L' aile du pigeon appuie sur l'air
Thermodynamique des fluides appliquée à l'aile du pigeon voyageur
Mercredi 30 Décembre 2009
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Un des articles de Jean Jacques Coudière dans Atout Pigeon portait sur une étude de Jules Schwartz sur l'aérodynamique et les souffleries (1976). Cet article a suscité des commentaires et particulièrement une critique sur le fait, je cite : "comme toutes choses volantes, le pigeon ne s'appuie pas plus sur l'air que les avions" ajoutant à l'affirmation : " c'est une grossière erreur de raisonnement......la dynamique du vol du pigeon relève plus des aérodynamiciens et des ingénieurs dans les souffleries que du colombophile de base dans son coin"......
C'est de mon coin que je vais donc vous répondre et ce sera fait avec d'autant plus de plaisir que mes modestes travaux ont eu l'honneur d'avoir attirés l'attention de Monsieur Jules Schwartz, c'est donc un juste retour pour moi mais également pour toute la communauté colombophile puisque le but de cet article est la connaissance pour tous, que je vous affirme que vous vous fourvoyez, l'aile du pigeon à un moment des forces mécaniques, dérivée du moment cinétique, effectue bien un appui aérodynamique sur un fluide (l'air)
Introduction à une étude sur le vol du pigeon
Je vais commencer par un paragraphe d'excuse et par les limites de cet article. Je souhaitais répondre au plus vite à ce mail mais je n'ai pas le temps d' approfondir le sujet qui pourra intéresser tous les colombophiles, en fouinant un peu sur le net et dans les bibliothèques colombophiles, j'ai constaté que le sujet du vol et sa complexité mathématique n'était que très peu traité de la seule manière qu'il me convient : argumentée scientifiquement et juste mais assez vulgarisée pour qu'elle soit compréhensible de chacun des colombophiles, poursuivant ainsi les enseignements d'un Monsieur Pierre Gilles de Gennes qui nous expliquait, à Paris VI, une partie de la complexité de l'ADN avec un spaghetti... S'en suivra donc une étude plus complète courant 2010 faisant de chaque colombophile de base dans son coin, un homme averti et connaisseur des principes aérodynamiques qui entourent son pigeon, mais pour l'instant je me permettrais juste une petite introduction en guide de réponse articulée autour de3 moments : - la chute et le déplacement dans les fluides
- un avion n'est pas un oiseau
- initiation à la déportance, exemples concrets observables par tous des appuis aérodynamiques
Enfin, je n'utiliserais pas le terme sciemment d' aérodynamisme parce qu'il n'a rien de scientifique, j'en resterais donc à ce que je connais, l' aérodynamique
La chute libre
Définition vectorielle du moment, forces en présences et appuis
J'ai la chance d'avoir pratiqué le parachutisme, cela à l'immense avantage de raviver à ma mémoire des instants réalistes du manque d'appui aérodynamique dans l'air mais aussi de toute l'importance que prenait un bras ou une jambe que je déplacais pendant ma chute, cela donnait une direction horizontale à déplacement vertical, lorsque la portance de mon corps est à 0 et que Newton pèse sur moi de tout son poid, déplacer un membre transforme ma chute, au vue des photos prises sur le moment, notre visage se fait le stigmate d'une force exercée à l'inverse de mon vecteur de déplacement (chute), l'air devient un fluide qui exerce une pression sur tout mon corps et je prend appuis dessus, cela a donné un nouveau sport où le principe de base est de creer plus d'appuis pendant sa chute pour se déplacer autant que faire se peut sur un plan horizontal : le vol en wingsuit avec combinaison dite "à ailes" Tomber n'est pas voler me direz vous ? D'accord mais quand Monsieur Marey (Du vol des oiseaux, 1869) a, le premier, constaté expérimentalement que la force qui soutient et dirige cet oiseau dans l'espace se crée tout entière pendant l'abaissement du bras, et que l'extrémité de l'aile, dans les mouvements de translation, décrit une série de courbes continues, on se rend compte déjà du mouvement sinusoïdal de l'oiseau pendant le vol dans un plan 2 Dimensions, l'oiseau "tombe" donc pendant l' élèvement de l'aile (en réalité, l' élèvement de l'aile diminue la portance de l'oiseau, une force négative "vers le bas" diminuant celle "vers le haut", cette déportance, c'est ma valeur chute) Puisque : L'oiseau tombe Et que : Pendant une chute un corps prend des appuis aérodynamiques Par isotopie : l'oiseau en volant prend des appuis sur l'air ! n'arrêtons pas là cette introduction et poursuivons avec la différence entre un avion et un oiseau
Un oiseau, c'est mieux qu'un avion !
Utiliser la comparaison avion / oiseau est une étude que je n'aborderais jamais et la première des multiples raisons est toute simple : nous sommes mauvais en terme de vol et en plus nous avons choisi la mauvaise direction ! Je m'explique Je suis toujours incroyablement frappé par l'antagonisme entre le vol délicat d'un animal qui s'envole et atteri presque sur place et le fracas de taules que produit un avion distordant les airs par ses turbulences impressionnantes et à qui il faut des kilometres de pistes pour atterir et décoller Question de poid me direz vous ? Que neni braves gens ! Le rapport poid puissance est à l'avantage de l'avion, reflechissons donc un peu plus loin ! Nous avons inventé un engin, l'avion, à aile rigide, tiré par une hélice ou propulsé par un moteur pour se déplacer dans les airs, tout le contraire du vol naturel qui fait appel aux battements d'aile. En fait, l'Homme dans son infinie humilité, à chercher à simplifier la nature en remplacant le mouvement naturel alternatif par un mouvement continu plus simple et facile de réalisation, avec la réussite que l'on sait, sans se préoccuper de ce qui fonctionne autour de lui. La nature agissant toujours de la manière la plus économique, notre solution simple nous a éloignée des lois qui existent depuis des millions d'années, celles de la nature. Comparer ces deux techniques de vol c'est oublier que les oiseaux ont des ailes qui se déplacent en trois D, elle ne subissent pas juste la pression du vent relatif , la technique de vol de l'oiseau est basé sur un mouvement helicoidal, c'est toute la nature des travaux de Monsieur Marey en 1869 ! Enfin débarrassons nous définitivement de ce serpent de mer qui réapparait régulierement : non seulement les techniques de vols ne sont pas comparables mais en plus même l'avion prend des appuis aérodynamiques ! Sans entrer dans le détail d'un sujet qui nous éloigne de la colombophilie, lorsque je regarde un avion décoller ou atterrir, je comprend vite que la cabrure prise sert d'appui (sinon pourquoi le faire ????), à l'inverse, en formule 1, le spoiler n'est il pas justement employer pour plaquer la voiture au sol autrement dit effectuer une deportance, c'est toujours un appui aérodynamique ! pour conclure sur une note plus colorée et revenir sur les espèces animales, mon oiseau colibri de Guadeloupe me prouve que pour voler, il n'est pas toujours utile d'utiliser la portance d'un vent relatif dans une aile....
Colibri en vol stationnaire prouve les appuis aérodynamique des ailes des oiseaux
Les pigeons et la soufflerie
A l'intention de Monsieur Jules Schwartz, vous avez été visionnaire de quelques années puisque des zoologistes allemands ont étudiés le pigeon voyageur dans une soufflerie (tient pas d' ingenieurs en aérodynamique ???) Pigeon flight in a wind tunnel. I: Aspects of wind tunnel design, training methods and flight behaviour of different pigeon races ROTHE H.-J. ; NACHTIGALL W. paru dans Journal of comparative physiology. B, Biochemical, systemic, and environmental physiology en 1978 ISSN 0174-1578 CODEN JPBPDL Vous voulez tout connaître sur la Guadeloupe, connectez vous sur nos deux autres sites: Atout-guadeloupe bouillante.net
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