a méthode alaire a défini ses caractéristiques spécifiques à l'aile, pour l'amélioration du vol des pigeons de compétitions. Elle est le résultat des recherches accomplies par deux hommes, Somville et Vanderschelden avant la guerre et la diffusion en 1938 de leur livre, ''L'aptitude au vol du pigeon voyageur''.
A cette époque, cet ouvrage a perturbé les ''fervents du standard corporel'' qui n'accordait à l'aile que sa souplesse. Trop exhaustive en ce qui la concernait, la méthode alaire négligeait certains aspects physiques dans ses écrits, tout en acceptant que le pigeon soit un tout !
Les créateurs disparus, l'affrontement des idées s'est poursuivi jusqu'à l'avènement du nouveau standard international du pigeon de sport, au congrès de la FCI à PORTO le 25 janvier 1985. Celui ci a insctit avec bonheur dans sa nomenclature, plusieurs points de la méthode alaire.
Cette complémentarité qui s'amorçait, comportait une anomalie flagrante dan la définition chiffrés des avantages accordés à la notion corporelle, aux expositions hivernales, pour la désignation des meilleurs pigeons de sport. 5 points à l'ossature générale, au bréchet, à la fourche arrière, 5 points au dos, au croupion et son attache, à la queue, 5 points à l'équilibre et à la musculature, cela donne un total de 15 points, si tout est parfait. Si l'on ajoute 5 points à la tête, l'oeil et l'expression, on peut raisonnablement obtenir 20 points pour ce que l'on peut toucher et regarder. Face à cette énumération physique, l'aile et la qualité de la plume ne sont accordés que 5 points ? Une question facile, pourquoi un tel désiquilibre dans les cotations et sur quelle base se fait la complémentarité honnête et justifiée ?
C'est le moment de redonner la parole à Noel Mayaud, maître de rcheches au CNRS:<Malgrè la faiblesse de sa musculature, il a conquis l'espace et se meut dans les airs avec une facilité et une sécurité qu'aucun engin construit par l'homme n'approche. L'oiseau est une aile que guide la vue la plus pénétrante. Ce qui fait l'oiseau, c'est la plume! c'est grâce à cet élément de revêtement que l'oiseau a conquis l'espace aérien>>.
Est il utile d'ajouter quelques commentaires ? En préconisant la forme aérodynamique du corps, les experts du standard ont pensé avoir fait une découverte. ils ont pris le pigeon pour un animal rigide que l'on carese en hiver et que l'on tripote à volonté pour lui découvrir toutes les qualités. ils ont négligé l'essentiel, inscrit dans les principes et les lois de l'aérodynamique. Ce sont elles et elles seules qui justifient l'efficacité du coup d'aile de tous les pigeons, quelle que soit leur conformation corporelle. C'est le mouvement de l'air qui représente le véritable moteur, quand l'oiseau a quitté le sol. Ce moteur ''Aile - Air'', que Vanderschelden avait annoncé dans ses écrits.
Les gens du Standard ont voulu conserver la part la plus belle dans les jugements hivernaux. Ils faussent ainsi la véritable complémentarité de l'appréciation exacte. Il est nécessaire de rappeler quelques convictions officielles:<>. Cette phrase se trouve dans l'introduction du livre, ''Aérodynamique expérimentale'' de Pierre Rebuffat, directeur scientifique adjoint d'aérodynamique à l'Office National d' Etudes et de Recherches Aérospatiales, livre édité chez Dunot en 1969.
Le jugement des caractéristiques alaires passe par une connaissance du rôle de l'air dans le mouvement des ailes et la spécificité de chaque élément qui permet aux lois de l'aérodynamique de canaliser ce qu est favorable.
Il en est de même dan le jugement corporel. Sur quel critère fixe - t - il ses appréciations en dehors de l'esthétisme, qui n'a aucun rapport ave la qualité sportive au niveau du sol.
Si l'on veut reprendre la notion de complémentarité du rôle de chaque élément du vol, il faut partir du moment ou le pigeon veut quitter le sol. De même pour l'atterissage afin d'harmoniser les gestes. Une fois en l'air, ce qui permet au pigeon de se stabiliser, ce n'est plus la masse musculaire qui agit, (et c'est démontré), mais ce sont les lois de l'aérodynamique qui permettent à l'aile de bénéficier de la portance nécessaire. Pour progresser, certains muscles de l'aile interviennent et utilisent l'énergie gratuite fournie par l'air en mouvement. Il faut alors parler d'énergie cinétique qui est le demi produit de sa masse par le carré de la vitesse.
Ce sont tous ces éléments qui permettent au pigeon d'être capable de réaliser ces performances, pour notre bonheur, et parfois notre incompréhensin devant notre ignorance à ne pas imaginer qu'il y a économie d'énergie dans le vol du pigeon. il suffit de penser que dans le mouvement des ailes il y a des périodes de glissement passif qui alternent avec les périodes de battements d'aile actif. On peut dire que la vitesse relative par rapport à l'air s'accroit pendant la descente du mouvement et l'énergie ainsi acquise lui sert à reprendre de la hauteur lorsqu'il se replace au vent. On peut parler alors de l'énergie potentielle.
Lu quelque part par un auteur oublié:<> ?
Les détails de ces mouvements, variables, peuvent être suivis par la caméra.
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