Colombophilie, l'origine des oiseaux, (chapitre 5)Etude et recherche de Armand de RIQLESJEAN JACQUES COUDIERE
Dimanche 30 Janvier 2011
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Pour des raisons pratiques, on convient que les caractères d'oiseaux l'emportent sur les caractères reptiliens, l'on range l' Archaeopteryx dans une sous classe avienne particulière, celle des "archaeornithes" dont il est le seul représentant connu. Il faut bien voir pourtant que, posée en ces termes, la discussion est peu profitable et rejoint les querelles déjà évoquées ici à propos des reptiles mammaliens évolués. il est beaucoup plus intéressant de constater que comme toutes les formes de transition, Archaeropteryx nous révèle des ensembles de caractères qui évoluent à vitesse différentes.L' Archaeoptéryx, stade intermédiaire ou véritable oiseau ?
Différents Proavis
Un des paradoxes de la recherche paléontologique est que certains fossiles qui font le bonheur de l'évolutionnisme font en même temps le malheur du systématicien, (ce peut être la même personne). Nulle autre forme d'Archaeopteryx n'illustre mieux cette situation.
Archaeopteryx est il déjà un oiseau ou encore un reptile ? C'est évidemment un reptile, il a les dents, les orbites séparées, des fosses temporales, une longue queue de lézard, une colonne vertébrale souple à vertèbres en "sablier", des cotes ventrales, un péroné complet, des os pneumatisés, pourtant c'est évidemment un oiseau ! N'a - t - il pas un "illion très allongé soudé à 5 vertèbres, un coracoide très développé, le membre antérieur transformé en aile, des clavicules soudées en fourchettes, le premier orteil tourné vers l'arrière et par dessus le tout, des plumes ? Pour des raisons pratiques, on convient que les caractères d'oiseaux l'emportent sur les caractères reptiliens, l'on range l' Archaeopteryx dans une sous classe avienne particulière, celle des "archaeornithes" dont il est le seul représentant connu. Il faut bien voir pourtant que, posée en ces termes, la discussion est peu profitable et rejoint les querelles déjà évoquées ici à propos des reptiles mammaliens évolués. il est beaucoup plus intéressant de constater que comme toutes les formes de transition, Archaeropteryx nous révèle des ensembles de caractères qui évoluent à vitesse différentes. En effet, tous les caractères ne sont pas à un même état intermédiaire entre ceux des oiseaux et ceux des reptiles. au contraire, certains sont attardés, encore très reptiliens,d'autres apparaissent plus progressifs, plus aviens. il ya évolution en "mosaïque" Dès lors se trouve posé un problème essentiel. Parmi les différents systèmes organiques en évolution, quels sont ceux qui jouent le rôle d'initiateurs et quels sont ceux qui jouent le rôle d'initiateurs, quels sont ceux qui suivent passivement le mouvement ? Comment des interrelations fonctionnelles harmonieuses peuvent elles être maintenues entre ces systèmes organiques évoluant à des vitesses apparemment différentes ? Une récente controverse à propos du cerveau d'Archaeopteryx permet de montrer dans ce cas particulier, la complexité du problème et ses implications très importantes pour notre compréhension de l'évolution. L'exemplaire de Londres a fourni un moulage naturel de la cavité crânienne. ce moulage avait été interprété dans un sens reptilien, lors des travaux classiques de T. EDINGER, (1926) et de Sir G. de BEER , (1954). Au contraire, JERISON a admis récemment que le cerveau d' Archaeopteryx était manifestement avien. Chez les reptiles les parois osseuses du neurocrâne ne sont pas en général appliquées contre l'encéphale, qui flotte librement sans utiliser tout le volume disponible. Chez les oiseaux et les mammifères au contraire, tout le volume crânien est utilisé de telle sorte que le moulage de la cavité endocrânienne peut donner une idée approchée, (et parfois très exacte, très parlante pour le spécialiste), de l'état de développement de l'encéphale. Selon JERISON, le moulage de la cavité endocrânienne d' Archaeoptéryx reproduirait la forme d'un cerveau qui en occupait déjà tout le volume. Le cerveau par ses proportions étaient déjà avien ! Ce caractère est il suffisant pour rendre l' Archaeopteryx directement comparable aux oiseaux actuels ?JERISON a coparé le poids relatif du cerveau au pids corporel chez les oiseaux et les reptiles actuels. Les polygone caractéristiques chez les reptiles et des oiseaux ne se chevauchent pas et le poids relatif du cerveau est toujours nettement plus élevé chez les oiseaux que chez les reptiles. des méthodes perfectionnées d'évaluation des données correspondantes pour Archaeopteryx lui onrt fourni un résultat très intéressant. Par le poids e son cerveau relativement au poids corporel total, Archaeopteryx occuperait une position parfaitement intermédiaire entre les oiseaux et les reptiles. Par ce caractère, il aurait donc déjà dépassé le niveau reptilien sans avoir encore atteint le niveau le plus inférieur des oiseaux actuels. Cela suggère à JERISON que l'évolution du cerveau est synchrone par rapport à l'invasion de nouvelles niches écologiques, au même titre d'ailleurs que l'évolution de certains autres systèmes organiques. Ainsi, le cerveau ne lu apparait ni en retard, ni en avance sur l'ensemble des systèmes organiques d'Archaeopteryx, mais essentiellement en harmonie avec le niveau écologique atteint par cet animal! Armand de RIQLES, professeur au Collège de France, tiré de la revue Recherche mars 1971 ..................à suivre Explications des figures.
Un ou plusieurs stades "Proavis" auraient précédé le stade atteint par l' Archaeopteryx au cours de l'évolution conduisant aux oiseaux.
Ces stades hypothétiques ont donné lieu à de multiples reconstitutions, fondées sur de sérieuses études anatomiques et biologiques,mais dont aucune n'est vraiment satisfaisante. (Les figures reproduites, sont extraites du traité de paléontologie de J. PIVETEAU, tome 5, MASSON) Figure A - Proavis bipède et coureur d'après NOPCSA, (1907 - 1923) Figure B - Proavis arboricole et coureur, d'après STEINER, (1917) Figure C - Proavis quadrupède et arboricole, d'après BEEBE, (1915) Stade tétraptère Nouveau commentaire :
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