1 – Définitions sur la consanguinité et termes associés
pigeon consanguin
La consanguinité désigne la parenté, par le sang, d’êtres vivants ayant un ancêtre commun.
Concept d'abord empirique et lié à l'élevage, ainsi qu'à certaines pratiques matrimoniales, il a été formalisé par la génétique avec la découverte des supports matériels de l'hérédité.
Il a été ensuite étendu, ce qui a conduit au concept de biodiversité, qui ne s'applique pas à une espèce mais à l'ensemble de la biosphère.
Mesure de la consanguinité :
La consanguinité entre deux individus (personnes ou animaux) se définit comme la proportion d'allèles identiques. C'est donc un nombre compris entre 0 et 1, souvent exprimé en pourcentage. Notez qu'il est bien question d'allèles et non de gènes : l'homme possèdant déjà entre 98,4 % et 98,6 % de ses gènes en commun avec le chimpanzé, un pourcentage sur les gènes serait à peu près inexploitable.Deux clones, deux vrais jumeaux sont bien entendu parfaitement consanguins (100%). Ils ne sont pas pour autant identiques : les empreintes digitales de jumeaux diffèrent, les pelages de chats ou de bovins clonés aussi, etc.
La consanguinité de parent à enfant, en supposant une consanguinité nulle (cas d'école impossible en pratique ) entre les deux parents, est de 50 %. En effet, l'enfant partage dans ce cas la moitié de ses chromosomes (ou plus exactement de ses allèles, pour tenir compte des cas de cross-over) avec chacun de ses parents.
Pour tous les autres cas, il n'est possible de définir qu'une consanguinité moyenne, car c'est chromosome par chromosome qu'il faut faire le test.
Entre deux enfants (de sexe indéterminé, pour passer rapidement sur le cas des chromosomes sexuels) de même parents (toujours dans le cas d'une consanguinité nulle entre eux), la consanguinité peut varier de 0 à 100 %, avec une moyenne de 50 %.
Curieusement, donc, la consanguinité de ces enfants entre eux est en moyenne la même que celle vis-à-vis de leurs parents. Cela implique qu'un enfant d'un accouplement entre frère et sœur a le même degré de consanguinité qu'un enfant d'un accouplement entre parent et enfant.
La multiplication de ce type d'accouplement conduirait rapidement, sans l'apparition aléatoire de mutation parfois significative, à une consanguinité de 100%, c'est à dire à un clonage avec un unique allèle pour chaque caractère non sexuel (il resterait toujours la différence entre les chromosomes sexuels, X et Y) : au départ, chaque gène dispose d'au maximum 4 allèles différents (un pour chacun des deux chromosomes de chacun des deux parents), et à chaque accouplement chaque copie a une chance sur deux de disparaitre. Mais, inversement, il suffit d'un seul accouplement exogame pour faire immédiatement tomber la consanguinité à 50%
On peut également définir, sur cette base, une consanguinité moyenne dans une population, comme la moyenne des consanguinités deux à deux. Elle dépendra du nombre de variantes (allèles) du même gène qui sont disponibles dans la population, et donc du nombre d'ancêtres différents qui ont fondé la population considérée et du taux de mutation depuis cette fondation.
Si chaque gène dispose de 10 allèles équifréquents, la consanguinité moyenne sera de 10%. Mais si les 10 allèles ne sont pas équifréquents, la consanguinité moyenne sera bien plus forte : par exemple, si un gène représente la moitié du stock génétique (ou « pool ») et les 9 autres le reste (cas bien plus réaliste), la consanguinité moyenne dépasse 25%. Et pourtant, la diversité génétique reste forte (elle est indépendante de la fréquence de chaque allèle et ne dépend que de leur nombre.
Concept d'abord empirique et lié à l'élevage, ainsi qu'à certaines pratiques matrimoniales, il a été formalisé par la génétique avec la découverte des supports matériels de l'hérédité.
Il a été ensuite étendu, ce qui a conduit au concept de biodiversité, qui ne s'applique pas à une espèce mais à l'ensemble de la biosphère.
Mesure de la consanguinité :
La consanguinité entre deux individus (personnes ou animaux) se définit comme la proportion d'allèles identiques. C'est donc un nombre compris entre 0 et 1, souvent exprimé en pourcentage. Notez qu'il est bien question d'allèles et non de gènes : l'homme possèdant déjà entre 98,4 % et 98,6 % de ses gènes en commun avec le chimpanzé, un pourcentage sur les gènes serait à peu près inexploitable.Deux clones, deux vrais jumeaux sont bien entendu parfaitement consanguins (100%). Ils ne sont pas pour autant identiques : les empreintes digitales de jumeaux diffèrent, les pelages de chats ou de bovins clonés aussi, etc.
La consanguinité de parent à enfant, en supposant une consanguinité nulle (cas d'école impossible en pratique ) entre les deux parents, est de 50 %. En effet, l'enfant partage dans ce cas la moitié de ses chromosomes (ou plus exactement de ses allèles, pour tenir compte des cas de cross-over) avec chacun de ses parents.
Pour tous les autres cas, il n'est possible de définir qu'une consanguinité moyenne, car c'est chromosome par chromosome qu'il faut faire le test.
Entre deux enfants (de sexe indéterminé, pour passer rapidement sur le cas des chromosomes sexuels) de même parents (toujours dans le cas d'une consanguinité nulle entre eux), la consanguinité peut varier de 0 à 100 %, avec une moyenne de 50 %.
Curieusement, donc, la consanguinité de ces enfants entre eux est en moyenne la même que celle vis-à-vis de leurs parents. Cela implique qu'un enfant d'un accouplement entre frère et sœur a le même degré de consanguinité qu'un enfant d'un accouplement entre parent et enfant.
La multiplication de ce type d'accouplement conduirait rapidement, sans l'apparition aléatoire de mutation parfois significative, à une consanguinité de 100%, c'est à dire à un clonage avec un unique allèle pour chaque caractère non sexuel (il resterait toujours la différence entre les chromosomes sexuels, X et Y) : au départ, chaque gène dispose d'au maximum 4 allèles différents (un pour chacun des deux chromosomes de chacun des deux parents), et à chaque accouplement chaque copie a une chance sur deux de disparaitre. Mais, inversement, il suffit d'un seul accouplement exogame pour faire immédiatement tomber la consanguinité à 50%
On peut également définir, sur cette base, une consanguinité moyenne dans une population, comme la moyenne des consanguinités deux à deux. Elle dépendra du nombre de variantes (allèles) du même gène qui sont disponibles dans la population, et donc du nombre d'ancêtres différents qui ont fondé la population considérée et du taux de mutation depuis cette fondation.
Si chaque gène dispose de 10 allèles équifréquents, la consanguinité moyenne sera de 10%. Mais si les 10 allèles ne sont pas équifréquents, la consanguinité moyenne sera bien plus forte : par exemple, si un gène représente la moitié du stock génétique (ou « pool ») et les 9 autres le reste (cas bien plus réaliste), la consanguinité moyenne dépasse 25%. Et pourtant, la diversité génétique reste forte (elle est indépendante de la fréquence de chaque allèle et ne dépend que de leur nombre.




