Dès la fin de la mue, donnez un dépuratif à vos pigeons tous les lundi, n’oubliez pas la vitamine tous les mercredi, administrez un vermifuge. Trois semaines après, accouplez vos pigeons, là aussi , plusieurs méthodes sont à utiliser, vous laissez le choix de l’accouplement aux oiseaux, où vous sélectionnez vous mêmes. Je suis amateur de la thèse alaire, j’ai pu tout au long de ma vie colombophile, constater que les meilleurs pigeons étaient toujours des pigeons aptitudés alairement. Le pigeon se déplace dans l’air par un vol ramé (ce sont des oiseaux rameurs), ils se déplacent un peu comme un nageur de brasse papillon, voir le livre de René Bawin ce grand champion belge aujourd’hui décédé, L’aile, outil de vol ! Dans un mouvement d’arrière en avant avec un soulevé de bas en haut, le pigeon s’appuie sur l’air pour avancer. Ce sont ses quatre dernières plumes (rémiges de fouet) qui, fouettant l’air six à huit fois par seconde, compressent l’air, le rendant solide, pour qu’elles puissent s’appuyer dessus une fraction de seconde. Cet appui fugitif lui permet d’avancer de 30 centimètres environ à chaque fois, quelques fois à plus de 100 kilomètres à l’heure ! Quand le pigeon ramène l’aile pour un nouveau mouvement le solide redevient gaz (l’air) ainsi de suite 6 à 8 fois par seconde! L’aile est donc un moteur alaire. Nous avons l’habitude de comparer l’aile du pigeon, au bras d’un homme, ce qui simplifie les explications.
L’aile est attaché au corps par le bras, ce bras jouant le rôle de levier ou de barre à mines. Exemple : vous savez très bien placer votre barre à mines pour soulever une roche de bonne taille, vous n’êtes pas fou, au point de vous claquer une vertèbre . Vous savez très bien mettre le point d’appui le plus près de la roche pour avoir moins de difficulté à la soulever et à la déplacer ! Ainsi, la partie la plus petite se trouvait près de la roche à soulever, vous aviez dans les mains, la partie la plus longue, la plus éloignée de la roche (l’avant bras). Sans difficulté vous avez pu soulever une roche de plus de 500 kilogrammes ! Ce n’est pas un miracle, c’est tout simplement un problème de physique élémentaire. Sé mèm biten (la même chose) pour le pigeon. Un bras court, représente la petite partie près de la roche à soulever de la barre à mines. Ce bras court lui permettra de faire moins d’efforts que les autres pigeons. Il volera plus vite et en meilleure conditions que ses concurrents directs. Tout bon amateur, devrait avant tout, trier ses pigeons sur le bras, avec un peu d’habitude, l’on y arrive, tout en acceptant que c’est le seul point empirique de la méthode alaire. Le jugement du bras, dépendra de l’amateur, de sa prise en main et des habitudes prises. Tous les autres caractères alaires, aisément accessibles, sont dans le livre de René Bawin. L’intérêt de l’accouplement sera de trouver un mâle et une femelle, présentant la caractéristique du bras court. René Bawin donnait cette caractéristique comme prioritaire, acceptant pour autant, des petits défauts de décalage ou de plumes, sans oublier qu’un crack pigeon, à le maximum de caractéristiques alaires, reconnaissables rapidement à la prise en mains.
Revenons à l’accouplement proprement dit. Quand vous avez trouver les conjoints idéaux, enfermez les dans le casier choisi pour eux. Si le désir n’est pas immédiat, séparez les provisoirement dans le même casier, jusqu’à temps qu’ils aient fait plus ample connaissance. Nourrissez au casier, il existe de petites mangeoires amovibles qui s’ accroche. Attention, laissez les enfermés durant une semaine, le temps qu’ils se soient accouplés et que la femelle ai pondu ses deux œufs !Vous serez sûrs ainsi, de l’honnêteté de leur union, ensuite ils resteront fidèles.
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