Colombophilie, Synthèse après un triage réussi, étude de Jules SchwartzLes temps est passé, mais les souvenirs, les écrits, les colloques restent présents.Jules Schwartz
Mercredi 19 Août 2009
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La théorie alaire est née d'une suite d'observations, de réflexions, après des études sur des phénomènes antérieurs décrits par des techniciens sérieux !Situons la méthose alaire à sa véritable place.
Charles Vanderschelden et Joseph Somville ont su canaliser les paramètres utiles et constituer une théorie cohérente. joseph Somville s'était écarté, Vanderschelden à continué seul à défendre ce qu'il a bâptisé ''méthode alaire''. Quelque peu intransigeant, il n'a pas voulu écouter ses amis qui lui conseillait d'ajouter u peu d'os et de muscles dans ses démonstrations. Peut on reprocher à un chercheur de vouloir conserver à sa découverte, la place prépondérante dans la nomenclature des caractères à stabiliser ? Peut on blâmer un homme qui se défend âprement pour faire triompher son point de vue estimé utile ? Les défis qu'il a lancés n'étaient que moyens de persuasion pour affirmer la justesse de ses convictions.
La polémique est née d'outrances partagées, combien d'écrits tendancieux ont meublé les colonnes de presse spécialisée ? Combien de phrases maladroites ont été prononcées alors qu'il était si simple de faire une véritable synthèse avec les connaissances du passé et les nouveautés apportées ? Certains l'on fait, d'autres ont préféré l'affrontement entre ''l'autre chose'' et la ''théorie alaire''. Le fossé s'est élargi au détriment de la vérité sportive ! L'après Vanderschelden a été une étape nouvelle. Les partisans de l'aile se sont cherchés des pôles d'attraction, il y a eu Rouen où l'ami Hoche a mobilisé Pierre Grandry pendant une douzaine d'années. La recherche spécifique du ''bras court'' a quelque peu occulté chez certains partisans la stabiliation d'autres caractères, comme l'avait fait en son temps la recherche de l'aile longue et la fin d'aile quadrangulaire. cependant, l'esprit de synthèse s'est développé dans les conversations entre initiés dans les chroniques et aussi dans la pratique. en présentant la option alaire comme une complémentarité à tout ce qui existait déjà, un rapprochement s'est manifesté entre les antagonismes. La collaboration au niveau des esprits puis de l'expérimentation sur le terrain a permis à une véritable synthèse de s'imposer sur le plan de l'expertise des valeurs sportives ! Par la recherche de la solidité d'une ossature du dos, alliée à l'ensemble osseux, omoplate, clavicule, coracoïde, qu'il souhaite homogène et rigide,permettant un point d'appui idéal pour le travail du squelette de l'aile en mouvement, le spécialiste René Bawin apporte à la notion alaire, le maillon déterminant qui amène la perfection dans le coup d'aile efficace. Un appui défectueux provoque la perte de puissance alaire et un gaspillage d'énergie, irrécupérable ailleurs ! en souhaitant une couverture de plumes la plus étendue possible, Bawin manifeste un sentiment qui a une grande valeur de raisonnement. Cette couverture de plumes venant se juxtaposer au dessus et en dessous des hampes des rémiges est une véritable protection de ces dernières. Elle contribue à conforter l'étanchéité de l'aile et de l'arrière aile de manière à empêcher les les filets d'air nocifs, de perturber la bonne ordonnance des rémiges. En se penchant sur les plumes de pouce, qu'il recherche larges et longues, Bawin s'appuie sur un principe aérodynamique, appelé, ''effet de fente''. Les croquis montrent assez bien le rôle que jouent les plumes de pouce pour permettre l'écoulement de l'air de retarder au maximum les tourbillons néfastes sur le dessus de l'aile, suivant l'angle d'attaque ! Pour apporter une conclusion à ce maigre exposé et répondre aux interrogations des divers correspondants, il est nécessaire de faire la part des choses. Jadis, il y a eu les partisans du corps bien fait ''en forme de poire'' comme le disait le docteur Bricoux,sans préciser de quelle variété il s'agissait. Je pense à la forme de la ''passe crassane'', sans essayer de faire une plaisanterie douteuse. D'ailleurs pour rétablir l'équilibre, je cite une opinion de Vanderschelden qui m'a souvent fait sourire. Pour bien faire comprendre l'arrondi des dernières rémiges, il aimait donner l'exemple des lames de couteaux. Or, dans les tiroirs de ma cuisine je n'ai que des couteaux à bout pointus. Il faut parfois se méfier des références apportées pour la précision ! Redevenons sérieux, les partisans du corps parfait recherchent encore une ossature solide, une musculature appropriée, un équilibre en mains parfait. je passe sous silence les détails dont ''le standard'' aime s'encombrer. J'ajoute de suite que l'équilibre en mains, matérialisé par le centre de gravité ne correspond pas à l'équilibre en vol où entre en ligne le centre de poussée, situé en principe à l'avant du précédent. Quand à l'ossature il est évident qu'en tant que ''containers'' préservant les organes intérieurs, elle se doit d'être solide. Une question vient à l'esprit, pourquoi la théorie alaire n'en parlait telle pas ? Cela paraît simple: l'ossature fait partie du patrimoine technique colombophile depuis très longtemps au même titre que les soins apportés aux pigeons de compétitions, à la santé la meilleure, au colombier bien entretenu, souvent nettoyé, à la qualité du plumage et tant de choses qui représentant le baguage primaire élémentaire du débutant colombophile. Les chroniqueurs l'ont décrite dans les livres et dans la presse spécialisée depuis l'avènement de la littérature colombophile. de plus, depuis plus d'un siècle le panier n'a - t - il pas fait sa sélection dans ce sens même si les joueurs en étaient inconscients ? Ceux qui n'étaient pas sensibilisés par ce caractère ont perdu les sujets non conformes ou les ont éliminés pour manque de performances. Qu'un expert écarte les pigeons ne possédant pas une ossature de qualité est un service qu'il accorde aux candidats, à la sélection avec économie de nourriture, de prix d'enlogements et de dépits qui s'en suivent. Pour les muscles, chacun sait qu'ils sont nécessaires au mouvement avec l'aide des nerfs et des tendons. Il est cependant important de les considérer aussi comme réservoirs d'énergie avec la possibilité d'agir sur le métabolisme qui conditionne la santé et la forme pour qu'elles puissent durer le plus longtemps avec efficacité. Là aussi, la méthode alaire n'avait aucune raison d'inclure ces éléments anciens,puisqu'elle se voulait avant tout novatrice. L'erreur a été du côté de certains partisans de l'aile,ils ont oublié les notions du passé pour ne voir que la nouveauté et négliger la synthèse fondamentale. Texte de Jules Schwartz, publié dans le pigeon voyageur du 10 février 1987. Vous voulez tout connaître sur la Guadeloupe, connectez vous sur nos deux autres sites: Atout-guadeloupe bouillante.net Nouveau commentaire :
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