu sous le nom de"El Peineta" , une propriété du Dr,Manuel Mendoza Rojas, de qui le fils, lui aussi colombophile, déjà retraité ,Sr Manuel Mendoza Reboredo ,conserve encore sa bague et avec une authentique photographie.

écrit parHerlánJ.VaronaSocías Camagüey.Cuba. 18/ Sept. / 2001
Traduction Hassan Dutezraoult

Le pigeon voyageur cubain;

La colombophilie à Cuba, son histoire.!
Dés le commencement de la colombophilie à Cuba au début du 20éme siècle, avec la création de la société Colombophile de la Havane le 15 septembre 1900, la première dans tout le pays, les colombophiles cubains se préoccupaient pour améliorer la qualité des pigeons qu'ils possédaient en raison de la nécessité de les faire revenir le même jour de lâcher et d'obtenir le fait d'atteindre la plus grande vitesse possible au vol, ainsi qu'une meilleur morphologie et adaptation aux conditions climatiques de notre île, tout cela uni à l'essor qu'atteignait de mieux en mieux la colombophilie dans le monde, principalement en Europe et en Belgique comme nation mère -berceau de la colombophilie-,ce qui faisait une décisive influence auprès de nos éleveurs par toute l'information qui arrivait à travers la presse spécialisé,comme le journal"Le Martinet",dont les directeurs Mrs .Félix Gigot, Albert Durieux et Joseph Hénin, selon les différentes époques, maintenaient une étroite amitié avec beaucoup de nos colombophiles.

La majorité des colombophiles cubains de la première cinquantaine d'années d'existence de la S.C.H -société colombophile de la Havane- mais aussi ceux de la société colombophile de Camagüey,qui était déjà crée en 1925, étaient des personnes richement fortunés, d'une bonne position économique,dont la majorité étaient ingénieurs ,médecins, vétérinaires, avocats, hommes d'affaires,etc. etc...ce qui leurs permettaient l'importation d'excellents exemplaires à partir des pays comme la Belgique, la France, l'Angleterre, l'Espagne et les Etats uni , dans la plupart des cas à des prix extrêmement élevés, contribuant de cette manière, à ce que la sport ailé se consolide sur des bases solides en raison de la grande qualité obtenue des exemplaires qui étaient entrain de se disperser dans les pigeonniers du pays.
A ceci, s'ajoute le haut niveau culturel de ces chers Mrs, qui étaient entrain de développer une colombophilie très technique, à quoi contribuaient en grande mesure, le fait de compter parmi leur rangs, sur deux personnalités dotés d'une grande connaissance et capacité pour écrire -ils étaient auteurs d'ouvrages colombophiles- et transmettaient leurs enseignements ,ces deux médecins comme l'étaient les inoubliables Docteur Félix Suárez Garro et Víctor M. Pérez Lerena, qui avec leurs oeuvres et travaux aidaient énormément au développement et à la consolidation de la colombophilie, non seulement à cuba,mais aussi dans le reste des pays de langue espagnole.
Dans une grande vue futuriste, capable de prendre conscience à une époque si tôt comme 1929, sur la création d'une race Créole, par la nécessité d'obtenir des pigeons qui étaient après tout adaptés à notre fort climat tropical qui affectait les pigeons ramenés du si froid et lointain continent européen, sur quoi celui que nous appelons "le père de la colombophilie cubaine"le Dr Victor M.Pérez Lerena fit une exhortation aux colombiculteurs cubains pour qu'ils travaillent dans ce sens.
Le Dr Victor M.Pérez Lerena expliquait dans les pages de la revue "Cuba colombophile" de 1929 ,la nécessité de compter sur notre propre race de pigeon, puisqu'ils seront nos pigeons ,adaptés à notre milieu ambiant,à notre climat .Antérieurement à cette date ,les cubains avaient importés les pigeons des races Wegge, Grooter, Van Shingen, Pittevil, Gigot, Vassart, Hansenne, Janssens, Gilbert, Bamplain, Veckman, Fabry, Ruhl, Drapps, Heitzman, De Mooy, Miller, Collenet, Gurnay, Henin, Bricoux et Sion parmi d'autres. Durant cette année même, sont importés les premiers Stassart par Mrs. Miguel A. Reyes et Francisco Pérez Lerena,ce dernier qui maintient d'excellentes relations d'amitié avec le grand champion belge Guillaume Stassart, qui en Octobre 1935 réalisait un voyage à Cuba et ramenait personnellement un groupe de ces formidables pigeons dans l'objectif de contribuer à l'organisation de ce qu'on appelait; "le foyer des Stassart à Cuba, propriété des frères Pérez Lerena.
en 1914, le Dr Manuel Viera Montes de Oca –Oca ( nom d'un endroit), avaient importés un extraordinaire lot de 12 pigeons, qui sous le nom des "Durieux", aidait à élever la qualité de nos pigeons voyageurs avec les éclatants triomphes qu'ils étaient entrain d'atteindre et fortifiant ainsi les pigeonniers dans lesquels ils étaient introduits. Quinze ans plus tard, tout le monde savait que ces pigeons provenaient des pigeonniers de Mrs. Jules Janssens et d'Arturo Marchal, et ils appartenaient aux races Wegge, Van Shingen et Grooter, sans doute parmi les meilleurs de Belgique dés lors, et des races qui sont la base des meilleurs pigeons voyageurs qui existent actuellement dans le monde.
Avec le travail patient et la sélection faite par les différents colombiculteurs au long de plus de cent ans de colombophilie à Cuba, et avec l'introduction de quelques pigeons ,comme les importations de Grooter faite à la fin des années quarante et au début des années cinquante par Mr.Omelio Garcia Pila et Mr.José A. Pérez Noriega à partir des E.U.A, étaient entrain de se consolider dés lors les pigeonniers cubains et en raison du mélange de ces excellentes races, ceci donna lieu au surgissement de celui que nous avions coincidement appelé;"le pigeon voyageur cubain",prédominant en ce pigeon avec plus grande force ,les races Wegge, Van Shingen, Grooter, Stassart et Janssens ( Jules Janssen de Schaerbeek),, qui se démontre –c'est à dire le pigeon voyageur cubain- avec de différentes caractéristiques qui apparaissent dans ces pigeons comme les yeux tabacs et blancs des "Wegge" et des" Van Shingen" qui les assurent comme d'excellents voyageurs de fond, le rougeâtre à l'intérieur des plumes des ailes et dans des occasions dans le reste du plumage dùes à la présence des Grooter, la force et la résistance pour voler aux grandes distances unis à la couleur des yeux ,dans des occasions tabacs ou marron, occasionné par la présence des Stassart;en plus d'une grande vivacité et pouvoir d'orientation hérités des meilleurs qualités de leur ancêtres, qui sans doute les rendent possesseurs d'une grande qualité.
Un fait important qui aussi influa dans la formation et consolidation de notre propre race de pigeon voyageur, c'est qu'à partir de 1959, on a cessé d'importer les pigeons à cause des grands changements politiques, économiques et sociaux occasionnés dans le pays avec le triomphe de la révolution Cubaine, qui fit, que se mêlent les sangs et se mélangent même beaucoup plus entre elles les lignées en formation et elles s' homogénisaient beaucoup plus, faisant ainsi que la plus grande partie de nos pigeons actuels ont un haut degré de parenté ou origine commune. A tout cela, s'ajoute un autre fait qui s'est passé seconde moitié des années soixante avec une donation des exemplaires qui venait d'un le lot- de pays tels que "Tchéquoslovaquie" et "Roumanie" ,ce qui provoqua un échec occasionné par les caractéristiques de ces pigeons, qui avaient beaucoup de plumage, et ils étaient grands comme oiseaux,totalement différents des nôtres qui ne purent s'adapter à notre milieu et en raison de leur beauté et de leur morphologie, ceci fit que plusieurs de nos colombophiles rejetèrent ou chassèrent de leur colombiers notre ancien pigeon et plongèrent dans la culture de ceux-ci ou les croisant avec ceux qui existent déjà , ce qui les mena à un éclatant échec et faisant de la sorte, que s'éteignent beaucoup de ces pigeons. Une fois qu'ils se sont aperçus de l'erreur, un peu en retard, ils retournaient travailler sur les anciens pigeons, mais ils s'étaient déjà fait, ils ont perdu beaucoup de lignées importantes.
Seuls, sont ceux qui ne se laissèrent pas porter par ce remous tchèque et roumain, surent maintenir nos cubainicimes pigeons et c'est à eux que nous devons aujourd'hui l'existence de ces derniers. C'est pour ça que la plus grande partie des meilleurs pigeons de l'actualité ont un tronc commun basé sur ce que Mr.Juan Pulido Ledesma et Mr.Fransisco Paco Alonso, en leur qualité de "grands artistes principaux" purent cultiver à partir ,fondamentalement,des pigeons comme le 2415-61 male mosaïque,le 2090-59/01 male bleu ,la femelle écaillé 174-58/67 et le derby86-56 étant un male écaillé respectivement,tous provenant à leur tour des meilleurs pigeons laissés par Omelio Garcia Pila.

Parmi les grands colombophiles qui se sont distingués dans la culture du pigeon voyageur cubain et qui ont laissé une ineffaçable empreinte dùe à la prédominance des lignées qu'ils sont arrivés à former et dont les caractéristiques sont encore toujours présentes dans nos actuels pigeons voyageurs,on trouve parmi eux ,le Dr. Gustavo García Montes, l'un des plus grands colombophiles et colombiculteurs cubains de tout les temps .Gagnant “Durieux” des championnats à partir de 1936,1937,1938,et 1942;dont le pigeonnier se basait sur les “Durieux”et était considéré par les colombophiles de son époque (entre la décade du 10' et celle du 50')comme un raciste par l'uniformité et qualité de ses pigeons ,qui quand nous révisons avec profondeur le pedigree de quelques-uns de nos pigeons voyageurs,nous rencontrons la présence de ses pigeons comme le 321-30/45male écaillé , acquit par Mr.Omelio Garcia Pila et accouplé de manière presque inséparable avec l'extraordinaire femelle écaillé 2423-37/44, avec laquelle il a produit des exemplaires excellents comme l'était la derby100-51femelle écaillé gagnante de plusieurs prix de fond ,parmi lesquels un second depuis Guantanamo à 830kms,le même jour de lâcher avec un temps très pluvieux.
Aussi,Mr.Omelio Garcia Pila ,sans doute est l'un des meilleurs de tout les temps,en tant que colombiculture et compétiteur de tout les temps,duquel proviennent dans leur majorité la plupart des pigeons actuels et il est le continuateur en quelque sortede l'œuvre de Garcia Montes, de qui il a acquit plusieurs pigeons quand celui-ci se retira de la colombophilie active en 1950 du fait qu'il s'est retrouvé malade du cœur .Gagnant de plusieurs championnats de fond en 1955,1956,1957,1958 et 1960 en plus du derby de 1953, cette même année, même même troisième au concours de vitesse, 3éme dans le grand prix sélectif et 4éme dans le fond . Premier classement du prix sélectif en 1958 et en 1959.
Propriétaire du pigeon 2423-37/44 femelle écaillé considéré le meilleur pigeon cubain de tout les temps et dont la descendance est entrain de faire encore toute une histoire.
Le Dr.Victor Pérez Lerena grand colombiculteur qui se maintenait jusqu'en 1965, l'an durant lequel il mouru et il consacrait son temps dans la culture des Stassart.
Encore parmi ces colombiculteurs, les plus distingués dans la culture du pigeon voyageur cubain,je citerai Mrs. César Pérez Soriano, Roque Duque, Carlos López Céspedes, Juan Ablanedo, Carlos Saladrigas Heredia, Ignacio Garrido, Rafael Sotolongo et plus récemment le Dr. Heliodoro Martínez Junco et ceux que j'ai déjà mentionné“ Francisco Paco Alonso" et "Juan Pulido Ledesma" parmi d'autres.
Les pigeons voyageurs qui se distinguaient à cuba durant ces 100 années de colombophilie à Cuba étaient nombreux et excellaient en leur genre, garantissant ainsi pour leur descendance la qualité qu'ils possédaient.
Simplement, je mentionnerai quelques uns que je considère parmi les plus importants car il est impossible de tout les mentionner .Comme je le racontais antérieurement, la 2423-34/44 une femelle écaillée qui était un formidable pigeon, avec plusieurs prix de fond en 1949, excellente reproductrice, arbre principal des meilleurs pigeons voyageurs de l'actualité dans le pays. Elle était la fille du 1331-36 male écaillé avec des taches blanches à la tête, qui à son tour était un remarquable pigeon de voyages et un bon reproducteur avec plusieurs premiers prix à 500, 720 et 830kms, fils de deux stassarts purs connus sous les noms de “David y Desgraciée”.
Le 2090-59/61 male bleu, 5fois récompensé en faveur de son propriétaire Mr.Omelio Garcia à partir de Guantanamo à 830kms..
Le 2858-58 male couleur chocolat ,excellent voyageur et reproducteur .Propriété de Mr. César Pérez Soriano .Le 8681-73/75 male écaillé ,1ier prix à partir de Baracoa en 1977,à 870kms,grand reproducteur et grand raceur ,dont la descendance se caractérise par ses exemplaires extrêmement surs dans les vols de longue distance, propriété de Fransisco Paco Alonso. La 5050-78 femelle bleue excellent voyageur et bonne reproductrice avec un grand nombre de prix entre le demi-fond et le fond .La 5952-85 femelle écaillé avec plusieurs prix de fond,remarquable dans la reproduction .La 2637-70 femelle écaillée avec plusieurs prix à plus de 680km,entre lesquels 2 fois à Maisí et Baracoa .Le célèbre 351-73 un male connu sous le nom de ''El Cabito''-le pigeon plus célèbre de tout les temps à cuba qui est entrain de finir le restant de ces jours actuellement dans le pigeonnier de Herlàn Varona Socias, l'auteur de cet article- ,qui a marqué une étape importante comme reproducteur étant descendant de la 2423-37/44.La 174-58/67 femelle écaillé, connue sous le nom de ''La Moa'',extraordinaire pigeon des voyages et de même en reproduction,ayant un haut degré de consanguinité avec la 2423-37/44 et mère du 'El Cabito''. Le 2415-61 male écaillé mosaïque, grand reproducteur. La 8778-92femelle écaillé ,ayant un haut degré de consanguinité puisqu'elle était la fille et la nièce
du ''El Cabito'',remarquable volant au concours de fond et à n'importe quel distance ,récompensé 3 fois à partir de Alto Cedro à 720kms., Holguín 680 Kms., Las Tunas 620 Kms, Baracoa 870 Kms y Maisí 920 Kms .Tous ces pigeons sont de la propriété de Juan Pulido Ledesma.Le2021-66 male écaillé ,couleur bleu avec plumes blanches -une ou deux plumes blanches sur les ailes –,record à partir de Baracoa à870kms.Proprieté de Mr.Perdomo qui vient récemment de décéder .Le 47977-94male écaillé ,unique exemplaire cubain qui a volé à partir de Moa jusqu'à Pinar del Rio, couvrant ainsi la distance de 970kms,proprieté d'Emilio Bethencourt la 1085-73 femelle écaillé ,pigeon très remarquable dans le demi-fond .Propriété de Mr.Orestes Altuve.
Tout ces pigeons et beaucoups d'autres qui échappent à ma mémoire ou qui me sont inconnus du fait qu'ils se trouvent dans différentes régions du pays, ont un tronc commun ou sont étroitement apparentés entre eux, ce qui fait qu'ils ont des caractères pareils qui les identifient comme la race du pigeon voyageur cubain. Nous pouvons les décrire comme des volailles d'une musculature bien définie, taille et volume moyen, pattes courtes, peu de plumage, capable de supporter notre fort climat avec une grande gamme de couleurs prédominantes le bleu, l'écaillé clair ou obscur, bronzé, mosaïque, et dans la moindre mesure la couleur cannelle,rouge cendré –rouge dominant ou meunier –et le noir .Ils possèdent une tête moyenne conforme ou en accord à sa taille ou corps avec les morilles moyennes ou petites et dans quelques pigeons apparaissent les contours –on dit souvent contour des yeux ou des plumes- gros qui leur donne une grande beauté, en plus du fait de compter sur une grande gamme de couleurs des yeux, qui selon la ligné prédominante peut aller du blanc au rose à la couleur perlée, fraise, et marron ou à partir du jaune, orange, rouge et tabac en raison de la présence de différentes races belges présentes dans sa formation. En plus, ils possèdent d'excellentes ailes très grandes avec une grande résistance pour voler sur les longues distances dans beaucoup de cas climatiques, comme dans des temps d'averses, aux vents forts de direction variable, beaucoup de soleil et une chaleur suffocante .Tout ceci uni à un grand sens d'orientation, d'intelligence avec un grand pouvoir d'adaptation à d'autres types de climat qui leur permettent dans un cours délais d'atteindre de très bons résultats dans les différents pays ou ils sont introduits. Un fait certain qui se démontre dans les résultats atteint par Cuba dans des championnats mondiaux distincts et dans les colombodromes disputés récemment dans des pays comme le Portugal, l'Argentine, la Colombie, et le Mexique. Egalement, le cas est le même pour d'innombrables pigeons cubains exportés aux îles canaries, d’où ils ont eu de grands succès en volant au-delà de l'océan bien des fois à plus de 900kms. en gagnant les Derbys de Las Palmas pour deux années consécutives ! Nous pouvons conclure disant que de manière dùe aux patients et réfléchis croisements réalisés par les colombophiles cubains à travers plus de 100ans de pratique colombophile et par une rigoureuse sélection, avec l'aide du meilleur juge qui existe en colombophilie ''le panier'', en plus de pouvoir compter sur ce qui à partir du commencement initial avec d'excellents exemplaires de ce qu'il y avait de meilleur au monde, et spécialement en Belgique, grâce à ceux qui ne lésinaient pas leurs efforts et sacrifices, surgissait un pigeon avec des caractéristiques qui lui sont propres, différent des autres races qui existent dans le monde, adapté complètement à notre milieu, à notre climat, possesseur d'une énorme qualité comme fidèle héritière des meilleurs qualités de ses ancêtres et que nous colombophiles d'aujourd'hui appelons,''le pigeon voyageur cubain''.
C'est pour tout cela qu'aujourd'hui, nous devons remercier profondément tous ceux qui faisaient tout ce qu'ils pouvaient faire pour ainsi fomenter une forme solide et indestructible la colombophilie de notre pays.
Eux; ils étaient entrain de semer pour que nous puissions ramasser les fruits de leur travaux ou que nous les reprenons et recueillons comme pour nous même, il nous reviens aujourd'hui le sacré devoir de maintenir ce que nous héritons d'eux et travailler pour que ceux qui vont venir après nous, puissent donner continuité à ce beau patrimoine de la colombophilie cubaine.
Prenons en soin et veillons y donc et que l'on conserve la pigeon voyageur cubain parce que c'est un symbole de notre identité colombophile.

Traduction Hassan dutezraoult

La grandeur d’un Maitre; Dr. Víctor M. Pérez Lerena.

José MARTI
José MARTI

« Il est nécessaire de s’élever sur les monts pour être vu de loin ».En lisant cette phrase de l’apôtre de Cuba, José Martí, venait à ma mémoire l’image de ce grand de la colombophilie cubaine et universelle le Dr. Víctor Manuel Pérez Lerena. Figure qui sut s’élever avec humilité et dévouement dans ce fameux sport appelé colombophilie, à laquelle il dédiait presque toute sa vie depuis qu’il est devenu membre de la Société colombophile de la Havane en 1904, et ne cessa aucunement son engagement jusqu’au moment qu’il ferma les yeux et passa au seuil de l’inconnu, comme lui-même en l’an 1965.

Né le 18 Septembre 1891 à la Havane, Cuba et gradué de Docteur en médecine à l’université de la Havane en 1917, il commença à avoir des pigeons avec son frère Mr. Francisco Pérez Lerena en 1899, devenant ainsi colombophile actif en 1904 ,date à laquelle il commença son œuvre infatigable en faveur de défendre la colombophilie faisant propagande dans des journaux et les brochures. A partir des pages des journaux « El Mundo» et «El Camagüeyano », il écrivait des chroniques et des articles faisant un appel aux milieux colombophiles de ces années là pour élever l’enthousiasme du peuple de cuba pour ce sport et lutta pour éradiquer l’égoïsme des connaissances existantes en faisant appel à la création d’une chaire d’où s’approfondirait la connaissance –le savoir- de la pratique du dit sport. Par ces qualités exceptionnelles de compagnon, homme d’honneur, affectueux et lutteur infatigable, il est devenu membre du conseil consécutif, d’où s’exprimait son ostentation par les charges les plus hautes dont il se réservait de jouer un rôle très brillant et offrant essor à la colombophilie cubaine.

Il dédiait sa vie à la consolidation et à l’agrandissement de la colombophilie à Cuba, luttant à partir des mêmes débuts pour la création de la fédération colombophile de Cuba, pour ce dont il travaillait de manière ardue faisant appel à l’extension de la pratique colombophile par toute notre ile – ce qui veut dire par tout les gens de l’ile - ;Ce qui se recueille dans un article publié le 11 Mai 1925 dans le journal “El Camagüeyano”,motivé par la création de la Société colombophile de Camaguey ,d’où il exprimait ; « Un groupe de d’enthousiastes amateurs au plus intéressant et noble des sports, œuvrent intensément dans la légendaire et cubainissime ville de Camaguey, organisant une société colombophile.
L’idée est d’une grande importance du moment que ça signifie un pas en avance dans l’édification de celle qui comme un jour, peut être pas très lointain, serait la grande Fédération colombophile de Cuba »
Plus tard, il faisait une analyse des causes qui empêchaient à ce moment là, l’extension dans tout le pays de la pratique colombophile et il ajoutait ; « La formation de nouvelles sociétés colombophiles dans les différents endroits de l’ile, serait notre manière de voir les choses, un facteur décisif dans la réalisation de cette belle idée qui aujourd’hui semble une chimère. Les Camagüeyens et avec leur exemple digne d’imitation peut initier en l’avance définitive vers la réalisation de la Fédération Colombophile cubaine pour laquelle ont a lutté depuis plusieurs années » et il concluait ; « Il faut que s’imite cet exemple à Oriente, Las Villas, Matanzas, San Antonio de los Baños et à Pinar del Río. Donc, seule alors, la colombophilie pourra triompher chez nous. Je reconnais que ce n’est pas facile mais pas du tout impossible aussi. Seulement, il faudra dédier des énergies pour réaliser une active propagande et le succès couronnera notre effort ». Dans une vue futuriste, il lança un appel en 1929 afin que les colombophiles cubains cultivent leurs propres pigeons, qui avaient leurs propres caractéristiques et qui seraient adaptés à notre milieu et climat, jetant les bases pour le surgissement du pigeon voyageur cubain.

Il serait bon de signaler que le Dr. Pérez Lerena avait un grand maitre, lui aussi étant Docteur à son tour, le Docteur Félix Suárez Garro, de qui on parle très peu, mais c’était le Manager de toute une génération de colombophiles et le premier cubain à publier un livre qui vit le jour en 1925, «Traité pratique de colombophilie et sport colombophile » .Excellent cahier illustré qui servait d’enseignement pour beaucoup de cubains et qui encore, nous aide à enrichir notre culture colombophile » De lui disait le Dr. Pérez Lerena: “Homme de talent exceptionnel et de culture encyclopédique, ami sincère, maitre compréhensif et encourageant ,qui contribuait autant avec ses prêches et l’exemple vif de ses propres actions à al formation de ma modeste personnalité qui autant est un chercheur passionné des secrets de la colombiculture. ».

Suivant la route de son maitre, Víctor M. Pérez Lerena, avec cet art qu’il avait pour donner ces opinions et ses enseignements de forme si simple à qui le lisait,il parvenait à faire prisonnier - ou captiver –tout ceux qui ont eu le privilège de lire ses ouvrages ,qui sont devenu des vrais classiques de la littérature colombophile en langue espagnole pour sa grande importance – l’espagnol- qui encore, de nos jours maintiennent sa vigueur et ont servi pour aider à la formation de beaucoup de colombophiles autant à l’intérieur de Cuba, tout comme à l’extérieur du pays.

Parmi ses ouvrages ont rencontre les suivant,
-Contribution à l’étude de l’accouplement triangulaire comme moyen de culture en consanguinité du pigeon voyageur édité par le bulletin colombophile national Santander, en Espagne en 1950.
-Thèmes colombophiles Editorial Agramonte, la Havane, Cuba en 1951.
-Alimentation rationnel du pigeon voyageur .Editeur Roberto Roch, Barcelone, Espagne en 1958.
-La préparation aux concours Editeur Roberto Roch, Barcelone, Espagne en 1958.
-La coloration du plumage du pigeon voyageur. Editeur Roberto Roch, Barcelone, Espagne en 1958.
-Le standard et la théorie de l’aile parfaite. Editeur Roberto Roch, Barcelone, Espagne en 1959.
-Les concours de pigeonneaux. Editeur Roberto Roch, Barcelone, Espagne en 1960.
-Annuaire Cuba colombophile. Editoriaux Pastor Herrera et les frères Montiel, la Havane 1924, 1927, 1928, 1929, 1930, 1931, 1932, 1933, 1934, 1935 -10volumes-.
- Souvenir Book of Stassart’s visit. (En en anglais édité par les frères Montiel, la Havane, Cuba en 1935.
-Liste répertorié et catalogue du Foyer des Stassart à Cuba Editorial Agramonte, la Havane, Cuba en 1956.
En plus de ces œuvres, il laissa en préparation les suivantes;
-contribution à l’étude des Bricoux.
--Stassart et les Stassart.
-Les figures de la convention –essaie auprès des amateurs américains.
-Notes sur l’histoire colombophile à l’ile de Cuba.
-Les impressions d’un fantastique voyage colombophile.


Ils se distinguait en tant que colombiculteur, se dédiant à la culture de la race Stassart, à laquelle il se dédiait en union avec son frère Francisco Pérez Lerena créant ainsi ce que l’on appelle « le foyer des Stassart à Cuba »,et il a maintenu la dite ligné jusqu'à sa mort.
Pour ses mérites, il a été nommé membre d’honneur dans plusieurs sociétés à l’intérieur et à l’extérieur de Cuba, comme à la société de Matanzas, société colombophile de Camaguey, société colombophile de Pinar del Río, et à la société colombophile de la Havane -toutes à Cuba- .Société colombophile du centre au Portugal, la société colombophile de Venezuela, la société colombophile de Lima au Pérou, membre correspondant de la Fédération Royale de Colombophilie d’Espagne, conseiller technique de l’association colombophile mexicaine à Mexico et membre correspondant d’un journal du club de fond « Columba » à Barcelone en Espagne.
Il était directeur, éditeur et publiciste des revues « Cuba colombophile » et « les annuaires colombophiles » qu’éditait la société colombophile de la Havane ainsi que dans « La Gazette colombophile de Cuba »,dans lesquelles il écrivait des articles de grand intérêt, des notices biographiques colombophiles, des interviews et des entrevues aux remarquables figures qui sont les Elites de la colombophilie cubaine, des articles de fond et commentaires dans des éditoriaux et d’autre chose avec autant d’éloquence qui, en les lisant, nous font vivre à cette époque là.
Il collaborait avec les suivantes publications spécialisées;

-Le bulletin colombophile national et colombophile « La Mensajera », d’Espagne, les revues « Alas », «Columbas » et «le monde colombophile» En Argentine. Le bulletin colombophile mexicain à Mexico , The Racing Pigeon Bulletin, American Racing Pigeon News et Racing Pigeon Review aux états unis d’Amérique, le bulletin de la société colombophile de Venezuela à Caracas, la revue colombophile au brésil, la cause colombophile et monde colombophile ,Portugal. C’est pour tout cela qu’il a reçu la médaille du mérite colombophile accordée par la société colombophile de la Havane, à Cuba.
Nombreux étaient ses mérites et ses enseignements à travers ses différents œuvres dont je voudrai faire distinguer quelques uns, qui selon ma manière de voir les choses, résultent de grand intérêt. Il plaidait et intercédait pour la constitution du musée colombophile cubain, il incitait à la culture et à la consolidation du pigeon voyageur cubain, il faisait apport sur l’emploi de l’appariement triangulaire comme moyen de culture et d’amélioration de pigeon voyageur, c’était un infatigable lutteur pour l’union de tout les colombophiles cubains.
De lui disait le remarquable colombophile Celestino Rivera Campa, dans des mots et paroles prononcées au nom du club classique de fond ,avec motif de l’hommage qu’on lui rendait la nuit du 10 Aout 1957, qui résume toutes ses vertus et grandeurs ;«Homme modeste, travailleur infatigable pour l’essor du sport et du progrès de la société colombophile de la Havane et pour l’agrandissement de la colombophilie dans les pays de langue espagnole. C’était une institution dans la S.C.H. Nous qui le fréquentons, nous ne savons pas si nous l’aimons beaucoup plus pour son domaine de la colombophilie ou ses dons de générosité, ami ou pour sa géniale éloquence, pour l’éloquence de ses discours qui sont exceptionnels, son verbe éloquent, la profondeur de sa pensée, la beauté de sa prose, la particularité de son style et surtout le pur amour pour la colombophile et l’action des colombophiles lui donne une telle couleur qui font de lui, quelqu’un qui mérite d’être l’orateur par excellence de la S.C.H durant plus d’un demi-siècle. Il est de ceux qui se consacre totalement, de ceux qui rendent un fervent culte à l’amitié et à tout ce qui signifie union. Il disait ce qu’il ressentait tellement que ça sortait de son cœur, avec son verbe affectueux, oint d’adjectifs aimables et des phrases affectueuses. Sans cesser sa carrière de médecine, à laquelle il volait des heures pour son rêve, il demeurait entrain d’écrire pendant des nuits et des nuits sur la colombophilie, non pas pour des fins économiques, mais en revanche pour son pur idéal. C’était depuis plus d’un demi siècle qu’il était entrain d’exercer avec ostentation les plus hautes charges, étant très aimé et respecté de tous, ce qui démontre qu’il a des qualités extraordinaires de géant, et d’un cœur qui seul lui permettait de donner affection et d’oublier les blessures et une philosophie très humaniste. Son travail est connu mondialement, notre patrie est connue colombophilement par les ouvrages littéraires de ce paladin ou champion de notre sport, qui s’appelle Víctor M. Pérez Lerena. C’est tout une existence consacrée à l’exaltation de la colombophilie, à s’approfondir dans l’étude de la science colombophile et l’intention et le génie de sa parole, ont obtenus les fruits de son noble et consécutif travail, intermédiaire et qui firent de lui quelqu'un qui a mérité la gratitude de tous les colombophiles cubains et de langue hispanique. Sa vocation extraordinaire pour la colombophilie, soumettant tout pour elle, en maintenant son enthousiasme vif pour pigeon voyageur, créant des clubs, encourageant de nouvelles valeurs, rencontrant un équilibre entre ce qui est vieux et ce qui est nouveau font à ce que puisse continuer à être une valeur positive dans l’institution colombophile havanaise et une figure autour de laquelle se réunissent les nouveaux membres et les plus vieux »
Pour tout cela, je considère le 18 Septembre de chaque année, jour de sa naissance, comme le « jour du colombophile cubain » - chaque année, les cubains célèbrent le jour du colombophile cubain-, pour que de cette forme on rende tribut à sa mémoire. Aujourd’hui, ses œuvres continuent d’avoir leur valeur et leur vigueur. Bien qu’il n’a pas pu voir constituer la Fédération Colombophile de Cuba, pour laquelle il luttait autant depuis le premier quart du siècle passé, son rêve s’est fait réalité et ses idées et pensées toujours pourrons durer encore, en voyant la pratique colombophile s’étendre à travers toute l’ile de Cuba avec une solidité indestructible. Comme disait Rivera Campa, Víctor demeurait entre nous, dans nos cœurs, et il vivra toujours dans le souvenirs de tous, comme un homme exemplaire pour qui nous ne savons, si nous devrions l’aimer pour ce qu’il faisait par la diffusion et agrandissement de la colombophilie ou par le fait de maintenir l’union entre les colombophiles, arrosant n’importe où une phrase aimable, un adjectif affectueux, un discours gentil, et semant toujours affection. Son exemple sera toujours entrain de nous guider comme l' étoile Polaire.
Pour tout cela, ce 18 septembre, j’ai voulu cesser d’écrire pour que de cette forme au plus grand de tout les colombophiles cubains, au maitre Víctor Manuel Pérez Lerena, dont nous honorons la mémoire et remercions éternellement. Rédigé par: Herlán J. Varona Socías de Camagüey, Cuba. 18/09/03

Écrit à Camaguey par Herlán J.Varona Socías le 18/09/03
Traduction Hassan dutezraoulte

Dr.Gustavo Garcia Montes

Dr.Gustavo Garcia Montes cuba
Dr.Gustavo Garcia Montes cuba


Etant très jeune encore, il a fait sa rentrée à la société colombophile de la Havane vers l'an 1919, devenant ainsi l'un des lutteurs les plus notés pour le progrès de la colombophilie dans tout ses aspects, se distinguant par ses qualités qui se caractérisent d'une intelligence extraordinaire.
Médecin pédiatre de profession, il était une espèce de leader infatigable du progrès, toujours entrain de lutter dans une bannière colombophile de premier rang, surtout lorsqu' il s'agissait de conquérir un perfectionnement quelconque.
Ses travaux au sein de la société de la Havane étaient immenses et constants, méritent ainsi par son zèle l'approbation générale et l'admiration sincère de tout ceux qui le connaissaient.
C'était un homme d'une extraordinaire intelligenc , doté d'un grand pouvoir d'observation, honorable à cent pour cent, et dont les calculs pour obtenir les résultats compétitifs n'ont jamais causé la moindre contrariété ou dégoût en ce qui concerne les plus passionnés des compétiteurs.
En tant que membre du conseil de direction de la société colombophile de la Havane, il a toujours réalisé de formidable agissements et travaux, étant l'un parmi tout ceux qui luttaient pour une active réforme qui incluait; foyer social, progrès au niveau des procédés et l'indifférence absolue, étant élu comme président de la même société à partir de 1932 à 1937 et de 1947 à 1948.
Colombophile enthousiaste, qui sut étendre ses mains avec entière sincérité aux triomphateurs sans traduire le moindre dégoût et la moindre contrariété pour le succès des autres, toujours en train de faire distinguer les mérites de chaque personne, toujours en train d'affiner et de commenter avec la générosité des âmes nobles,selon ce qu'exprimait le Dr.Perez Lerena , qui le considérait " l'Alma Mater ou celui qui alimente –Alma Mater; formule qui s'emploie aussi bien au français pour ainsi dire mère nourricière, celle qui nourrie –de la colombophilie cubaine",pour être en plus ,un élément prestigieux qui honorait la collectivité en pratiquant ce qu'il pratiquait.
C'était un grand colombophile mais aussi un grand colombiculteur,qui sù cultiver les Durieux et faire sa propre ligné de pigeon à partir de celles-ci, laissant ainsi une empreinte ineffaçable au pigeon voyageur cubain, étant considéré comme le plus important des colombiculteurs cubains selon l'avis de la plupart. De lui, disait le prestigieux et grand colombophile Omelio Garcia Pila;"c'était un grand colombiculteur par l'uniformité de ses pigeons qui semblaient tous égaux, lesquels il les présentait dans un livre de pédigree d’où il notait les renseignements et les données de chaque couple avec les photographies de chaque pigeon."
Mr.Horacio Marquez Dominguez ajoutait ;"une personne très utile, bien aimé par ses compagnons de la société de la Havane, pour ses dons de correction, de générosité, sportmanship – sportmanship= sens de sportivité dans divers aspect, y compris celui du respect des règles de jeux, respect de l'adversaire …Etc.- et de justice dont il possédait un très haut degré." Ce qui a été réaffirmé par Mr.Ramon del Rio en disant avec des caractères d'or, en faisant distinguer son infatigable travail, et sa constance , qui ne lésinait pas dans ses efforts qui étaient de toute efficacité. En tant que colombophile intelligent, il faisait une analyse des aspects les plus importants qu'il y avait en colombophilie cubaine pour ensuite fournir sa savante opinion au profit de la collectivité , un fait qu'il démontrait dans son article publié dans l'annuaire colombophile de 1947 d'où, de manière parfaite ,il analysait avec des statistiques entre les mains le comportement des pigeons dans les différentes saisons effectuées jusqu'à lors, autant en été qu'en l'hiver ,il démontrait que l'été était meilleur comme saison pour faire concourir les pigeons voyageurs à la difference de l' l'hiver.
Parmi ses succès, il était champion de Fond et champion social de manière consécutive entre les années 1936,1937 et 1938, en plus de l'avoir bien été aussi en 1942.
Il disposait d'un grand nombre de pigeons célèbres parmi lesquels on rencontrait la 997-34, une femelle écaillée qui était championne As pigeon en 1936. La 971-36, une femelle écaillé, à son tour était un cracks As pigeon en 1938; en plus d'avoir gagné aussi consécutivement avec des AS des voyages dans les années 1941, 1942, et 1943 comme avec la 1651-40, une femelle bleu, la Dy80-38 une femelle écaillé et avec la femelle écaillé 980-39, respectivement, ce qui n'a pas pu être………….
Un autre pigeon très distingué , c'était la 962-39, de couleur écaille obscur étant une femelle avec 23 prix durant sa carrière,elle provenait des Durieux puisqu'elle était la fille du male Dy34-29 écaillé obscur et de la 953-36 qui était sa mère ,ayant une couleur écaillé obscure avec plume blanche ,qui a gagné 15 prix et à son tour provenait de la Monja- Durieux ,la 2202-13,le10028-1910Dy,le663-11 Oreye ,9036B09 et 9046-B09 Derby, la 3785-12 Awans et 1750-13 Awans,qui tous étaient purement des Durieux importés par Manuel de Oca en 1914.
Il y avait aussi le male écaillé 321-30/45 qui a été acquit par Mr.Omelio Garcia Pila quelques années plus tard, quand Gustavo Garcia Montes était atteint d' une maladie du Coeur et dù obligatoirement abandonner la colombophilie, alors qu' avec la célèbre 2423-37/44 de Omelio, il produisait un nombre indéfini de grands voyageurs et de reproducteurs , desquels aujourd'hui, en existe même encore de grands exemplaires qui ont comme origine ces extraordinaires pigeons étant cités.
Ce qui caractérisait la plupart de ses pigeons, c'est qu'ils avaient les yeux blancs une caractéristique qui demeure présente encore conservé dans les pigeons de la ligné que cultivait récemment mon ami Francisco Paco Alonso ,étant décédé actuellement.
Le Dr.Gustavo Garcia Montes était un facteur indispensable et il était décisif dans la culture et formation des pigeons voyageurs cubains, qui pour beaucoup de cubains est considéré comme étant le plus grand colombiculteur cubain de tout les temps et l'une des figures les plus importantes de notre colombophilie. Son travail a servi afin qu'aujourd 'hui existent d'excellents pigeons tout au long de toute l'île et quand nous révisions les ancêtres de nos pigeons actuels, nous y retrouvons les empreintes ineffaçables de ses pigeons et de son extraordinaire talent en tant que colombiculteur.

Écrit par Herlán J. Varona Socías LE 18 Septembre 2006
Traduit par Hassan dutezraoulte

Juan Pulido Ledesma

Juan Pulido Ledesma
Juan Pulido Ledesma


Dans les dernières 30 années, Juan Pulido Ledesma, est devenu la figure emblématique de la colombophilie cubaine. Son travail remarquable et distingué en tant que colombiculteur et grand colombophile qu’il est, unies à ses qualités humaines, humilité, de grande connaissances, amitié et solidarité avec ses compagnons amateurs ; ont fait de lui une figure très aimé, très désiré et réclamé autant à Cuba tout comme à l’extérieur du pays.
Né dans la localité de la Grifa province de Pinar del Río, Cuba, en 1929, et neveu d’Asturiano par lignée paternelle, il a vécut dans son village natal jusqu'à l’âge de 14ans, il jouait beaucoup au ''basball'', et il était toujours avec ces coqs de pures races destiné à la lutte-coqs de combats-,qui allaient devenir parmi ses hobbys préfères.
C’était le plus petit de trois frères, qui ensemble avec leurs parents se déplacèrent à la Havane en 1942, et s’établirent dans un appartement d’un immeuble de la rue , calle Habana #611 esquina a Teniente Rey, dans le cœur même de ce que nous connaissons aujourd’hui comme « l’ancienne Havane ».En haut de cet immeuble, coïncidemment , vivait un Monsieur qui s’appelle Iturriaga , qui se dédiait aux coqs racé de combat et était membre au club des coqueleurs de la Havane, situé dans la rue Calle 14 entre 19 et 21,dans le Vedado. Un beau jour, Iturriaga avait un coq entre les mains et s’est rendu compte que Juanito -Juanito=Juan Pulido - l’observait et l’invita à monter à son appartement pour le lui faire montrer, et bientôt il s’aperçu de la pratique qu’il y avait dans le maniement de ces volailles, qu’il apprenait aussi depuis tout petit. L’homme d’un bon geste, lui promettait qu’il l’emmènera au Club des coqueleurs quand il sera grand, ce qu’il a accomplit à un quelconque moment plus tard, commençant de cette manière à rendre la présence des combats des coqs de race pure plus ressenti à la Havane, ce qu’il avait pratiqué étant tout petit en tant qu’aide de l’entraineur du gallodrome de la Grifa.
En raison de son goût et son penchant pour l’élevage des coqs de combats, et à l’expérience accumulé, d’actualité, il se retrouve entrain d’ecrire un livre sur l’histoire de ce sport à Cuba dans l’intention de faire connaitre aux grands éleveurs de tout les temps, quelque chose qui selon lui, la majorité des cubains ne savent pas ou en sont mal ou peu informés. Pour Juan Pulido Ledesma, les coqs de combat, sont une partie de sa vie et ensemble avec les pigeons voyageurs, et le ''basball'' constituent ses grandes occupations et passe-temps.
En tant qu’amateur du ''basball'', il sympathisait avec l’équipe « Almendares » de la disparue ligue professionnel Cubaine et il est considéré comme un supporter du ''basball'' à part entière et à tout les niveaux, ayant parmi ses favoris Joé D´Maggio, Luis Giraldo Casanova, Antonio Pacheco et Omar Linares. Son ami le plus admiré c’était le Dr. Heliodoro Martínez Junco, qu’il connaissait depuis son enfance à la Grifa ,puisque lui aussi était habitant de Pinar del Río , et aimait l’élevage des coqs de combats, et auquel il doit son entrée dans la colombophilie, puisqu’un jour de l’an 1967 ,dans l’une de ses visites chez lui, d’où aussi il y avait des coqs de combats, il trouva une cage avec quelques pigeons dans la terrasse, et à partir de ce moment là, tout deux commencèrent l’élevage des pigeons voyageurs et firent leur entrée dans le sport ailé qui, en raison de l’expérience accumulée avec les coqs de combats a voulu faire quelque chose de pareil avec les pigeons voyageurs en travaillant en consanguinité et pensant que c’est l’unique forme qui existe afin de maintenir la pureté des plus remarquables ou des plus distinguées. Récemment, acceptant une demande que je lui ai faite afin qu’il m’accorde un entretien, il m’a répondu aux suivantes questions, dont les réponses, sont sous forme de résumé, et que je mets en considération ainsi à tout ceux qui l’admirent ou désirent en savoir un peu plus sur son importante entrée dans le passionnant monde colombophile ;
Juan Pulido ; « j’ai commencé dans la colombophilie en 1967,car mon ami d’enfance ,le Dr. Heliodoro Martínez Junco, une bonne nuit, il m’a appelé pour me dire que j’aille chez lui le jour suivant, qui était un Dimanche, me disant qu’il y’avait un coq et deux poules et qu’il avait besoin de mes critères sur ceux-ci . En effet, je suis parti à sa maison situé dans le quartier de la Víbora, à la Havane et j’ai dit à Helio –forme selon laquelle l’appelaient ses amis et ses membres de famille et tout ceux qui aimaient Heliodoro-, allons dans la cour, il me répond rapidement non ,allons à la terrasse qui est l’endroit où ils sont. Quelle était ma surprise quand j’y ai trouvé quelques pigeons, autour de 10 ou12, depuis ce moment là ,j’ai commencé à penser aux pigeons. En 1967, quand s’est fondé le pigeonnier du Dr. Martínez Junco, à la dite date, lui ont été offerts des pigeons et de provenance des meilleurs colombophiles de ces temps-là. En 1969, beaucoup de pigeonneaux ont été élevés et déjà je commençais à étudier ce que nous devrions faire dans le futur. C’est alors que nous continuons, acquérant des connaissances et connaissant plus profondément les origines de ces pigeons desquels ont obtenaient les meilleurs résultats.
Quelques –unes des personnes desquelles on avait apprit le plus, c’était le grand colombophile d’origine canarienne Mr Roque Duque Rodríguez et notre ami Mr. Armando de los Santos Laurenti.
Fondamentalement, il me revenait d’acquérir et de m’approfondir dans les pédigrées de ces pigeons qui nous donnaient les plus grands résultats et c’est ainsi que je m’initiais dans la culture des pigeons voyageurs, puisque j’ai toujours été dans la culture des coqs de combats et ceci m’a aidé à mettre en pratique ces expériences avec les pigeons voyageurs . Ce qui était devenu une partie de ma vie, qui n’est autre que ma passion pour améliorer les élevages des deux occupations et passe-temps. J’ai signalé antérieurement, que les pédigrées sont fondamentaux.
Quand j’étais très jeune, jamais je n’avais eu recours aux livres de ma colonie -c’est qu’il les avait appris par cœur-, maintenant j’oublie parfois l’origine la plus lointaine d’un quelconque pigeon.
Parmi les pigeons qui me faisaient procurer les plus grands résultats, je citerai la Dy 953-61, une femelle couleur cannelle et son frère le 2418-62 lui aussi de couleur cannelle. Les deux ont une couleur blanche des yeux et pour origine ils sont du pigeonnier de Mr. Omelio García Pila.
Les trois pigeons qui proviennent du pigeonnier du Dr. Víctor Pérez Lerena, c’était le 723-62 de couleur bronzé avec des yeux couleur tabac, le 3481-63 un male bleu avec des yeux couleur perlés et la femelle écaillée 2301-62 aux yeux jaunes.
Un autre pigeon d’origine de la culture de Mr. Omelio García Pila, c’était la femelle écaillée 174-58/67 aux yeux jaunes, connue sous le nom de “La Moa”. Pour moi, en ce qui m’est personnel, cette femelle m’a beaucoup plus marqué que les autres pigeons . Elle était petite, très vive, et bien proportionnée tout en accord -convenablement- à sa taille et volume. Aujourd’hui, je peux dire qu’au bout de presque 40ans qu’elle est dans notre pigeonnier la grande reproductrice et c’est à elle que nous devons les meilleurs résultats obtenus.
J’élève avec des reproducteurs, même si parfois je le fais avec un quelconque pigeon de vol, quelque soit le sexe, je lui retire les pigeonneaux. J’utilise aussi des pigeonneaux qui sont le produit des mariages de vieux reproducteurs. Afin de laisser un pigeon en reproduction, il doit posséder un pédigrée qui me satisfait totalement et des qualités physiques qui répondent à mon gout.
-Oui , je pratique la consanguinité car elle m’a démontré au cours des années d’expériences que je peux maintenir une souche en produisant des exemplaires magnifiques pour les compétitions de plus de 400 Kms jusqu’au grand fond. Ainsi j’ai maintenu trois lignées pures dans ma colonie et quand je les mélange entre elles, elles maintiennent leur vigueur. Ceci est resté bien démontré. En plus, l’aide apportée par toi , c'est-à-dire Herlàn Varona l’auteur de cet article- , René Monteagudo, Ernesto Marrero et Héctor Russell me donnait des résultats magnifiques , puisque vous travaillez la même ligné ; vous me fournissez de la sorte des exemplaires avec les qualités que je cherche à un moment déterminé.
Jamais auparavant, j’ai travaillé avec d’autres pigeons différents de la lignée que je pratique, mais en l’an 2000 mon excellentissime ami mexicain, licencié, et remarquable colombophile, Mr. Mariano Palacio Alcocer, m’a envoyé un groupe de pigeons parmi lesquels il m’a signalé quelques uns pour que je travaille avec, et les autres que je les offre aux amis avec qui je serais en rapport. Ces pigeons, je peux dire qu’ils ont volés au Mexique avec beaucoup de succès et ont produit de très bons résultats aux amis qui les avaient. Quant à ceux dont il me chargea de travailler avec, je dois dire que quelques uns étaient de la ligné Stassart-du pigeonnier du Pérez Lerena, emmenés au Mexique vers la fin des années 50 et cultivés la bas, qui sont de la même lignée que je cultive, j’ai obtenu d’excellents fils des autres dont j’ai obtenu aussi de très bons résultats, bien que je n’ai pas dépassé les bornes avec ces pigeons afin de ne pas m’écarter de ma culture principale.
Je considère que les pigeonneaux doivent maintenir les qualités pareilles à leur ligné ou aux lignés dont ils proviennent.
J’emploie le célibat pour rivaliser, quand j’ai commencé je faisais voyager les pigeons accouplés. J’ai obtenu des réussites et des échecs dans n’importe quelle forme. Mais je prends le critère selon lequel ils reviennent à la maison par leur instinct de pigeon voyageur. Ce qui se passe c’est que les pigeons au nid parfois ne s’entrainent pas bien, pourtant ils vont au concours très tranquilles et avec un poids apprécié .J’aime les entrainer le soir vers 5h00 pm et je les fais s'exercer à partir d’une heure jusqu’à une heure 20 minutes approximativement.
Sont nombreux les pigeons qui se sont distingués et que je n’ai jamais oubliés. Ce qui fait que ça me coùte beaucoup de travail de décider dans cet aspect lesquels ont été les meilleurs puisque sont nombreuses les années durant lesquelles j’ai concouru et plusieurs pigeons se sont distingués. Ces premiers consanguins du 351-73, un mâle connu sous le nom du “El Cabito”, m’émotionnaient beaucoup, mais comme ses descendants ont continué en faisant la même chose à des dates postérieures et plus récentes, je me suis habitué très tranquillement à leurs succès.
Dans l’alimentation des pigeons voyageurs, j’emploie le maïs, le blé, les petits pois et quelques grains que j’obtiens lorsqu’ils apparaissent, en raison des difficultés que nous avons ici en plus des vitamines humaines que nous devons utiliser dans les élevages et les vols, mais je n’ai pas d’autres moyens pour obtenir des médicaments. Nous les cubains nous sommes bloqués -blocus économique imposé par les U.S.A- comme tous le savent et quelques compagnons reçoivent des produits que leur envoient leurs amis et membres de familles de l’étranger de manière solidaire.
Les pigeons, jamais j’en ai eu dans ma maison, mais plutôt loin de celle-ci, j’ai changé cinq fois le lieu ou l’emplacement de mon pigeonnier .Dans les 10dernieres années, je les avais chez mon ami Francisco Fernández Blanco, qui s’occupait des soins quotidiens et de l’entretien, tandis que moi, je me responsabilisais des accouplements et de l’élevage des pigeonneaux , mais récemment, je devais déplacer mon pigeonnier chez mon ami le Dr. Edilberto González, dans le Vedado –nom d’un endroit-,qui maintenant se situe plus prés de chez moi et c’est pour la première fois de ma vie que je peux partir en marchant afin de pouvoir voir mes pigeon.
Je dédis aussi un peu de temps aux coqs de combats. Je les aime depuis mon enfance et toujours je les maintiendrai. Il est sûr qu’ils me volent un peu de mon temps et en plus, je suis très supporter du ''basball'' et très attentifs aux records atteints par les joueurs.
J’ai concouru durant beaucoup d’années auprès de l’association colombophile de la Havane et ensuite en déplaçant mon pigeonnier afin de l’installer dans la maison de Francisco Fernández, j’ai concouru auprès de l’association colombophile de Guanabacoa fondé ces années là. Maintenant en passant le pigeonnier pour l’abriter dans la maison du Dr. Edilberto González, je suis retourné à l’association colombophile de la Havane. De mes résultats les plus éminents que j’ai obtenu dans les distincts endroits d’où j’ai installé mon pigeonnier , dont je me souviens le plus, il y’a 3 championnats de demi-fond quand mon pigeonnier était dans la maison du Dr. Heliodoro Martínez Junco, 4 championnat consécutifs de demi-fond et un deuxième classement de fond mon pigeonnier dans la maison de mon ami Evelio Medina, 11championnats consécutifs et un 2° classement de demi-fond, ainsi que 2 championnats et 3 deuxiemes classements de fond chez mon ami Lourdes Clementes et 5 championnats de demi-fond et un deuxième classement de fond chez Francisco Fernández Blanco. Aussi , j’ai gagné beaucoup de championnat de vitesse dont maintenant je ne me souviens plus réellement lesquels avec exactitude.
Je voudrais profiter de cette entrevue pour expliquer encore une fois l’histoire du « Cabito » -mâle tacheté avec une plume blanche dans son aile droite- qui est né le mois de Mars 1973 quand mon pigeonnier était situé chez Mr. Evelio Medina, à Regla –étant le nom d’un endroit. Comme pigeon des voyages, il était très discret, peut être l’un des peu frères qui ne s’est pas distingué dans les vols. Beaucoup de frères et de sœurs étaient des étoiles et pourtant lui ne l’était pas. Je l’ai mis en reproduction et il a triomphé. Ceci s’est produit en 1975 quand une fille de ce pigeon s’est distinguée dans le fond et c’était l’unique mâle qui me reste parmi plusieurs frères à cause d’un vol occasionné la nuit du 4 Décembre 1975 , c’était l’unique qui était revenu et jamais plus il s’envola depuis. Ils emmenèrent 4 frères dont 2 d’entre eux, déjà je les ai auparavant expérimenté avec satisfaction comme reproducteurs. J’avoue que si cet accident n’était pas arrivé que je ne l’aurais pas mis en consanguinité.
Mais je dois dire du « Cabito », qu’il me plaisait beaucoup par son esprit nerveux et observateur, qui le faisait ressembler beaucoup à sa mère la 174-58/67 “La Moa», qui était exceptionnelle comme reproductrice et avec n’importe quel male dont elle était accouplé ; surgissait de grands voyageurs. Ce pigeon était descendant de la célèbre 2423-37/44 de Mr. Omelio García, qui pour beaucoup ici à Cuba est la meilleure reproductrice cubaine de toutes les époques. Tu me questionnes où est né “El Cabito”,et je te dirai en 1973 quand j’ai déplacé les pigeons reproducteurs pour les installer dans un pigeonnier que nous avons installé dans la maison de mon ami Evelio Medina, qui se situait dans les limites de la municipalité de Regla et Guanabacoa, d’où à nouveau j’ai accouplé le 2415-61 mâle Mosaïque avec la 174-58/67 femelle écaillée , ce couple-ci pour la première fois s’était uni en 1970 et ont produit plusieurs fils étoiles. Moi j’avais prétendu refaire cet accouplement, mais mon ami Heliodoro Martínez Junco avait changé l'accouplement, son ami l'a défait-. Même toujours avec d’autres pigeons de la même lignée ,comme le 2418-62 couleur cannelle , qui à produit de très bons fils A la fin de 1972, j’ai pu obtenir le fait que Mr. César Pérez Soriano me prête le mâle bleu 2090-61 un extraordinaire pigeon des voyages de fond et reproducteur, accouplé avec la 174-58/67 – femelle descendante de la 2423-37/44, puisqu’il était élevé par Mr. Omelio García Pila. De cet accouplement nous avons obtenu 3 pigeonneaux, une femelle écaillée -dont une ou 2 plume blanches sur les ailes- la 754-72 et 2 mâles écaillés .L’un était un magnifique voyageur mais il s’est accidenté pendant l’entrainement et on l'a sacrifié . La femelle 754-72 était une extraordinaire reproductrice presque toujours en union avec le 895-73 mâle écaillé - père du mâle appelé « El Plano » étant un autre de mes grands reproducteurs - . Janvier 1973, j’ai rendu à Cesar son mâle le 2090 et le mois de Février de la même année, s’est terminé l’installation des pigeons chez Evelio Medina et tous les reproducteurs restant chez Helio les pigeons de vol, qui à propos, cette même année là, pour la première fois, on faisait voler les pigeons à partir de Mai et de ce concours un frère et une sœur du “El Cabito”,ont été récompensés. Le male 11771-70 qui a obtenu ainsi le 4éme prix et les 2637-70 écaillées, femelle qui était aussi une grande reproductrice.
Si je suis colombophile et colombiculteur, je le dois à mon ami déjà disparu –décédé- le Dr. Heliodoro Martínez Junco, je ne pourrai pas oublier Evelio Medina qui en 1973 m’a permis de placer ma colonie de pigeons dans sa maison jusqu’en 1978, j’ai passé tout mes pigeons à la maison de mon ami Lourdes Clementes et làbas s’est maintenue toute ma colonie jusqu’au mois d’Avril 1991,date à laquelle il est parti à Puerto Rico.Ceci était la période où j’ai obtenu avec la coopération de Lourdes, le fait de consacrer les travaux de la consanguinité du « Cabito”, et de 1181-74 « El Plano ».Dans la décade des années 90 j’ai consolidé la ligné Stassart - Pérez Lerena avec qui j’ai jusqu’à lors travaillé plus soigneusement. J’ai oublié quelque chose et il fallait rapidement lui dédier plus de temps, et déjà maintenant je suis retourné la fortifier de manière égale aux autres lignés .Pour cela, j’ai compté sur l’aide de René Monteagudo fondamentalement, puisque c’est à lui à qui j’ai passé les principaux reproducteurs de cette lignée et j’ai réalisé un bon travail qui m’a servi pour fortifier mon pigeonnier . Aussi Herlán Varona et Ernesto Marrero m’ont beaucoup aidé à le fortifier - malgré l’aide apporté par Herlàn Varona ,ce dernier reste l’élève de Juan Pulido Ledesma- et de manière égale aussi avec José Manuel González. Je crois très convenable de travailler une souche de pigeons voyageurs dans de différents endroits et sélectionner après quelques-uns pour les unir dans ma colonie.
Autre chose que je voudrais signaler, c’est que dans ces dernières 17 années, j’ai compté sur l’appui et la coopération de ma femme, mon épouse Joséphine Viart Rabí, à qui je dois tout ses soins et affection qui m’ont servi pour me remettre de mes maladies et de continuer dans la colombophilie active.
Le futur de la colombophilie Cubaine est assuré . Sont en train de se distinguer des jeunes colombophiles très enthousiastes dans tout le pays . Matanzas est un exemple de cela. Aussi dans la ville de la Havane, il y a un groupe, qui est en train de s’y consacrer. Pinar del Río –nom d’un endroit- déjà a pu récompenser leurs pigeons à plus de 1000kms. Tout ceci démontre le bien bon état actuel de la colombophilie cubaine et de la qualité maintenue par nos pigeons, qui en grande mesure se doit au travail patient, soutenu et sacrifié de quelques talentueux colombiculteurs, qui se sont chargés de donner continuité aux cultures hérités de ces grands colombophiles qui déjà sont disparus –décédés- ou qui déjà vont devenir de plus en plus vieux. Bien que je sache, Herlàn, que tu vas être d’accord afin d’écrire ce que je vais te dire, je pense que tu es le plus talentueux colombiculteur des jeunes générations de colombophiles cubains, qui a réalisé un travail très sérieux avec tes pigeons, et si la ligné du « El Cabito » se trouve en état pur et bien conservé ,en grande mesure , nous te le devons à toi.
Au Mexique, se sont distingué beaucoup de nos pigeons. Le licencié Mariano Palacio a cultivé toutes ces lignés et a offert des exemplaires aux membres de sa famille et à ses amis de Querétaro, chapelle de Guadalupe dans le district fédéral où ils ont volé avec succès, comme durant la saison de 2006 quand ils ont réalisé de grands exploits et prouesses dans le grand fond. Aussi aux iles canaries, d’où je garde des souvenirs très agréables de mes voyages, principalement aux iles de Tenerife, La Gomera, La Palma et Las Palmas de Gran Canaria. Toujours viennent à ma mémoire des anecdotes, des pigeonniers visités, des rencontres avec des amis, et surtout, le nom de plusieurs et l’attachement si sincère qu’ils m’ont dédiés.
Je dois exprimer à cette occasion, que tu m’as donné l’éternel remerciement par la haute estime et le respect que m’ont voué les amis colombophiles canariens pour qui je ressens un grand attachement et affection. Merci à tous.»
Herlán Varona Socías: « je remercie Juan Pulido Ledesma pour m’avoir accordé cet entretien et je dois éclaircir que tout ce qui, ici est exprimé, sont les paroles exclusives de l’interwievé, j‘espère avoir de la sorte satisfait à tout ceux qui aspiraient pouvoir lire un entretien de ce cher et grand colombophile cubain.
Ecrit par Juan Pulido Ledesma ; écrit par Herlán J. Varona Socías à La Havane le 23 Aout 2007
Traduit par Hassan dutezraoulte

Entretien avec Delfín Gil Pérez “Chucho

Castillo de la Real Fuerza
Castillo de la Real Fuerza


Nous nous retrouvons dans la maison du remarquable colombophile cubain Delfín Gil Pérez surnommé “Chucho” qui est membre de l’association colombophile de la Havane, et dont le pigeonnier se situe à Cuchillo de Zanja Adresse # 5, Alto, entre Rayo et San Nicolás, Barrio Chino, La Havane, Cuba.
Delfín; «ceci fait prés de 30ans que je pratique le sport colombophile, depuis que j’ai commencé en tant que membre de l’association colombophile de la Havane le mois de Janvier 1976.J’ai commencé par l’intermédiaire de mes amis Messieurs, Francisco Paco Alonso et Frank González qui étaient des amis de José Joaquín (King) Martínez, qui en plus d’être un grand colombophile, il disposait d’un élevage de volailles, comme des perruches et des oiseaux de chant.
Nous étions restés en relation, après se réveillait en moi ce penchant et goût qui fit que je déménage pour m’installer dans une maison ayant une terrasse afin de pouvoir construire mon pigeonnier et commencer l’élevage des pigeons voyageurs à ces époques là vers l’an 1975.
Depuis mes commencements, j’ai toujours eu l’appui de ma femme Mme Teresa Suarez afin de pouvoir pratiquer la colombophilie . Mes pigeonniers se composent de logettes qui mesurent 2 mètres de largeur par 2 mètres de longueur et 2 mètres en hauteur .J’ai un pigeonnier de vol qui comprend 4 logettes et un autre de reproduction qui en a 2. Ils sont orientés vers l’est d’où se lève le soleil et sa ventilation est bonne parce qu’ils ont sont très ouverts afin qu’il y ai une bonne circulation de l’air. Pour moi, l’important dans chaque installation, c’est que les pigeons se sentent bien et que se soit le plus confortable possible selon les ressources de chaque personne . Habitué à nettoyer périodiquement mes pigeonnier, et bien, toujours quand le temps me le permet, je désinfecte avec un détergent une fois mensuellement . J’ai autour de 160 pigeons de ma propre lignée cultivée au fil des ans, qui proviennent des colombiers de César Pérez, Juan Pulido y Francisco Paco Alonso. Mes pigeons proviennent de ceux qui sont cultivés par César Pérez, de la ligné Stassart et de ceux de la ligné à laquelle appartient le fameux pigeon surnommé le "Plano" de Juan Pulido et des mosaïques de Paco Alonso.
Ma ligné est basée seulement de ces origines et je le maintiens toujours . Je retire seulement les pigeonneaux des pigeons qui voyagent dans le fond et que je destine à la reproduction. J’aime élever un pigeonneau par couple pour qu’ils s’élèvent bien fort et généralement je le fais après le mois de Juillet.
J’aime qu’ils aient les qualités physiques et morphologiques que je cherche dans leur corps et qu’ils voyagent dans le fond. Je pratique la consanguinité bien sûr car c’est la formule de conserver ma lignée avec les mêmes caractéristiques morphologiques, de vol, et de santé, de génération en génération .Toujours si nécessaire, j’applique une consanguinité très fermée . Il ne m’intéresse pas d’introduire des pigeons nouveaux, je conserve seulement la vieille souche. S’il faudrait que j’introduise un pigeon, j’exigerai de lui d’abord la constance, la résistance, la qualité au sens général, la rapidité ne m’intéresse pas . Je fais une sélection après qu’ils muent et je retire les défectueux, que je n’aime pas avoir dans mon pigeonnier.
Presque toujours, je fais voler autour de 80 pigeons. Dans les concours de vitesse et de demi-fond, je les fais voler au célibat et dans le fond au naturel. J’utilise un à deux entrainements, selon comment se comporte le temps qui, s’il est mauvais j’en fais deux pour les partager et de façon à ce qu’ils volent autour d’une heure 10minutes jusqu'à une heure 20 minutes quotidiennement.
En général, tout les pigeons qui voyagent me font de la joie. Mais je dois mentionner, parmi les plus distingués, la 890-84, femelle couleur chocolat qui provient des Stassart de Juan Pulido Ledesma, qui comme reproductrice m’a donné de nombreux exemplaires de grande valeur. J’utilise les aliments qu’on trouve à Cuba comme le maïs, le blé, les petits poids, le riz paddy, les petites cacahuètes et le sorgho. Durant l’élevage, je donne autour de 50% de petit pois et 50% de blé et de maïs. Pendant la mue, je donne 4 parts de maïs, 2 de petit pois, une en blé, et une part de cacahuète. Tandis que je donne pendant les concours 6 parts de maïs, 2 parts de petit pois, une part de blé, une part de cacahuètes , une part de riz paddy, tout à raison d’une once pour chaque pigeon jusqu’au demi-fond et dans le fond toute la nourriture qu’ils désirent manger.
J’utilise seulement des vitamines comme produit complémentaire . Je n’ai aucune théorie, ma seule préoccupation, c’est qu’ils reviennent du fond, c’est le panier qui me dit le dernier mot. Je dédis tout le temps libre que je puisse leur consacrer, mais généralement pour des questions de travail, seulement je peux dédier comme temps deux heures par jour .tout ce temps, afin de prendre soin de mes pigeons .Les pédigrées sont importants parce qu’ils t’informent et t’orientes sur ton pigeonnier, ils sont la boussole pour la direction de celui-ci. Les résultats sont ceux qui parlent de ton travail dans la culture des pigeons qu’on a à disposition. J’aime d’autres animaux comme les chiens, mais les pigeons passent en premier pour moi.
J’aime beaucoup les sports comme l’athlétisme . J‘étais lanceur de marteau, de poids et de javelot. J’ai vu que la colombophilie est parti de manière croissante, non seulement dans mon club, mais aussi partout dans le pays .Il y a beaucoup d’enthousiasme et a connu la croissance de l’esprit compétitif en raison des pigeons qui sont devenus meilleurs, avec des résultats meilleurs. Le fond est éminent et a augmenté le nombre de compétiteurs dans mon club –la A.C.H-.Il y a un bon travail malgré les difficultés que nous avons ; mais on fait un grand effort pour s’en sortir.
La culture est la base de tout. Si on n’a pas une connaissance minime -ou minimale- en colombophilie, il est très difficile d’être un bon colombophile. « L’homme inculte est prisonnier de son ignorance ».
En ayant de bons pigeons, ça ne suffit pas . J’ai eu de très bons résultats dans les dernières années, surtout dans le fond qui me plait le plus. En l’an 2000, je demeurais le 3éme au classement de fond. En l’an 2001 au 7éme classement, j'enlogeais autour de 80 jusqu’à 97 compétiteurs. Ne m’intéresse pas les courtes distances, je me prépare seulement pour le fond. Je considère la cause principale de mes résultats du fond, que c’est grâce à ma lignée de pigeons qui me garantie d’avoir de bons résultats dans le fond, en plus du bon soin que toujours je donne à mes pigeons. Pour ceux qui commencent en colombophilie, je leur conseille de chercher de bons pigeons pour qu’ils ne perdent pas de temps. Qu’ils lisent beaucoup et qu’ils écoutent ceux qui en savent un peu plus en en colombophilie, pour qu’ils apprennent et se dépassent. Moi j’ai appris beaucoup de chose de José King Martínez et de Juan Sotolongo. Afin de se dédier à la colombophilie, il faut être comme les moines, le matin, le soir et la nuit. Une affectueuse salutation à tous les amis qui partagent cette passion sportive et merci de m’avoir accordé cet entretien. »
P.S ; Je dois ajouter que ces pigeons se caractérisent pour avoir des pectoraux très forts, bien formés et serrés, des yeux de couleur jaune et fraise, tête bien aplatie, les narines moyenne et les avant-bras courts et forts, très vifs et avec prédominance des couleurs, des écaillés, des couleurs chocolats, des mosaïques et des bleus.
Chucho est considéré comme étant le meilleur juge qu’il y a dans la colombophilie cubaine, occupant la charge-le poste-de président du collège des juges. Pour ceux à qui nous devons l’honneur de le connaître et partager son amitié, nous résultent gratifiant le fait de pouvoir lui rendre visite et recevoir de lui son aimable attention. C’est une personne ouverte et disposée toujours afin d’aider de manière désintéressée tout les jeunes qui débutent et s’approchent de lui et aussi à ceux qui par un quelconque motif ont subit un contretemps quelconque dans leur pigeonnier .Pour cet interlocuteur, cela été un grand plaisir d’avoir partagé ces heures avec moi, s’agissant de mon ami Delfín Gil Pérez, affectueusement connu par tout les colombophiles cubains sous le nom de Chucho.

écrit par Herlán J. Varona Socías
Traduit par Hassan dutezraoulte

Le décès d'un champion.

province de Pinard el Rio
province de Pinard el Rio
Très tôt dans la matinée, le mardi 8 decembre 2009, à l'age de 80ans, victime d'un arrêt cardio-respiratoire, cessa d'exister à la Havane, Cuba, notre Cher et inoubliable ami colombophile Juan Rafael Pulido Ledesma.
La nouvelle nous a tous surpris, bien que s'observait en lui, une sérieuse détérioration au niveau de
sa santé, affecté par la récente mort de sa fille, pour qui il ressentait beaucoup de chagrin, lui dédiant tout son attention durant toute sa vie et de laquelle la disparition ne lui permit pas de se récupérer :
Il demeurait toujours dans nos mémoires de l'avoir avec nous pour longtemps, mais c'est la volonté de dieu, que tout les chrétiens respectent et acceptent, si difficile qu'elle nous semble.
Juanito,comme l'appelle affectueusement tous ceux qui ont eu la chance et l'honneur de partager son amitié ,est né le 29janvier 1929 dans la localité de "La Grifa",dans la province de Pinard el Rio ,dans la région occidental de Cuba,il était le neveu de Asturiano par la ligné paternel,et il a vécut dans son village natal jusqu'à l'age de 14ans ,d’où il jouait au ''basball'',et il était toujours avec ses coqs de combats, qui allaient devenir parmi ses hobbys préfèrés.
En 1967 ,il débuta en colombophilie cote à cote , ensemble lui et son ami qui lui aussi a disparu –décédé-le Dr Heliodoro Martinez Junco, quand se fonda le pigeonnier de celui-ci , et à qui furent offert beaucoup de pigeons provenant des meilleurs pigeonniers de cette époque là,.
Peu à peu, il acquérait des expériences et connaissait plus profondément les origines de ces pigeons là qui obtenaient à l'époque les meilleurs résultats. De ces personnes de qui il apprit le plus, il y avait le grand colombophile canarien Mr Roque Duque Rodriguez et il a apprit aussi autant de son ami Armando de los Santos (père). Il concourait durant de longues années avec l'association colombophile de la Havane et ensuite il a déplacé le pigeonnier pour l'aménager dans la maison de Fransisco Fernandez Blanco, il jouait avec l'association colombophile de Guanabacoa qui s'était fondé déjà ces années là-bas, il déplaça chez le Dr Edilberto Gonzalez et retourna à l'association colombophile de la Havane malgré sa santé et les problèmes liés aux maladies associés à son âge ,il avait quand même l'habitude de visiter le pigeonnier en tant qu'ami et conseiller, lui offrant tous les conseils nécessaires à son ami et jeune colombophile, à qui il laissa ses derniers pigeons et son pigeonnier,et une excellente relation d'amitié ,qui était toujours réciproque , et il est juste de signaler que le Dr Edilberto, en plus de son amitié pour lui , était aussi son médecin et il s'occupait de lui comme si c'était son propre père, lequel remercie tout les amis et proches qui tous autant aimaient Juanito. il pratiquait la consanguinité avec grand succès, obtenant de grands pigeons qui ont réjouis beaucoup de célébrités au niveau national et international, peuplant beaucoup de pigeonniers du pays et ayant aidé à améliorer la qualité du pigeon voyageur cubain et à d'autres régions de la planète d’où ils sont introduit grâce à son travail conscient, et constant, à son intelligence et à sa bonne vue et talent qu'il possédait pour sélectionner les pigeons, il fut la base de la plupart des meilleurs pigeonniers qui existent à Cuba. il est difficile de ne pas rencontrer le sang de ses pigeons de ses meilleurs exemplaires dans la plus grande partie des meilleurs pigeons cubains, ce qui est dû à la générosité qui le caractérisait toujours, il a offert énormément de pigeonneaux et de pigeons adultes à beaucoup de colombophiles qui s'approchaient de lui pour lui demander aide et conseils sans jamais demander en échange quoi que se soit. En ce qui concerne la consanguinité, il m'avait commenté;"Oui je pratique bien la consanguinité car elle m'a démontré à travers mes années d'expériences que je peux maintenir une souche en produisant de magnifiques exemplaires pour les compétitions de plus de 400 kms jusqu'au grand fond . Ainsi, j'ai maintenu 3 lignées pures dans ma colonie et quand je mélange les unes avec les autres –entre elles-, elles maintiennent leur vigueur".
L'une de ces lignés qu'il mentionnait, c'est précisément celle du ''Cabito" –c'est-à-dire celle à laquelle appartient ce pigeon appelé "Cabito" qui demeure le pigeon le plus célèbre de tout les temps à Cuba-,qui est devenu la plus célèbre et internationale de tout les temps cultivée par un cubain , de laquelle il résulte impossible d'en parler sans mentionner son nom, et bien pour beaucoup, le "Cabito" et Juanito Pulido sont devenu des icônes de la colombophilie cubaine, étant la figure emblématique de notre colombophilie de ces 30 dernières années et le continuateur indiscutable du travail réalisé par d'autres grandes figures cubaines comme le Dr.Gustavo García Montes, Omelio García Pila et le Dr. Víctor M. Pérez Lerena, parmi d'autres, d'une prodigieuse mémoire et d'une connaissance exact des pédigrees de chacun de ses pigeons , il était capable de les dire par coeur à tout ceux qui lui aurait posé la question- c'est qu'il les avait appris par coeur-.
En ce qui concerne le future de notre colombophilie affirmait il; "Le futur de la colombophilie cubaine est assuré. De jeunes enthousiastes colombophiles cubains sont en train de se distinguer. Matanzas est un exemple de cela. Aussi dans la ville de la Havane, y a un groupe nombreux qui est en train de s'y consacrer. Pinar del Río – ville cubaine- a déjà obtenu la possibilité de récompenser ses pigeons à plus de 1000 kms. Tout cela démontre le bon état actuel de la colombophilie cubaine et la qualité maintenue par nos pigeons, qui en grande mesure, se doit au travail patient, soutenu et sacrifié de quelques talentueux colombiculteurs, qui se sont chargés de donner continuité aux cultures".
Son travail remarquable en tant que colombiculteur qu'il était, uni à ses qualités humaines, humilité, de grandes connaissances, amitié et solidarité avec ses compagnons amateurs; faisaient de lui, une figure très désirée et réclamée à Cuba et de même à l'extérieur du pays.
Il se caractérisait par son caractère joyeux ,grand sens de l'humour,un homme de culture en trop,bien éduqué et ayant une conduite respectueuse envers les autres,gentillesse et grand connaisseur de notre histoire, autant en colombophilie tout comme en ce qui concerne notre patrie , ainsi qu'excellent ami, père, époux, et maître de différentes générations de colombophiles, toujours disposé à enseigner tout ce qu'il savait et avec une grande prédilection pour l'enseignement des jeunes , dont il aimait toujours être entouré , son caractère paraissait celui d'un jeune plein d'énergie , ce qui n'avait rien à voir avec son âge ,ce qui fait qu'il semblait toujours de la sorte en pleine jeunesse.
C'était un grand amateur du ''basball'' et de la boxe, en plus, c'était aussi un excellent éleveur de coqs de race de combats, duquel il appliqua ses connaissances à la colombophilie, puisqu'il disait que les 2 sports ont beaucoup de chose en commun. –c'est qu'en tant que coqueleur, ses expériences en consanguinité dans ce domaine, lui ont servi postérieurement pour la colombophilie-
En raison de son attachement à l'élevage des coqs de combats, et en raison de son expérience accumulée en ce qui concerne les dits coqs de lutte, dés le moment de départ jusqu'à disons vers le seuil de l'inconnu,il se retrouvait entrain d'écrire un livre sur l'histoire de ce sport à Cuba avec l'intention de faire connaître aux grands colombiculteurs et grands éleveurs cubains de tous les temps, quelque chose qui selon lui, la plupart des cubains ne connaissent pas ou en sont mal ou peu informés.
Il disait avec orgueil, que depuis toujours il comptait sur l'appui et coopération de sa seconde épouse Madame Josefina Viart Rabí, à qui il doit toutes ses intentions et ses affections, ce qui lui a beaucoup servi afin de se remettre de ses maladies et continuer dans la colombophilie active.
Pour ses mérites, attachement, connaissances et confiance de presque toute la totalité des colombophiles cubains, il occupait durant plusieurs années la charge de secrétaire des sports de la Fédération Colombophile de Cuba, étant membre d'honneur de la dite Fédération et également membre auprès de la société colombophile de la Havane.
Parmi ses résultats les plus éminents dans des différents endroits d'où il installait son pigeonnier, selon ce dont je me souviens encore le plus, je peux citer:
-3 championnats de demi-fond quand son pigeonnier était abrité dans la maison de son ami le
Dr. Heliodoro Martínez Junco;
4 championnats consécutifs de demi-fond et un deuxième classement pour le fond quand son pigeonnier était installé à la maison de son ami Evelio Medina;
11championnats consécutifs et un deuxième classement de demi-fond,
2championnats et 3 second classement de fond chez son ami Lourdes Clementes
5 championnats de demi-fond et un deuxième classement de fond chez Francisco Fernández Blanco. Aussi, il a gagné beaucoup de championnats de vitesse dont je ne me rappelle plus lesquels avec exactitude.
Il éprouvait une grande sympathie et un profond attachement pour les colombophiles canariens et mexicains desquels il parlait avec beaucoup de respect et avec des sentiments affectueux.
Il gardait des souvenirs agréables de ses voyages réalisés aux îles Canaries et au Mexique et l'attention qu'il recevait par ses amis étant de ces chers peuples. Toujours, lui venait à la tête des anecdotes, des pigeonniers visités, des rencontres entre amis, et surtout les noms de plusieurs et l'attachement si sincère qu'ils lui exprimaient. Lors d'un entretien que j'ai réalisé avec lui , il m'avait dit ;"je dois exprimer à cette occasion que tu m'as offert l'éternel remerciement par la haute estime et par le respect que m'ont professé les amis colombophiles Canariens et Mexicains pour qui je ressens une grande affection et attachement".
A n'importe quel endroit que Juanito voulait atteindre, il gagnait déjà la sympathie et l'attachement de tous, par sa simplicité, son caractère jovial, et son respect envers les autres. Il était très aimé de ma famille, et comme j'en suis sûr, tout comme je l'étais aussi dans plusieurs endroits où sa présence a toujours été réclamée.
Même à l'instant, je n'arrive pas du tout à croire qu'il est parti. J'ai toujours gardé à l'esprit, la dernière fois que l'on s'est vu le 24 Novembre passé -2009- et nous étions entrain de parler jusqu'à ce que l'on s'est dit l'un à l'autre "Au Revoir!" prés de l'arrêt d'un autobus de l'Avenue Carlos Terceros à la Havane, après avoir justement déjeuné chez moi, ensemble avec ma famille, ayant assez plaisanté avec mon père. Qu'est ce que ça fait si loin d'imaginer que ce soir là, vers 17h00,que se serait la dernière fois que je vois avec vie mon cher et inoubliable ami!
Il me manifestait qu'il avait déjà 80 ans et qu'il ne se sentait pas du tout bien, que ses jours étaient comptés, comme s'il pressentait son départ; je l'ai encouragé et je m'en allais dans l'espoir de nous revoir, en même temps je regardais comment il s'éloignait en marchant allant vers les vielles arcades de la spacieuse Avenue de la capitale Cubaine.
Pour moi, Juanito, n'est pas parti, comme disait José Martí: "La mort n'est pas du tout vraie quand on a accomplit l'œuvre de la vie". C'est pourquoi il restera toujours présent parmi nous et nous, nous le rappellerons –le rappeler aux gens , non s'en rappeler dans cette expression -avec joie et affection au lieu d'un Adieux ,nous lui disons; Hasta siempre Juanito!
Applaudissez! , un géant de la colombophilie est parti.


Écrit par Herlán J. Varona Socías à Camagüey le 9 décembre 2009
Traduit par Hassan dutezraoulte

Hassan Dutezraoulte, cet ami marocain, devenu irremplaçable, s'occupe activement de retrouver des photos ilustrant tous les textes qu'il a traduit.



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